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25e anniversaire de Cap'Com : paroles vécues | Cap'Com, Le réseau de la communication publique et territoriale

25e anniversaire de Cap'Com : paroles vécues

Il y a 25 ans naissait le Forum et, d’une certaine manière, apparaissait le métier de communicant public. Quatre paroles vécues de cette histoire unique bâtie par les communicants publics.

Michel Fauchié, élu d’une commune rurale, il découvre le Forum en 1988 en venant recevoir un prix. Il est alors en même temps employéau service information de Rennes. Il sera l’un des premiers communicants à promouvoir les nouvelles technologies dans la communication territoriale.
 
« Plongée dans l'histoire et les souvenirs. Que ma barbe blanche ne me trahisse pas !
Dès 1985, je suis « entré » en communication publique. J'y resterai jusqu'en 2001, avant de partir vers les rivages tout aussi exaltants de la culture numérique, comme on dit aujourd'hui.
1988 : élu dans une petite commune de l'agglomération rennaise, je découvre à Valence cette manifestation, en allant chercher le Prix obtenu pour une campagne d'image destinée à valoriser une cité jardin promise à une belle expansion. Grand écart entre la ville-centre (Rennes) où je travaille au service Information et l'audacieuse campagne d'une si petite commune (Le Rheu) de 3500 habitants.
Voilà mes débuts qui coïncident avec ceux de Cap'Com. Heureux présage pour tous.
Passage en agence puis à nouveau collectivité locale : en 2000 je prends la responsabilité du cybercafé à Nantes.
Maintenant libéré des chaînes du labeur salarial, je regarde d'un autre œil ce qui se passe - depuis mes et vos univers numériques. L'œil du citoyen, de l'habitant, d'abord, mais aussi celui d'un homo numericus du fond de sa campagne gasconne.
Finalement, ma vie professionnelle aura été un long parcours cicumambulatoire. Service public oblige, tout tourne autour d'une attention aux gens, à leurs attentes. Pour moi, la communication publique renseigne, informe, oriente, mais elle a surtout aujourd'hui une vocation à l'explication collective et à la création de fortes valeurs de communautés territoriales.
Un mot de Cap'Com : ambiance studieuse, partageuse, tapageuse parfois, créative souvent. Formidable réseau d'accointances professionnelles que je ressens toujours comme un contre-pouvoir essentiel aux pouvoirs des seules images et des slogans faciles. Ne me décevez pas…
Parce que si Cap'Com n'existait pas, il faudrait l'inventer ! ».
 
Dominique Mégard est, en 1988, présidente de la petite association qui regroupe les premiers communicants publics. Elle sera déléguée générale de Cap’Com pendant près de 20 ans.

« 1988, Valence. 5 ans après la décentralisation, le maire, son dir’com, son dircab, son DGS font un vrai pari. Mettre la communication encore balbutiante au cœur de la promotion de leur territoire. Ils veulent un salon et des conférences.
J’étais alors la présidente de la toute première association de dir’com. En ce début d’année 1988  ils m’appellent. Et me voilà aux manettes. 
Et quel souvenir que cette première édition. Un Parc des Expos immense… et des  visiteurs qui arrivent de toute la France pour parler d’un OVNI : la communication publique. Pari gagné !
Et ce fut le début d’une belle aventure. Au début, le Forum était encore petit  face à d’autres salons sur la communication, salons où à l’époque le champagne coulait à flot. Avec des hauts, des bas, des batailles, de la conviction, des éclats de rire et des éclats de voix, le RV s’est maintenu. Petit mais solide puisque 25 ans plus tard, le Forum est toujours là.
Je me souviens aussi du Forum de 1995, c’était la « grande grève » des transports. Première arrivée au Forum à Issy-les-Moulineaux : la dir’com de Saint-Denis de la Réunion. On l’aurait embrassé. Ce fût aussi l’année du 1er cybercafé, premières explorations mails et écrans.
Je me souviens aussi de la première intervention de Dominique Wolton, au Palais des Congrès de Lyon, en 1993. Dix ans plus tard en 2002, à Marseille, il nous dira : « Cap'Com est un lieu de lecture extraordinaire des transformations des sociétés. C’est formidable ce que vous faites, continuez ».
 

