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Communiquer la nouvelle intercommunalité - 4e Rencontres nationales de la communication intercommunale | Cap'Com

Communiquer la nouvelle intercommunalité - 4e Rencontres nationales de la communication intercommunale

Analyse de la communication publique
Publié le : 
17 février 2017

Fusion des communautés, nouveaux périmètres et nouvelles compétences... les mutations que connaissent les intercommunalité sont une petite révolution pour les territoires. Quelles sont les grandes évolutions en cours et en devenir ? Quels sont les besoins des élus, et comment organiser sa communication pour répondre à ces attentes ? Les 4e Rencontres nationales de la communication intercommunale ont permis de saisir les changements et de faire le plein d'outils pour répondre concrètement aux nouveaux enjeux de la communication intercommunale.

4e Rencontres nationales de la communication intercommunale sur le thème « Communiquer la nouvelle intercommunalité : Comprendre les mutations, adapter sa communication » organisées par Cap'Com les 13 et 14 février 2017 à Nantes

>> Voir les photos des Rencontres sur Flickr

Sommaire :

PROGRAMME COMPLET DES RENCONTRES

Téléchargez le programme des 4e Rencontres nationales de la communication intercommunale

INTRODUCTION

Intervenants : Bernard Deljarrie, délégué général de Cap'Com

À partir de l'étude Cap'Com-Occurrence "la fonction communication vue par les DG", regard sur les priorités qu'accordent les DG de structures intercommunales en matière de communication.

85% des DG jugent que la communication est importante, dans la même proportion que les DG des communes.
 
Les compétences qu’il faudrait développer : la communication interne est plus importante pour les DG d‘interco que dans la moyenne des communes.
 

Les qualités attendues d’un communicant :
-  Le sens politique et la vision stratégique sont moins importants que pour les DG de communes,
-  La connaissance du tissu local est essentielle du point de vue du DG d’interco.
-  La fonction étant plus jeune dans les intercommunalités, les attentes en matière de connaissance technique est très importante pour les DG.

Retrouvez la présentation et les résultats de l'enquête :

CONFÉRENCE : Panorama de la nouvelle intercommunalité

Intervenant : Nicolas Portier, délégué général de l'Assemblée des Communautés de France

Depuis le 1er janvier 2017, le nombre de communauté de communes et d’agglomération a été réduit de moitié, passant ainsi de 2 600 à 1 300. Quel est le nouveau panorama de la carte intercommunale ? Quelles sont les compétences actuelles et futures ? Comment s’organise la gouvernance des intercommunalités ? Quelle perception ont les habitants de ces nouveaux territoires, de leurs missions et de leur fonctionnement ?

La réforme
La loi Notre a donné la date du 1er janvier 2017 comme application des schémas départementaux de coopération intercommunale. Le calendrier était très contraint avec des applications immédiates notamment les nouvelles assemblées avec pour conséquence des pertes de mandats. Dans le cadre d’une fusion, la nouvelle institution est une nouvelle personnalité morale. Ces fusions ont été engagées dans un contexte économique difficile. La réforme de 2012 bénéficiait d’incitations financières qui n’existent pas dans la réforme actuelle. Les fusions sont plus importantes avec quelques mastodontes – qui restent rares – mais beaucoup ont plus de 50 communes : 20% peuvent –être qualifiées d’intercommunalités XXL (nombre de communes, population, étendue géographique).
 
Nouveau portrait robot
Deux intercommunalités sur trois ont changé de périmètre. Elles ont intégré en moyenne 10 communes en plus. Cela induit de facto un changement de physionomie : avant c’était les petites communautés de communes. Aujourd’hui le portait robot de l’intercommunalité c’est une ville importante avec une périphérie rurale. C’est le changement majeur qui pose de forts enjeux de communication, et d’identité. Une question sociologique nouvelle est posée. L’interco rurale était construite sur une communauté de services tandis que dans l’urbain c’était des communautés de réseau et d’économie, les services étant pris en charges par les communes.
 

La loi Notre rassure sur la viabilité de la commune rurale, dans des relations à reconstruire les nouvelles intercommunalités.
 
