Le journal La décroissance polémique sur l'éthique des communicants publics
par Bernard Deljarrie le 17 novembre 2011
Dans son dernier édito, le mensuel La Décroissance s'en prend à l'éthique professionnelle de membres du Comité de pilotage de Cap'Com et de formateurs du réseau. Osons lui faire un peu de pub.
Là était peut être l'objectif du dernier éditorial de ce mensuel qui se veut « un vecteur de débats et de mobilisations pour convaincre les partisans du 'développement durable' de leur impasse ».
Citons cet édito titré « Paquet de lessive ». « Prenons les exemples que nous fournit Cap'Com, le «réseau de la communication publique et territoriale» qui se veut une «communauté de conviction». Voyons voir les convictions que tous ces professionnels de la profession ont en commun. On y trouve : une responsable de la communication d'Autoroutes du Sud de la France, chef de mission chez EDF-CDF, une directrice de la communication de EDF Centre nucléaire, responsable communication au rectorat de Lyon. Un autre a été directeur international de la marque chez Alstom - mazette, lui aussi un ami de Casseurs de pub et des antinucléaires ! - puis directeur du marketing dans une autre corporation multinationale. Et ensuite ? « Directeur du développement et de la communication d'Amnesty International ». Il est maintenant directeur général de la communication d'un conseil régional. Faut vraiment être un humaniste borné, un publiphobe attardé et un écoloretour- à-la-bougie pour voir dans cette polysémie du verbe «communiquer », entre la promotion des autoroutes, la vente de chaudières nucléaires, la mise en valeur d'un rectorat, la défense des opprimés, la réclame pour ordinateur et, finalement, la promotion d'une territorialité, comme un mélange qui ne fait pas honneur au débat public que doivent nourrir les idées politiques ».
Notre réponse fût des plus simples. Ce regard polémique est loin de comprendre le métier des hommes et des femmes qui, au quotidien, informent les habitants sur les services publics, soutiennent les initiatives locales, participent à la compréhension des politiques publiques, contribuent à la prise en compte des nouveaux enjeux, notamment environnementaux, et concourent au débat citoyen. C'est dommage d'associer ainsi cet engagement pour la décroissance à cette médisance si populiste.


Posons-nous ces questions au lieu de traiter les décroissants de "populistes". Jusqu'à preuve du contraire, ils ont moins d'impact sur "le peuple" que tous les supports, journaux, affiches et événements financés par nos impôts, et qui nous expliquent en permanence ce qu'on doit penser et pourquoi nos politiques sont les meilleurs... On est souvent à deux doigt de la propagande. Et ça, tous les communicants le savent très bien.
Posons-nous ces questions au lieu de traiter les décroissants de "populistes". Jusqu'à preuve du contraire, ils ont moins d'impact sur "le peuple" que tous les supports, journaux, affiches et événements financés par nos impôts, et qui nous expliquent en permanence ce qu'on doit penser et pourquoi nos politiques sont les meilleurs... On est souvent à deux doigt de la propagande. Et ça, tous les communicants le savent très bien.