Vincent Lalire, dircom de la Seine-Maritime, découvre le Forum en 2005. Il deviendra membre du Comité de pilotage et animera le groupe des communicants des départements.
 

Octobre 2005, le Directeur de Cabinet me convoqua dans son bureau pour m'informer qu'il refusait catégoriquement ma proposition d'événementiel autour de la journée mondiale contre le sida.
Dépité, anéanti même que cette idée, comme d'autres auparavant, fut retoquée de la sorte, je filais tout droit vers une grosse dépression. Dir’ com', moi, mon œil ! Le vrai dir' com', c'est le Dir Cab. Le choix des couleurs c'est lui ! La taille de la police, c'est lui. M'apprêtant à absorber quelques antidépresseurs, me vint soudain cette interrogation. Au fait, ça se passe comment chez les autres ? Oui, dans les autres collectivités ? Est-ce qu'on sabote leur campagne à eux-aussi ? Et comment ils gèrent leur dir’cab, eux ? Et sur la journée mondiale du sida, n'ont-ils pas trouvé des idées moins débiles que la mienne ? Et leur communication, elle ressemble à quoi?
Oh bien sûr, j'avais déjà vaguement entendu parler de Cap’Com. Une drôle de secte de communicants territoriaux ayant à sa tête une bien curieuse gourou ! Mais peu importe les préjugés. Au fond du gouffre, je décidai malgré tout d'aller jeter un coup d'œil... La gourou Dominique me tutoya aussitôt ! "Tu es chez toi, me dit-elle". Ouh là là, me dis-je ? Elle n'avait pas tort. Je me retrouvai pour la première fois avec des professionnels de la profession. Des passionnés de la parole institutionnelle traversant les mêmes difficultés que moi, des aficionados de la com' territoriale ayant envie d'échanger sur leurs bonnes pratiques, des doux dingues du service public affirmant que la communication numérique et digitale serait l'avenir !
A cette époque, Facebook n’existait qu’entre quelques élèves de Harvard. Et pourtant le réseau social des communicants publics, lui, fonctionnait déjà ! Depuis le premier jour où j'ai franchi la porte du Forum, je suis devenu un véritable cap’comien ! J'en apprécie les rites et j'en perpétue les coutumes, aujourd’hui encore.
 
Claire Thiriet, responsable de la communication du Grand projet de ville des communes de la rive droite de Bordeaux.  En 2010, la campagne de communication du GPV reçoit le Grand prix de la communication publique.

Cap'Com, pour moi, la 1ère fois, c’était à Nantes… en l’an 2000…
J’étais étudiante à Sciences Com’ et mon projet professionnel, comme on dit, était de travailler au service des collectivités.
En stage à Cap'Com, j’ai découvert ce que recouvrait la communication publique, ses métiers, ses débats, ses aspirations, son éthique, ses limites aussi, ses innovations, ses doutes, ses espoirs…
Mais j’ai aussi hérité d’une famille chaleureuse et accueillante, avec quelques membres un peu branques.
Les dircoms participant au Comité de pilotage s’intéressaient à ce que pensait la petite stagiaire, prenaient le temps de lui expliquer qui était qui et le pourquoi du comment…Des attentions rares.
Aujourd’hui, 13 ans plus tard, je travaille pour les collectivités et mon équipe a reçu le Grand prix en 2010. Cap’Com a pris une autre dimension, mais j’y reviens, comme on revient chez soi, comme on reprend une conversation interrompue avec un vieil ami et j’y trouve toujours de quoi nourrir ma réflexion et mes actions… et mon réseau par la même occasion.

Joyeux anniversaire Cap'Com !   A découvrir : les messages radio du réseau à l’occasion des 25 ans !

Auteur: 
La rédaction