Évolution des compétences
En matière de compétences, les fusions ont des effets de contagion et on observe une harmonisation par le haut. Les élus ont un peu de temps pour redéfinir les compétences dans l’intérêt communautaire. Se pose la question des différents statuts d’interco : l’augmentation du panier de base de compétences tend à simplifier les différents statuts. Les déchets et les compétences environnementales sont donnés exclusivement à l’interco, puis l’eau et assainissement, puis l’élaboration des PCET. La loi a prévu un renforcement de la compétence économique : le bloc communal est exclusif sur le foncier économique par exemple. La promotion du tourisme aurait dû être transférée intégralement aux interco mais la loi montagne a prévu une exception pour les stations de ski. Les communautés ont une responsabilité dans la politique du commerce et d’urbanisme.
 
Les nouveaux conseils communautaires 
Les exécutifs sont contraints par 15 vice-présidents maximum. Il y a eu beaucoup de concurrence pour les postes de présidents et vice-président qui ont dû être élus un par un. Beaucoup de négociations pour un exécutif équilibré : un équilibre géographique, des vice-présidences très portées par des élus qualifiés sur le sujet.
 

Écouter la conférence  :

TABLE-RONDE : Quels sont les défis de la communication intercommunale ?

Intervenants : Loïc Cauret, président de la communauté de communes Lamballe Terre et Mer - Antoine Chéreau, président de la communauté Terres de Montaigu - Xavier Crouan, directeur général à l'information et à la relation aux citoyens - Marc Fesneau, président de la communauté Bauce Val de Loire
Animateur : Romain Briot, responsable de l'appui aux délégations régionales de l'AdCF

Proximité dans des intercommunalités XXL, organisation de la communication à l'échelle de ces nouveaux territoires, rapports entre l'institution et les habitants... Débat entre élus et communicants pour comprendre comment aborder ces nouveaux enjeux. Retours sur les principaux points abordés par les invités :

AC : il faut savoir de quoi on parle quand on parle de communication pour une intercommunalité ; le maire est légitime pour parler des questions régaliennes et réglementaires, c’est plus compliqué –quand le président de l’interco n’est pas le maire
 
XC : le directeur de la communication fait partie du champ politique et stratégique ; la relation de confiance entre les citoyens et les élus est essentielle ; la communication est consubstantielle à la décision politique
 

MF : on est dans un mouvement brownien dans le monde des collectivités, donc il se crée une instabilité dans l’opinion ; on parle de choses aux habitants qui les dépassent complètement et qui leur donnent envie de se mettre en retrait de ça ; il se crée une défiance plus forte vis-à-vis de la technostructure ; on parle de la boutique sans donner de sens politique : pourquoi on fusionne des communautés de communes ; il faut qu’on invente une forme nouvelle d’appartenance territoriale.
La seconde chose que les gens vont regarder c’est l’efficacité de l’action locale : qu’est-ce qui marche ou ce qui ne marche pas ; par le biais des services on agrège les gens.
 
AC : l’interne et l’externe se mélangent, qu’est-ce que l‘interne : les agents de l’interco mais aussi des communes ; on a estimé qu’il y avait 5 types de communication :
-  valorisation et vente du territoire,
-  sentiment d’identité appartenance,
-  la communication sur les services,
-  le rapport entre le gestionnaire du service et l’application de la règle,
-  enfin comment considérer les mairies comme un élément constitutif du bloc local avec  lesquelles on se partage l’information sur les services.
La gestion de services peut-être intercommunale mais l’entrée reste la commune. Il faut que l’interlocuteur de proximité en mairie soit parfaitement informé pour répondre aux demandes des habitants. La création d’un lien d’agent à agent entre l’interco et la commune sur la gestion des services est essentielle. C’est vrai sur l’aspect physique mais aussi sur le dématérialisé. Il faut que ce soit le même territoire qui parle.
 
XC : nous avons changé l’appellation de la direction de la communication pour être dans la co-construction des politiques publiques et le dialogue citoyen ; l’enjeu est dans le changement des pratiques politiques en donnant aux citoyens la capacité d’agir
 
LC : en communication il y a trois parties à prendre en compte : les élus, les agents (de l’interco et des communes) et les habitants ; dans les petites collectivités on n’a pas de stratégie de communication planifiée sur plusieurs années, par contre on commence à la construire en marchant ; on a des principes de communication  mais on n’est pas encore organisés pour donner une stratégie complète ; pour moi externe c’est la population et les élus, interne c’est les agents. Les meilleurs ambassadeurs de la communauté ce sont les maires et les conseillers municipaux qui sont les ambassadeurs au quotidien de la qualité de ce qui est fait à l’interco ; ils assurent aussi la remontée d’information sur les projets et les initiatives.

