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Communication interne : Faire évoluer son intranet - 10e Rencontres nationales de la communication interne | Cap'Com

Communication interne : Faire évoluer son intranet - 10e Rencontres nationales de la communication interne

Communication interne
Publié le : 
28 mars 2017

Le réseau des professionnels de la communication interne publique s'est réuni les 20 et 21 mars à Paris pour deux journées d'échanges autour des évolutions et des pratiques de leur métier. Cette année, un focus spécifique a été fait sur les intranets du secteur public pour mieux comprendre les évolutions actuelles de l'outil, réfléchir à sa place dans les stratégies de communication interne et aux projets de refonte. Une seconde journée a ensuite permis de passer en revue l'actualité du métier au travers de partages d'expériences innovantes et astucieuses.

10e Rencontres nationales de la communication interne sur le thème « Communication interne : Faire évoluer son intranet » organisé par Cap'Com les 21 et 29 mars 2017 à Paris

Contenu : interventions au format audio, documents de présentation des intervenants et compte-rendus

Sommaire :

PROGRAMME COMPLET DES RENCONTRES

Téléchargez le programme des 10e Rencontres nationales de la communication interne

Conférence : L'intranet : état des lieux d'un outil en transformation

Intervenants : Isabelle Reyre, directrice associée d'Arctus, l'observatoire de la e-transformation et de l'intranet

Quels sont les contours de l'intranet ? Une conférence introductive pour comprendre les fonctionnalités et usages possibles de l'intranet, avant d'approfondir les échanges autour de l'outil.


 

Qu’est-ce que c’est qu’un Intranet ?
Compte-rendu de l'intervention d'Isabelle Reyre, Arctus
 
Les premiers intranets datent de 1995. C’était des dispositifs info-com essentiellement. Les versions 2.0 ont débuté en 2008. Arrivent aujourd’hui les intranets 3.0 qui proposent des bureaux virtuels.
 
Au début les documents étaient organisés en mode librairie et diffusés de manière descendante. L’organisation était séquentielle : on se réunissait pour travailler sur un document, puis rédaction, puis diffusion et archivage.
 
Avec le collaboratif on passe à des espaces de travail virtuels, dématérialisés. L’architecture de l’intranet devient un dispositif unifié qui permet de gérer l’info chaude, l’info froide, les procédures internes, la communication interne et externe, des espace de travail collaboratifs. Cela permet de communiquer dans des communautés, de faciliter la transversalité entre les métiers.  On peut partager l’information à différents niveaux : équipe, direction, structure globale.
 
L’intranet propose des espaces métiers, des communautés de projets, des communautés de pratiques, des communautés d’intérêt (fédèrent les salariés autour de thématiques pas forcément en lien avec l’objet social de l’entreprise : les femmes, les nouveaux arrivants, le mécénat…). Ce dispositif se fédère autour de l’utilisateur final. On met à disposition un système à partir duquel l’utilisateur peut accéder à toutes les communautés ou les contenus qui l’intéressent.
 
Il faut avoir une réflexion sur la gouvernance de la communication interne et de l’intranet. L’intranet social est devenu un outil de communication pour chacun. Il intègre les éléments de profils et de réseaux : fiches personnes renseignée et connectées entre elles. L’outil de mise en relation est important.
 
Le second élément des intranets 3.0 sont les outils d’abonnement et de consommation.  Enfin, ce qui relève de l’expression personnelle : liker, commenter…
 
Le socle de la démarche c’est le principe de la « force du lien faible ».
 
Le réseau social d’entreprise bouleverse les repères car impacte la communication (tout le monde devient communicant), sur la manière de partager, sur la manière de manager (développer de la confiance, le lâcher prise, la co-construction).
 
Les trois grandes fonctionnalités qui convergent :
-       un dispositif d’information et communication, documentation
-       le collaboratif
-       la dimension sociale : annuaire enrichi
 
Les briques fonctionnelles : on ajoute le moteur de recherche, la gestion documentaire, l’annuaire, les applicatifs métiers. On a des outils qui permettent un accès personnalisé, une fois authentifié, accessible à l’interne comme à l’externe.
 
Les options techniques sont multiples.
 
Les perspectives d’évolution : on peut partager des documents ou utiliser le wiki, publier tout type de format (audio, vidéo), on peut réaliser des livrables de projets, mettre en place un référentiel… tout cela conduit à l’émergence de nouveaux métiers, notamment l’animateur de communauté (à l’instar du community manager externe).
 
