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Élections européennes et municipales : l'idée du droit de vote des étrangers progresse dans l'opinion publique

Publié le : 31 octobre 2018 à 16:19
Dernière mise à jour : 15 novembre 2018 à 16:20
Par Cap'Com

Le droit de vote aux élections européennes et municipales donné aux ressortissants de l'Union européenne qui résident dans un État membre ne rencontre plus vraiment d’opposition dans l’opinion publique. Quant à la proposition de donner ce droit aux étrangers non communautaires, elle progresse.

Droit de vote pour les Européens

Pour les élections européennes de mai prochain, tous les ressortissants de l’Union européenne disposent du droit de vote dans le pays où ils résident. Il en sera de même pour des élections municipales de 2020. À noter que les ressortissants de l'Union européenne qui résident dans un État membre peuvent aussi se présenter comme candidats aux élections européennes ou municipales.

Bien évidemment pour exercer ce droit de vote, il faut que les ressortissants communautaires s’inscrivent sur les listes électorales.

Un peu moins d’un quart des Européens (23 %) vivant en France ont voté aux dernières municipales, soit un peu moins de 278 000 personnes. Le taux d’inscription sur les listes électorales est variable en fonction des nationalités. Il dépasse ainsi les 40 % pour les Danois, les Belges et les Néerlandais. À l’inverse, le taux d’inscription reste très faible s’agissant par exemple des Polonais (5,5 %) ou des Roumains (4,2 %).

Dans son état actuel, en France, la loi ne concerne pas les résidents étrangers issus de pays n’appartenant pas à l’Union Européenne. Mais 17 des 28 pays européens donnent ce droit de vote pour les élections locales aux étrangers non communautaires, sous conditions dans certains pays.

L’opinion publique largement favorable au vote des étrangers non communautaires

Aujourd’hui, selon un sondage Harris-Interactive, 58 % des Français se déclarent favorables à l’extension du droit de vote aux élections municipales aux étrangers non-membres de l’Union européenne vivant dans le pays.

« Ce chiffre, explique l’institut, reflète une nouvelle hausse (+2 points) par rapport à la dernière mesure réalisée en 2017, poursuivant la dynamique observée depuis 2015, approchant désormais le niveau historique atteint en 2011 ». Une progression nette parmi les personnes âgées entre 35 et 64 ans, même si ce sont toujours les profils les plus jeunes qui se montrent le plus favorables.

Symétriquement, les Français n’ont presque jamais été aussi peu nombreux à être défavorables au droit de vote des étrangers (39%, -8 points par rapport à 2015).