 

 

Écouter la table ronde :

 

Retours d'expériences

Communiquer en direction des élus non communautaires

Intervenant : Caroline Sagnier, responsable communication et tourisme de la CC Aunis Sud

Les élus des communes membres de l’intercommunalité constituent un public - relais important. Suite à sa fusion / extension, et dans l'objectif de mieux expliquer le rôle et les fonctions de la nouvelle intercommunalité, la Communauté de communes Aunis Sud a organisé une journée porte ouverte à destination des élus municipaux. La devise de cette journée était : " on a tout à gagner à mieux se connaître ! ". Enjeux, organisation, budget, bilan... décryptage de cette opération de communication innovante pour une structure intercommunale. Caroline Sagnier, responsable communication et tourisme de la CC Aunis Sud.

Le point de départ des initiatives c’est le rapport d’activité : comment aller au-delà d’un outil obligatoire pour toucher les élus non communautaires.
 
Nouveau territoire et nouveaux élus. Le président est allé présenter aux élus le document de présentation de la CDC. Puis est venue l’idée d’organiser une journée portes ouvertes pour présenter les actions, faire connaître le siège de la communauté et faire connaître les services. Envie d’une journée la plus participative possible. Et sans surcoût en communication. La cible première était les élus municipaux mais aussi les relais d’opinion, associations et familles des agents. La journée a eu lieu un samedi début septembre, mais la date n’est pas idéale (Forum des associations en même temps).
 
Les portes des bureaux étaient ouvertes. Les gens rentraient et se sont baladés de service en service. Plusieurs thématiques ont été identifiées (urbanisme, finances, sport, environnement, etc.). Pour chaque thématique, un format court d’une demi-heure a été mis en place : 5 minutes de présentation et 25 minutes de questions-réponses. IL y avaient des animations : ateliers fanfares, tissage, parcours trottinette… organisés par les agents de la communauté. Des concerts des profs et élèves du conservatoire. Visite du centre de traitement des déchets. Et en fil rouge une comédienne qui guidait les visiteurs. Un service de navettes a été mis en place entre le siège et les sites extérieurs.
 
Pour communiquer sur l’événement un ton décalé avec un visuel autour de l’éléphant et d’une file d’attente. Le visuel a été décliné en un programme, des totems, des affiches. Un carré d’exposition sur la communauté de communes a été installé à l’entrée du bâtiment. En amont les maires ont été sensibilisés pour parler de la journée. Les élus ont été invités par mail et par invitation papier. Pour les agents l’invitation s’est faite par la newsletter adressée à tous les agents. Une préparation a été faite avec les agents d’accueil pour savoir accueillir les participants à la manifestation. L’occasion d’inviter aussi les familles des agents.
 
Des présentoirs de la Communauté de Communes ont également été installés dans les mairies avec quelques documents.
 
Au total 332 visiteurs ont participé à la journée portes ouvertes. Mais on ne sait pas qui est venu. Un questionnaire de satisfaction a été préparé mais peu rempli.
 
Les élus communautaires communiquent-ils ?
Les élus communautaires ne sont pas vraiment des relais aujourd’hui’ auprès de leurs collègues. Ils parlent peu de ce qui a été débattu en conseil communautaire.
 
Les élus ont-ils soutenu le projet ?
Pas de réticence de la part des élus à l’idée de la journée mais plus de la part des agents qui n’étaient pas à l’aise à l’idée de présenter leurs missions.
 
Quel résultat au niveau des élus ?
Nous n’avons pas pu conduire une évaluation réelle. Seulement des retours oraux directs. Le résultat est positif notamment dans la cohésion d’équipe et le sentiment collectif des agents. On estime que la moitié du public étaient des élus municipaux. Beaucoup de visiteurs sont venus le matin, plus que l’après-midi.
 
Quel usage des outils numériques ?
On a suivi la journée sur Twitter.
 
Le coût ?
Un budget global de 10 000 € TTC, sans compter la présence des agents le jour même.
 