Les impacts du cloud : des projets plus agiles et plus faciles à mettre en place (travail en mode SAS) et moins coûteux.
 
Les dimensions de la digital workplace : collaboration, métier, innovation, information, pratique et RH, formation.
 
Et demain : les chatbots, les objets connectés, le big data
 

Étude : Résultats de l'enquête 2017 sur les intranets du secteur public

Intervenants : Isabelle Reyre, directrice associée d'Arctus, l'observatoire de la e-transformation et de l'intranet (analyses et réactions) et  Didier Rigaud, maître de conférences à l’université Bordeaux Montaigne, co-pilote de l'étude (présentation des résultats)

Cette étude inédite menée par Cap'Com et Didier Rigaud à l'occasion des Rencontres permet de dresser un état des lieux des intranets du secteur public. L’analyse des résultats met en lumière les dynamiques d’usages actuellement à l’œuvre, les dernières évolutions des intranets ainsi que leur place dans les stratégies de communication interne.

 

Compte-rendu de la présentation des résultats par Didier Rigaud

237 réponses ont été exploitées. Les ¾ disposent d’un intranet.
 
Quand on ne dispose pas d’intranet les freins sont classiques : manque de moyens, manque de temps, petite taille de l’organisme, manque de volonté de la DG ou des élus. Ces réponses sont comparables aux résultats de l’étude Cap’Com - Didier Rigaud 2016 sur les journaux internes des collectivités territoriales.
 
80% des intranets ont plus de 5 ans, ce qui en fait un parc un peu vieillissant au regard de la vitesse d’évolutions des technologies.
 
Typologie des noms :
-       des noms techniques avec le mot intra ou @
-       des noms qui utilisent le nom de la collectivité
-       les acronymes
-       les noms classiques des supports papiers
-       les noms courts : originaux ou surnoms
 
69% des intranets mobilisent moins d’un agent en ETP, parmi les équipes restreintes de communication interne.
 
Moins d’un syndicat sur deux s’expriment sur les intranets, ce qui est plus que dans la publication papier.
 
Les fonctions de l’intranet :
-       la mise à disposition d’information et documents : 100%
-       démarches administratives : 67%
-       collaboratif : 59%
-       RSE : 12%
 
Les supports écrits sont majoritairement utilisés. Quasiment pas de supports audio, et très peu de vidéo. Certains soulignent que le parc informatique n’est parfois pas équipé de carte audio.
 
Accessibilité : 2/3 ne sont pas adaptés pour l’utilisation sur tablette ou smartphone. L’une des évolutions prévues par beaucoup est le mode responsive. Le nomadisme peut être une solution pour rendre accessible l’intranet.
 
La moitié des intranets ont fait l’objet d’une évaluation : enquête ou entretiens focus groupes, études statistiques, seulement 12% ont fait appel à un prestataire. Le constat est le même dans le secteur privé.
 
72% jugent que l’usage de l’intranet ne progresse pas. Les freins : l’obsolescence (design, technologie), une mise à jour du contenu trop espacé et donc pas assez dynamique, le désintérêt des agents et de la DG ? le manque de temps pour animer et faire la promotion de l’intranet. Les leviers : des informations pertinentes et mises à jour fréquemment, proposer des services utiles, l’accès dès l’ouverture de l’ordinateur.   

Focus sur des enjeux spécifiques soulevés par l'étude

Définir la ligne éditoriale de son intranet

Intervenants : Herléane Soulier, chargée de communication à la ville de Rouen et Julien Bourak, consultant chez Ametys Territorial

Tout commence par le projet éditorial ! La définition de ses contenus, de leur organisation et de leur complémentarité avec les autres supports de communication interne est essentielle pour mieux faire ses choix techniques. Quelles sont les bonnes questions à se poser ?

 

Conduire son projet de création ou de refonte

Intervenants : Gwenaëlle Bihen, chef de projets numériques au Département du Finistère et Clément Farrugia, consultant chez Lecko

Du diagnostic des usages et des besoins jusqu'au choix de la solution technique, quelles sont les étapes incontournables et quelle méthodologie appliquer pour mener à bien son projet ? Quels acteurs impliquer et quel positionnement de la communication interne vis-à-vis de la DSI, des autres directions et des agents ?


