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Ça va décoder grave ! | Cap'Com, Le réseau de la communication publique et territoriale

Ça va décoder grave !

La montée en puissance des QR codes dans les dispositifs de communication publique aura été un des enseignements majeurs du dernier Forum Cap'Com, aussi bien transversalement dans les Carrefours Numériques que dans l'atelier consacré à cet outil. Il laisse augurer un beau potentiel pour les annonceurs comme pour les cibles... avant d'être peut-être un jour dépassé par d'autres dispositifs comparables ?

Ça donne à entrevoir un beau potentiel

Si les QR Codes et autres dérivés tels Flashcodes (voir ici un descriptif succinct pour en revoir les bases) ont démarré plus tardivement en France que dans d'autres pays, leur usage rentre maintenant dans les mœurs. On peut penser que cela va aller en augmentant. Les Japonais ont déjà plus flashé en 2010 qu'ils n'ont envoyé de SMS ! Il n'y a pas de raison que nous n'emboitions pas le pas. D'autant plus que la part des smartphones et du surf sur internet sur téléphones mobiles augmente en flèche. Si le QR code n'a aucun intérêt pour un téléphone qui ne prend pas de photos ou de navigation sur le net (c'est une évidence, et pourtant...), ceux qui sont équipés en trouvent rapidement l'intérêt. Selon une étude de TNS Sofres réalisée en juillet dernier pour Top Com, 89 % des mobinautes ont déjà repéré un QR code. 42 % d'entre eux en ont déjà « flashé » un, et 33 % ont recommencé. Pour peu que le dispositif technique fonctionne (un conseil en passant : testez vos QR codes avant de les imprimer !), on a envie d'y revenir.

42 % de ceux qui en ont activés en ont fait usage concernant des produits et services (sur des pubs ou des produits directement), 16 % dans un environnement culturel (expo, spectacle...) et 12 % dans un contexte de transport (arrêts de bus, billets).

Chacun peut projeter ses propres centres d'intérêt de communicant public, dans les supports imprimés, des publicités touristiques aux compléments multimédias d'articles de magazines territoriaux, voire aux dispositifs in situ, dans la rue, sur des éléments de patrimoine ou dans une salle d'exposition.

Reste à travailler le bout de la chaîne, à savoir la ressource sur laquelle va atterrir l'internaute mobile, pour éviter de renvoyer sur un site fourre-tout qui déçoit l'internaute qui attend une réponse précise et contextualisée. « Le challenge pour les marques va rapidement être d'offrir au consommateur une vraie valeur ajoutée allant au-delà d'une simple connexion web » selon Raphaël Legrand dans Influencia du 30 janvier dernier.

On apprend dans une étude réalisée par le spécialiste du calcul mobile Nellysmoser sur l'année 2011 que quatre types de campagne dominent dans les utilisations de codes : les vidéos de démonstration et de branding ; les captures de données et le «list building» ; les liens vers les sites de e-commerce ; et enfin le partage sur les media sociaux via des liens renvoyant sur Facebook et Twitter.

Ça donne à espérer encore mieux !

Une des limites mises en avant pour freiner la diffusion des QR codes, c'est son aspect inesthétique, du genre qui vous plombe une belle créa.

Les QR codes peuvent maintenant être « customisés », personnalisés aux couleurs et surtout au visuel de votre marque ou logo. Voilà une bonne façon de générer gratuitement (important ça !) un objet graphique qui pourra être véritablement intégré au visuel, voire devenir le visuel, ainsi que le présente le blog QR Dress Code.

Mais ce n'est là sans doute qu'une étape temporaire dans la reconnaissance de symboles numériques. La suivante s'ébauche déjà dans la reconnaissance des images. «Le QR code, avant même d'être démocratisé, est en train de se faire remplacer par des technologies de reconnaissance d'image et de réalité augmentée. Elles sont plus faciles à mettre en place et surtout, le lien entre print et digital peut se faire après le passage chez l'imprimeur», précise Laurent Allias directeur associé de l'agence digitale Cabarey dans INfluencia du 14 février dernier. Gaël Clouzard poursuit : « depuis plusieurs mois un grand nombre d'applications sur la reconnaissance d'images ont vu le jour comme Smartsy, Moodstocks, Google Goggles, U-Snap, Blinkster ou Kooaba Shortcut qui pousse encore plus loin cette technologie. » Voire des solutions qui reconnaissent directement le produit au lieu de passer par son image ainsi que développé par Toshiba, pour l'instant pour les caisses de supermarchés... Mais dès lors, rien n'empêchera de le décliner sur les smartphones dans l'avenir !

D'ici peu, on pourra dire que peu importe le flacon pourvu qu'il tienne la forme... et qu'on la reconnaisse !