D’autres expériences :
-       rencontre échanges sous forme de speed dating
-       visites de chantier mais on a du mal à toucher les élus non communautaires, on ne sait pas comment les toucher positivement
-       une newsletter dédiée
-       des tours de bus autour des paysages pour mieux connaître le territoire
-       une réunion mensuelle avec l’ensemble des secrétaires de mairies pour donner l’information et répondre à leurs questions et qu’ils puissent répondre aux habitants
 
La première étape c’est le portage politique : convaincre les élus communautaires qu’il faut communiquer en direction des élus municipaux. Ensuite développer des outils comme les newsletters, les événements dédiés, les visites de terrain, les commissions ou forums.

Écouter l'atelier :

La présentation :


Construire sa nouvelle identité visuelle

Intervenants : Michaël Boblique, responsable de la communication et des relations publiques de la commune nouvelle de Port-Jérôme-sur-Seine et Christian de La Guéronnière, membre du Comité de pilotage de Cap'Com et consultant en communication publique auprès notamment de l'Assemblée des Communautés de France

La construction d’une nouvelle identité visuelle peut s’avérer importante pour faciliter la lisibilité de l’action publique et pour concrétiser les démarches de mutualisation. Quelle méthode et quelle organisation pour définir conjointement une nouvelle identité ? Comment en favoriser l’appropriation, en particulier par les agents ?

Écouter l'atelier :

Les présentations :

 

 

Exister à travers les services

Intervenant : Anne-Sophie Laure, responsable communication de Fil Bleu, réseau de transport en commun de l'agglomération Tours Plus

Délégués ou non, les infrastructures et services publics intercommunaux sont utilisés au quotidien par les habitants. Or le baromètre de la communication intercommunale 2015 montre que ces services ne sont pas clairement attribués à la collectivité. Par qui et comment doit être assurée la communication des services délégués ?

Fil bleu est le réseau de transports en commun de l’agglomération de Tours, délégué à Keolis. La répartition des compétences est fixée par la délégation. En matière de communication le délégataire a en charge :
-       la communication sociale (en direction des agents) ; c’est un travail de communication conduit en interne sans intégrer les élus pour éviter les risques de pression sur les négociations sociales
-       la communication interne en direction des 700 agents dont 600 sont en contact avec le public : communiquer sur les projets en amont, accompagner les changement, beaucoup d’échanges entre les services type vis-ma-vie
-       la communication commerciale, entièrement portée par Fil bleu (ni l’agglomération ni Keolis n’apparaissent). NB : la marque commerciale a été conçue par l’AOT sans le délégataire, amis c’est le délégataire qui fait vivre la marque
-       la communication institutionnelle est portée par Keolis : travail avec les partenaires locaux et institutionnels, faire vivre la marque dans l’optique du renouvellement de la Délégation de Service Public
-       la gestion de crise (fréquent dans le monde des transports)
 
Ce qui incombe à l’agglomération de Tours
-       la communication sur la vision politique
-       la communication sur les projets structurants ou innovants
-       la communication sur les travaux
-       la communication sur les grands succès : les récompenses, l’atteinte des objectifs en matière de fréquentation… (le délégataire doit s’effacer)
 
Les éléments importants dans la relation entre les deux acteurs :
-       la confiance entre l’AOT et le délégataire
-       une validation des briefs ensemble pour assurer le message des campagnes et pas perdre de temps après
-       une réunion annuelle pour valider le plan de communication
 
La répartition des communications était-elle dans l’appel d’offres ? Comment se gère l’interaction avec l’usager ?
La répartition s’est faite naturellement dès la rédaction de l’appel d’offres. Elle est assez similaire à d’autres réseaux, c’est assez classique d’une répartition entre délégataire et AOT.
Sur la seconde question, on a 10 jours pour répondre aux réclamations. Lorsque la question concerne plus les politiques générales, les usagers questionnent directement Tours Plus.
Tous les mois on fait un reporting global dont la communication et le suivi des réponses aux usagers. Tous les deux mois il y a un audit qualité avec bonus malus.
Les réseaux sociaux : Twitter et Facebook sont des comptes Fil bleu. Sur Facebook animation type concours photo, faire gagner des places de spectacle. Sur Twitter c’est surtout l’information des voyageurs.
 
Parfois il faut savoir s’effacer pour le bien commun. On a fait une campagne sur « ne pas oublier son sac » avec tous les acteurs du territoire. Sur les supports il n’y a pas une marque spécifique qui porte le message.  