 

Animer un réseau de contributeurs

Intervenant : Lucile Galan, chargée de communication interne au Département de l'Allier

Les contributeurs internes sont des relais importants pour la remontée d'information et pour la rédaction. Pilotage, gouvernance : comment organiser et animer son réseau de contributeurs ? Quel rôle du communicant interne vis-à-vis d'eux ?
 


 

Favoriser et entretenir l'utilisation de l'intranet par les agents

Intervenant : Catherine Barrière, responsable de la communication interne de la ville et métropole du Mans)

Le lancement de l'intranet est une étape de communication interne à ne pas manquer pour favoriser la bonne appropriation de l'outil par les agents. Au delà, il importe d'expliquer le fonctionnement et la vocation de l'intranet, de diffuser la culture numérique en interne et d'évaluer les usages. Comment accompagner les agents dans l'appropriation de cet outil sur le temps long ?
 


 

Speed-dating : Et si c'était à refaire ?

Intervenant : Florence Jullien-Baron, chargée de communication interne à la ville d'Anglet -  Claude Harter, responsable de la communication interne de l'Eurométropole de Strasbourg  - Isabelle Mouquet, responsable de la mission communication interne de la ville de Rouen - Séquence animée par Bénédicte Loubaud, consultante en communication

De l’identification des besoins à la mise en orbite du nouvel intranet, le processus de refonte est n’est pas un long fleuve tranquille. Quels sont les points d’attention à avoir ?  Quels types d’imprévus peuvent survenir ? Trois communicants internes ayant récemment conduit un projet de refonte d'intranet livrent leurs expériences et précieuses recommandations.

Compte-rendu des échanges :

Quelle raison principale a motivé votre choix ou votre besoin de refondre votre intranet ?
IM : Il n’avait pas évolué depuis 14 ans, difficulté de mise à jour et plateforme technique choisie par la DSI sans concertation. Notre intranet n'était donc plus adapté aux besoins.
CH : l'intranet était obsolète, il datait des années 1990 !
FJB : le notre a été développé en interne en 2004. Il était très confus donc difficile de trouver l’information
 
Quelle(s) direction(s) était partie prenante et qui était chef de projet ?
IM : Le projet de refonte a été porté par la DGS qui a fait l’annonce aux vœux. Il y avait aussi un chef de projet technique, un chef de projet com interne et un comité de pilotage. Nous avons été accompagnés par le service juridique.
CH : C'est une volonté de la com interne qui a été appuyée par la DSI avec qui nous avons développé des outils collaboratifs en amont.
FJB : C'est une initiative de la com interne qui a piloté le projet avec un appui de la DSI.
 
Comment avez vous élaboré votre cahier des charges ?
IM : En amont, nous avons fait un important travail de reccueil des besoin en organisant des focus groupes. À partir de leurs retours, on a élaboré un portail idéal qui nous a permis de définir le cahier des charges et d’animer le dialogue compétitif ensuite. Le marché nous a permis de bien discuter avec les 3 prestataires et d'affiner le projet.
CH : Notre démarche a été similaire. Nous avons établit la liste de besoins à l'aide de focus groupes et d'ateliers plus spécifiques avec les services les stratégiques qui produisent 90% du contenu. Ce processus itératif a permis de construire le cahier des charges. Ensuite, pour le marché : nous avons fait un appel d’offres classique.
FJB : Nous sommes partis de l’existant en proposant une analyse critique de l’intranet en cours. Puis on a travaillé en groupe en se basant sur la technique du tri de cartes. Le projet a été réalisé en interne.
 
Au final, combien de temps s'est écoulé entre le lancement du projet et la mise en orbite de l'intranet ?
IM : Le travail a commencé au début de l'année 2015 et le lancement a eu lieu en janvier 2017.
CH : Un an et demi avec deux mois de décalage par rapport à la date prévue.
FJB : Un an et demi.
 