Écouter l'atelier :

La présentation :


 

Mutualiser l'information à l'échelle d'un territoire

Intervenante : Isabelle Pierre, directrice adjointe de la communication de la métropole de Nantes

Nantes dans ma poche est une application nouvelle génération co-construite et alimentée par les communes membres de la métropole. De sa structuration à son animation : décryptage du réseau de contributeurs de l'application.

À la ville de Nantes, le numérique est le deuxième terrain d’innovation. La ville est labélisée French Tech (Nantes Tech).
L’application Nantes dans ma poche, ou comment le numérique doit être au service de l’humain, rentre dans cette volonté de mettre en avant le numérique.
L’idée de l’application est lancée au printemps 2015. Une version pilote est créée pour tester l’application avec des ateliers citoyens, des groupes-test pour arriver à la version 1 de l’application en avril 2016.
 
L’application Nantes dans ma poche, a pour spécificité d’être personnalisable et en temps réel, c’est une application centrée sur l’utilisateur.
C’est un succès puisqu’aujourd’hui on compte 70 000 téléchargements de l’application pour 600 000 habitants dans la Métropole, soit +10% de la population qui a téléchargé l’application.
 
15 micro-services sont proposés aux utilisateurs :
-       Les menus des cantines
-       Le partage des activités sportives
-       Tri’sac
-       Le réseau de tram et bus
-       Les parkings
-       La signalisation de problèmes sur la voie publique
-       Les informations des commerçants
-       La circulation et le trafic
-       Les stations Bicloo (vélos)
-       Lila
-       La qualité de l’air
-       Un agenda
-       Les informations cinémas
-       Les informations des piscines municipales
-       Les informations sur la monnaie locale
 
La personnalisation se fait par le choix des informations que l’on souhaite recevoir via des alertes (les lignes de trams empruntées, le menu de la cantine de l’école du quartier…)
 
L’application Nantes dans ma poche, est évolutive, de nouveaux services sont en développement.
 
Nantes dans ma poche,utilise le prodédé de mutualisation de l’information avec une équipe pluridisciplinaire. Les 24 communes de la Métropole sont mises à contribution.
 
Le socle des informations contenu dans l’application est élaboré à partir des bases de données développées en 2000 pour le site www.nantes.fr. L’application s’appuie donc sur des outils existants.
 
L’application est alimentée par des contributeurs, avec une saisie directe de l’information et trois flux : l’opendata, le système d’information et la position géographique.
 
Les contributeurs mobilisés sont : les directions de la communication des 24 communes, les directions métiers des communes (services sport, éducation, espaces verts…), les partenaires (les commerçants, les associations, les sociétés de parking…). On compte 282 contributeurs.
 
Les communes intègrent elles mêmes les informations les concernant : l’agenda, les menus de cantine, les équipements publics.
 
Les difficultés : c’est une charge de travail en plus pour les contributeurs, des saisies multiples (sur le site, sur l’application, sur la base de données de Ouest France), l’ergonomie de l’interface pour la contribution n’est pas simple. Il y a également un turn-over du personnels dans les communes et il faut donc à chaque fois reformer le contributeur.
 
Le réseau des contributeurs s’est mis en place avec en premier lieu l’adhésion de l’ensemble des maires de la Métropole, une réunion des directeurs communication de la Métropole, des réunions du réseau des référents numérique, des rencontres dans chaque commune, des sessions de formations pour les contributeurs.
 
Pour la poursuite de l’animation, du réseau des réunions du réseau des contributeurs vont être mises en place 1 à 2 fois par an, un système d’alerte pour les mises à jour et remontées des utilisateurs.
 
Une deuxième version de l’application est prévue à l’automne 2017. Sont à l’étude, plusieurs axes de progrès : une saisie unique pour les différents supports (l’application, le site internet, Ouest France), l’accompagnement des communes vers un versement des données de l’opendata.
 
Comment est fait la promotion de l’application ?
•  Une campagne de communication depuis la première version à travers toute la Métropole : un dispositif global sur plusieurs supports (Print, vidéos, réseaux sociaux, street marketing), des campagnes sur les micro-services proposés dans l’application (exemple dans les écoles pour promouvoir les services des menus de cantine), des actions ponctuelles (vacances scolaires et la promotion du service piscine)
•  Un dispositif de lancement global : web, vidéo, campagne d’affichage
•  Présence dans les accueils des mairies : roll-up, flyers…
 
Quel positionnement pour la campagne ?
•  Interpeller pour motiver le téléchargement de l’application Nantes dans ma poche
•  Utilisation d’onomatopées : WOW, OUPS…
•  Déclinaison par thème : piscine, cantine…
 
Quel cahier des charges ?
•  Pas de cadre, présence de tous les évènements à travers la Métropole, il n’y a pas de limites.
•  Tous les évènements ont leur place sur l’application
•  Pas de charte détaillée
•  Une contribution directe des associations nantaises : elles publient elles-mêmes leurs informations et événements
 
Y a t-il des modérateurs ?
•  Il y a une modération pour corriger les éventuelles coquilles et fautes d’orthographe, si il manque certaines informations utiles
 
Comment est géré le service « cinéma » sur l’application ?
•  Présence des films à l’affiche
•  Achat des données correspondant aux films à l’affiche
 
Quels sont les principaux motifs de connexion sur l’application ?
•  Le menu des cantines
•  Les informations concernant la circulation et les parkings
•  Les horaires et trajets des bus et tram
•  Les informations concernant les piscines
 
Comment est géré le service « commerçants » sur l’application ?
•  C’est l’association des commerçants qui gère les bons plans sur l’application
•  Uniquement disponible pour les commerçants de Nantes
 
Quel système d’exploitation est utilisé ?
•  CMS Jahia
 
Quels coûts pour cette application ?
•  Cette application rentre dans une enveloppe globale avec un investissement sur plusieurs années.
•  Cette enveloppe est consacrée à plusieurs canaux : le site internet, les sites partenaires, l’application…

Écouter l'atelier :

La présentation :


 

Expliquer les nouvelles compétences

Intervenant : Romain Tord, consultant chez Epiceum

Selon le baromètre 2015 Cap’Com-AdCF de la communication intercommunale, 85% des communautés estiment que la loi Notre rend encore plus nécessaire le travail de pédagogie pour expliquer l’intercommunalité et ses compétences au grand public. Concrètement, comment faire oeuvre de vulgarisation efficace ? Décryptage de 3 supports de communication très différents, mais tous efficaces.

Écouter l'atelier :

Revue de tendances :

 

Réussir sa démarche de développement économique

Intervenant : Étienne Vicard, directeur associé de l'agence Bastille

Comment créer une démarche d'attractivité économique dans un territoire diversifié ? De l'identification et la mise en avant des atouts du territoire, à la mise en place d'une stratégie d'ambassadeurs qui contribue à fédérer les acteurs, quels sont les 10 points clefs pour réussir sa démarche de développement économique ?

Écouter l'atelier :

La présentation :

CONFÉRENCE-DÉBAT avec Philippe Estèbe

Philippe Estèbe est géographe, docteur en sciences politiques et spécialiste de l'aménagement du territoire. Il est notamment l'auteur de L'égalité des territoires, une passion française.

Il aborde trois thématiques lors de cette conférence-débat. Pour chacune d'entre elles, il nous livre sa vision avant de la mettre en débat avec les participants :

  • Réflexion sur l'identité des territoires et les représentations intercommunales
  • Construction et fondements d'un nouveau civisme communautaire : quels en sont les fondements
  • 10 recommandations et priorités de communication pour relever ces nouveaux défis

Écouter la conférence :

L’adieu au terroir : la nouvelle intercommunalité renverse les identités locales (article paru dans la newsletter n°437 du 16/02/2017)

La réforme des intercommunalités a renversé le rapport entre territoires urbains et territoires ruraux. Pour le géographe Philippe Estèbe, l’identité locale, fondée sur la notion de terroir, cède la place à de nouvelles identités tournées vers les usages et la mobilité. La communication publique doit s’adapter à ce changement et prendre en compte les nouvelles échelles de territoires multipolaires et multifonctionnels. Le prisme identitaire n’est pas celui qu’on pense, c’est le message qu’il a délivré en conclusion des Rencontres nationales de la communication intercommunale qui se sont tenues à Nantes le 14 février dernier.

Pourquoi la nouvelle carte intercommunale est-elle spécifique ?

Avec la loi Notre, la géographie politique connaît un bouleversement sans précédent depuis 1790. Les processus de décentralisation étaient restés calqués sur les cartes communales, cantonales, départementales de l’après-Révolution. Même la carte régionale remonte à 1919. L’imbrication historique entre le local et le national a toujours donné aux élus locaux un poids très important dans un France pourtant jacobine. La réforme actuelle, avec la création des intercommunalité XXL, inverse le rapport entre territoire ruraux, à faible densité, et territoires urbains, à forte densité, et pose de nouvelles questions d’identité territoriale.