Pour quelle solution logicielle avez-vous opté ?
IM : Ametys
CH : Sharepoint

Combien aviez-vous budgété et combien avez-vous réellement dépensé ?
IM : L'intranet nous a coûté 90 K€ car nous avons fait le choix d’une solution opensource : Ametys (Sharepoint c’était 450 K€). La philosophie est aussi de partager des fonctionnalités créées. Nous avons budgété 12 K€ par an pour faire évoluer les fonctionnalités (3000 agents dont la moitié non connectés)
CH : Nous avons projeté un budget de 230 K€. On en a dépensé 200K€ au lancement et il reste 30K€ pour développer des correctifs. Nous avons développé notre intranet sur Sharepoint (5300 agents en interne et 1000 sur le mode extranet). Nous avons également mis en placed des espaces collaboratifs qui coûtent : au total on avoisine les 400 K€.
FJB : Nous n'avons pas acheté de solution logiciel, tout est développé en interne (700 agents). Donc l'intranet ne nous a rien coûté, sauf le temps de travail.
 
Quels éléments de votre projet initial ont été abandonnés et pourquoi ?
IM : Nous avons reculé sur la mise en place du Réseau Social d'Entreprise (RES) par souci de ne pas trop s'écarter de l’intranet existant, ça viendra plus tard. Pour le moment on est aux prémices de la web TV et on a investi le journal radio.
CH : Nous avons abandonné l’accès pour tous parce que c’était trop cher pour connecter les agents : Microsoft demande 150 K€ de licence par an. Idem, nous avons abandonné la refonte de l’annuaire : on n’avait pas les moyens, notamment humains, pour mener cette partie, l’ancien annuaire reste assez efficace. Enfin, sur plein de détails ergonomiques, on est resté aux fonctionnalités natives.
FJB : on avance progressivement ; l’annuaire est en cours mais le responsive a été reporté.
 
Au contraire, qu'est-ce qui est apparu en cours de route ? 
IM : L’interopérabilité avec le système RH pour connecter l’organigramme dynamique avec les fiches agents, notamment les dénominations des métiers que nous n'avions pas anticipées.
CH : Les reprises des délibérations des conseils des 15 dernières années ! Au début on n’avait pas prévu cette tâche qui est apparue en cours de route et qui a été très fastidieuse / complexe. Nous avons aussi rencontré un gros problème de gestion de la vidéo sur les serveurs - car la vidéo est très consommatrice de ressource - le temps pour résoudre cela n'avait pas été planifié. 
 
Tout au long du projet de refonte, quelle étape a été la plus comliquée pour vous ?
IM : Les rdv avec les prestataires : une journée avec chacun ainsi que pour les ateliers avec la DSI, la com externe… ; Les allers-retours avec la DSI pour l'élaboration du cahier des charges étaient aussi très compliqués.
CH : La plus compliquée, c'est aussi la plus passionnante, c’est maintenant : encourager les agents à utiliser l’outil et s’approprier les nouvelles fonctionnalités collaboratives !
FJB : Réfléchir au projet au départ ; la notion de niveau et l’arborescence.
 
Dans votre nouvel intranet, qu’est-ce qui déroute le plus les agents ? 
IM : Choisir et mettre une photo de leur choix dans l’organigramme dynamique ; les espaces collaboratifs (mais qui explosent en quelques semaines), les nouveaux médias
CH : Ne pas retrouver tous les contenus dans la nouvelle version : il y a un vrai problème d’habitude qu'il faut essayer de dépasser
 
Et si c’était à refaire, quelle erreur essayeriez-vous d'éviter ?
IM : Il y a deux impératifs à mon sens : ne pas oublier de faire le recueil des besoins et associer la com externe.
CH : Ce serait sur l’accompagnement de l’équipe projet : on a passé beaucoup de temps ensemble et puis quand on a lancé l’intranet, on a arrêté très vite de se voir. Or on a besoin de conserver la dynamique ; il faut prévoir l’assistance après le lancement, ça doit faire partie du budget et de la planification de projet.
FJB : Penser à ceux qui n’ont pas accès à l’informatique.

Retours d'expériences

Le journal mural interne

Intervenant : Didier Rigaud, Consultant en communication interne et maître de conférences à l'Université Bordeaux Montaigne

Comment adapter son support d’information aux agents éloignés géographiquement et peu lecteurs d’articles « longs » pour disposer d’un outil d’information réactif ? Décryptage de l’expérience du Grand Périgueux qui, suite à un diagnostic précis, a mis en place un journal mural interne affiché dans les espaces d’expressions syndicales et les espaces fumeurs.
 