Qu’est-ce qui structure l’identité d’un territoire ?

D’abord le territoire est un concept très français qui n’existe pas dans les autres pays européens. Notre modèle identitaire s’est construit sur un rapport au terroir. On parle de la France des petites patries : des petites villes à forte identité, et des grandes villes à faible identité. Ceci est lié à une spécificité : la France est un pays peuplé mais peu dense, qui a connu un exode rural tardif, mais qui n’a pas consisté en un mouvement massif vers les villes. Aujourd’hui le rapport s’inverse : les villes deviennent des espaces de sédentarisation et les territoires ruraux des espaces vibrionnaires. Le référentiel rural s’est indexé sur la mobilité résidentielle, professionnelle ou quotidienne. Les territoires à faibles densités tendent à se spécialiser dans des fonctions. La réforme territoriale vient confirmer cette inversion du rapport identitaire.

En quoi les identités urbaines et rurales diffèrent-elles ?

Les métropoles ont acquis des compétences nouvelles à périmètre constant : une réforme d’intensité. Dans les territoires ruraux, les périmètres se sont considérablement élargis sans accroître les compétences. La stratégie identitaire de ces nouveaux espace d‘intercommunalité XXL ne peut pas emprunter les mêmes canaux que la stratégie identitaire des grandes villes, comme le branding territorial. Notamment parce qu’on ne sait jamais qui est véritablement gouverné du fait de la mobilité qui structure ces territoires.

Comment appréhender le civisme à l’échelle communautaire ?

Il y a deux écoles de pensée pour dire ce qu’est le civisme. La première dit qu’il il faut construire un espace de civisme commun pour rassembler une diversité d’acteurs. La force du politique c’est la construction d’espaces délibératifs entre des groupes d’intérêts divergents. Le pouvoir local fait société quand il arrive à créer ces espaces pour créer du compromis. C’est le Big Governement. La seconde présuppose que les gens n’ont pas envie de faire société et préfèrent vivre dans l’entre-soi. Il faut accepter cette volonté car les différents groupes sociaux n’ont pas nécessairement les mêmes besoins. Selon le premier principe, la collectivité offrira des services moyens, selon le second elle offrira un panier de services. Cela crée un quasi marché qui permet aux gens de voter non pas avec un bulletin mais avec leurs pieds en s’installant là où le rapport qualité prix leur semble le plus favorable. C’est une conception du citoyen-consommateur.

Existe-t-il un modèle politique urbain et un modèle politique rural ?

Le système français s’appuie sur les deux principes. Il y a des grandes villes qui rassemblent des intérêts divergents et organisent la délibération entre ces différents groupes sociaux. Lyon et Nantes par exemple. Les territoires périurbains ou ruraux, les première intercommunalités, donnent une lecture libérale avec la construction d’espaces assez homogènes, riches ou pauvres. Avec les intercommunalités XXL, on pourrait retrouver des formes d’espaces publics de type urbain. Les villes sont espaces mixtes à l’échelle de la ville mais socialement plus homogènes à l’échelle des quartiers. La question ne se pose pas entre urbain ou rural mais renvoie à la notion d’espace public.

Comment la nouvelle intercommunalité doit-elle aborder sa communication ?

On a intérêt à faire apparaître l’intercommunalité XXL comme un espace d’usage et passer d’une lecture statutaire (électeur, contribuable) à une logique plus anthropologique de spatialité. On n’est plus seul dans le même espace, le chef lieu de canton se retrouve avec d’autres chefs lieux de cantons. On passe d’un monde monopolaire à un monde multipolaire. Ça permet de construire des cartes d’usages, des parcours thématiques de vie quotidienne. Par conséquent, il faudrait essayer de sortir les débats délibératifs d’une emprise trop territoriale. Pour y entremêler des dialogues de pôles d’emploi, de réseaux, de pôles de services, qui prennent les choses autrement, qui permettent de parler entre les territoires plus que de parler dans les territoires.

Conférence de Philippe Estèbe aux Rencontres nationales de la communication intercommunale 2017 organisées par Cap'Com

Partie 1/3


Partie 2/3


Partie 3/3

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