Écouter l'intervention :

 

 


 

Favoriser la qualité de vie au travail

Intervenant : Nathalie Privat, cheffe du service « Cellule appui et développement » de Perpignan Méditerranée Métropole

Perpignan Méditerrannée Métropole a mis en place un plan d’amélioration des conditions de travail des agents de collecte des déchets. Décryptage de cette démarche fait intervenir plusieurs acteurs internes : des professionnels de santé aux agents eux même.

Compte-rendu du retour d'expérience de Perpignan Méditerranée Métropole :

Situation de travail originelle chez les agents de collecte des déchets de Perpignan Méditerranée Métropole 
-       Un accident de travail par semaine
-       Principe du fini parti : on a un horaire de début mais on termine quand la collecte est finie.
-       Difficulté à trouver un assureur qui voulait assurer les risques.
-       Les usagers n’étaient pas satisfaits de la qualité de la collecte des déchets.
 
Mise en place d’un programme santé au travail et réorganisation concertée du service
Dès 2009, un programme de santé au travail a été mis en place avec une remise à plat de toute l’organisation du service :
-       Mise en place d’un référentiel métier,
-       Mise en place d’un comité de pilotage,
-       Un chef de projet dédié,
-       Des groupes de travail avec les agents concernés.
 
Dès le départ on a occupé le terrain : on a affiché les comptes rendus dans tous les sites et surtout on a fait des comptes rendus oraux, ce qui est très important car les agents lisent peu les documents.
 
En 2012 – après une période de réflexion et de concertation - le service a totalement été réorganisé : horaires fixes, pause au milieu. Tout s’est bien passé et aucune grève n’a été organisée. C’est le résultat d’avoir construit l’organisation  avec les agents. On a même fait voter les horaires de travail.
 
On est allé plus loin avec un programme d’amélioration pour l’encadrement. C’est une réponse à l’erreur de s’être intéressé uniquement aux ripeurs et chauffeurs. On s’est rendu compte qu’on les avait perdus. Plus récemment on a fait une nouvelle organisation pour appliquer les diminutions de rythmes de collecte prévus par la législation. Là on avait oublié de travailler sur le physique et le mental des agents. Il faut avoir une approche globale de toutes les questions.
 
Le premier facteur de prévention c’est l’agent lui-même !
Les métiers pénibles demandent de la préparation comme pour un sportif avant un match. Cela touche aux codes, aux valeurs de la société. La préparation : on ne va pas la faire devant les collègues, devant les usagers. On fait donc un travail progressif, avec eux, petit à petit. Un agent bien préparé physiquement et mentalement aura la force physique suffisante pour pousser les bacs, assurer sa tournée, rester vigilant face à la circulation notamment. On est sur un métier mécanique, répétitif. C’est une difficulté car c’est un automatisme qui se met en route, une routine.
 
Nous avons donc cherché à mettre en place un cercle vertueux. Les objectifs :
-       Améliorer les connaissances des agents sur la santé individuelle,
-       Améliorer l’hygiène de vie, prendre soin de soi ;
-       Améliorer la santé des agents avec des examens individuels au départ ;
-       Diminuer l’absentéisme ;
-       Améliorer la convivialité ;
-       Diminuer la pénibilité.
 
Des dispositifs de suivi avec le médecin du travail on été mis en place, ainsi des ateliers préventifs avec la MNT : spécialiste du sommeil, nutritionniste, podologue…  Les agents ont tous été intégrés dans les ateliers. L’encadrement du service a également été mobilisé pour faciliter l’organisation des ateliers notamment ; le CSHCT a suivi et fait des bilans.
 
En termes de communication interne, une affiche avec l’ensemble des intervenants a été diffusée dans tous les bassins. Une présentation des ateliers a également été faite avec les intervenants présents.
 
Il est important d’associer les agents au plus tôt dans la démarche et d’accompagner en communication pour animer, valoriser, entretenir la démarche.

Créer du lien grâce à l'évènementiel

Intervenant : Pierre-Yves Collaud, responsable de la communication interne de la Métropole du Grand Lyon

Retour sur les "petits-déjeuners internes" de la métropole de Lyon, dispositif où le siège de l'administration part à la rencontre des agents sur leurs lieux de travail. Une initiative vertueuse qui permet de créer du lien et de fédérer les agents en tout convivialité.

 

Écouter l'intervention :

 

 


 

L'exercice du droit de réserve des agents en période électorale

Intervenant : Pascal Touhari, directeur de l'administration générale de la ville de Montreuil

Liberté d’expression, liberté d’opinion, neutralité et devoir de réserve… quels sont les principes fondamentaux de la loi du 20 avril 2016 portant sur la déontologie des fonctionnaires ? Comment accompagner les agents et mieux leur faire connaître leurs droits et devoirs ? Focus sur la prise de parole des agents sur les réseaux sociaux en période électorale.

 

Compte-rendu de l'atelier :

La loi déontologie du 20 avril 2016
Elle a ouvert de nouveaux droits et de nouvelles obligations aux agents de la fonction publique.
 
L’article 25 précise que l’exercice des fonctions se fait avec dignité, impartialité, intégrité, probité. Principe de neutralité.
- L’obligation de dignité protège l’administration contre les outrages.
- Le principe de neutralité et de laïcité s’impose aux fonctionnaires.
 
Les droits des fonctionnaires se rattachent aux libertés fondamentales dont la liberté d’opinion et la liberté d’expression.
 
Focus sur les réseaux sociaux 
En période électoral, que se passe-t-il si un agent à des propos virulents envers un candidat par exemple ? Le risque est moindre dans le cas des élections nationales que des élections locales. Ce qui est illicite ce sont l’injure et la diffamation (loi sur la presse de 1881).
 
La collectivité doit être capable d’arbitrer entre la liberté d’expression et la faute. Il faut prendre en compte :
-       la position hiérarchique de l’agent : on sera plus souple avec un agent de terrain qu’avec un cadre
-       la publicité de la publication : mode privé ou public, sur Facebook ou sur Twitter, avec combien de retweets ou de partages.
 
Des actions possibles à mettre en œuvre :
-       des formations ou séances d’information
-       des chartes d’utilisation des réseaux sociaux (la SNCF s’est lancé dans ce travail avec un groupe d’agents pour rédiger un guide pratique)
 
L’agent conserve sa liberté d’expression mais ne doit pas en abuser.
 
La prescription sur les publications sur les blogs ou réseaux sociaux est de 3 mois. On peut faire constater la faute par un huissier si on veut avoir une preuve.
 
La période électorale n’a pas de règles spécifiques : juste une attention particulière dans le cas des l’élections locales. L’agent conserve le droit d’avoir une opinion politique et de l’exprimer.
 
Conseils pratiques :
-       s’assurer que les injures visent quelqu’un de précis
-       vérifier si le compte est public ou privé
-       s’entourer des services de la direction juridique
 
Attention les procédures judiciaires sont très longues et coûteuses.
 
Un agent qui bénéficie d’un mandat syndical bénéficie d’une certaine protection mais il ne doit pas dire n’importe quoi pour autant. Des sanctions restent possibles si une faute est commise.

Débat : Quel est l'avenir de la fonction publique territoriale ?

Intervenants : Pierre Bernard et Jean-Marc Joussen, direction de la communication de la Mutuelle Nationale Territoriale (MNT) - Débat avec : Philippe Laurent, président du Conseil Supérieur de la Fonction Publique Territoriale, maire de Sceaux.

La fonction publique territoriale pourrait connaître d'importantes évolutions dans la prochaine mandature. Les possibles remises en cause des statuts, des concours et les réductions envisagées des effectifs sont sources d'inquiétude chez les agents. Pour comprendre les enjeux et être en mesure de mieux les expliquer, décortiquons les évolutions à venir.

Introduction avec la présentation des résultats de l’enquête d’opinion IFOP-MNT-SMACL sur le rapport des Français aux services publics de proximité.
 

Écouter l'intervention :

 

 


Compte-rendu des échanges :

Résultats de l’enquête MNT / IFOP sur les services publics réalisée auprès de Français :
Les résultats sont positifs sur l’image qu’on les français des services publics locaux : ils montrent que les répondants ont une image des services publics « au service des citoyens », de qualité, efficaces et en adéquation avec les besoins. Mais moins de la moitié des Français considèrent qu’ils sont bien gérés et innovants.
 
Les personnes âgées sont les plus favorables aux services publics locaux. Ensuite c’est le groupe des 18-24 ans. Les agents territoriaux sont assez fiers de servir le service public mais sont eux-mêmes assez septiques sur la bonne gestion des services publics.
 
L’attachement aux divers services est supérieur à 74%.
 
L’image des agents publics territoriaux :
-       les agents des communes bénéficient de la meilleure image, mais les agents des intercommunalités sont très connus aussi
-       on ne connaît pas les fonctionnaires départementaux ou régionaux
-       l’agent territorial est considéré comme utile en premier (80%)
 
 
Débat avec Philippe Laurent sur la question de l’avenir de la Fonction Publique Territoriale (FPT)
 
L’équilibre des réponses à l’enquête est représentatif de l’enjeu de la FPT de maintenir un équilibre entre la capacité pour un agent d’avoir une carrière dans la FPT et l’autonomie de gestion des employeurs publics locaux.
 
Les services publics : un choix sociétal
La France a choisi à la Libération de faire exercer les fonctions collectives de la société par le service public. Ce n’est pas le cas dans tous les pays. On ne peut pas être à la fois opposé à cette conception et opposé au communautarisme. C’est un choix de mode de société. Une partie de la population regarde le service public comme un coût, or c’est celle qui parle le plus fort. Cela explique en partie l’image négative des fonctionnaires qui est véhiculée dans les médias. C’est une image dissymétrique du rapport des Français au service public. Quand on dit que le service public représente 50% du PIB, ça ne veut rien dire car cela comporte la protection chômage, maladie, la politique familiale… dans beaucoup de pays ceci est assuré en dehors du service public (par le privé) et on est en réalité dans les mêmes niveaux. Ce débat est donc mal posé et dangereux pour la fracture de la société.
 
Innover et expliquer pour répondre aux besoins
C’est vrai qu’on ne vend pas très bien non plus la fonction publique. On dit de manière générale que le secteur public est moins bien géré que le secteur privé. Les habitants d’un territoire demandent chez eux des services publics pour gérer les fonctions collectives.
 
Plus que de suppression de postes dans la FPT il faut penser l’amélioration continue du service public.
 
Plus on fait participer l’usager à la définition du service plus on le transforme en citoyen. Mais ça prend beaucoup de temps et il faut prendre garde à ne pas transformer la participation en notabilisation de certains. 

Retours d'expériences

Sensibiliser contre le sexisme au travail

Intervenants : Bernadette Geisler, chargée de mission droit des femmes et égalité des genres, ville et eurométropole de Strasbourg et Claude Harter, responsable de la communication interne, ville et eurométropole de Strasbourg

Affichage sauvage, accroches reflétant des exemples vécus de sexisme ordinaire, visuels délibérément provocants... la campagne Stop Sexisme a eu pour effet de libérer la parole en interne, sur un sujet délicat à aborder. Décryptage de ce projet qui a reçu le Grand Prix Cap'Com 2016 dans la catégorie communication interne.
 

Écouter l'intervention :

 

 


 

Le nudge comme levier de communication comportementale

Intervenants : Mickaël Dupré, docteur en psychologie sociale, spécialisé sur les nudges et la communication comportementale et  Isabelle Knafou, responsable de la communication interne de la mairie de Paris

Le nudge réfère aux leviers qui facilitent l'adoption de bonnes pratiques. Dans le cadre d'une stratégie de communication interne visant à faire évoluer les comportements des agents (plan de déplacement, économies d'énergies, etc.) quelles sont les applications possibles du nudge ? Comment faire passer les messages de façon plus positive et encourager l'adoption de comportements ?

 

Conférence - Débat : La communication interne à l'ombre de la communication extern

Intervenants : Bénédicte Loubaud, consultante en communication

La communication interne est souvent le parent pauvre de la communication externe. Pourtant, s'ils ne sont pas cantonnés à leur stricte fonction et qu'ils sont parties prenantes du développement de la collectivité, les agents peuvent être les premiers prescripteurs des services auprès des publics externes. Où se situe le curseur des pratiques professionnelles de la com interne ? Et peut-on considérer cette dernière comme un levier pour une meilleure communication externe ? 
Bénédicte Loubaud, consultante en communication, a interrogé une vingtaine de communicants du secteur public et privé sur la place de la communication interne dans leurs organismes, leurs freins et leurs accélérateurs, et leur vision des évolutions possibles. Les réponses à ces questions pourraient être de précieux arguments pour favoriser la communication interne et sa reconnaissance au sein des collectivités.
 

Écouter l'intervention :

 

 

 

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