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Enraciner sa communication dans la mémoire locale - Grand format Cap'Com 2014 | Cap'Com

Enraciner sa communication dans la mémoire locale - Grand format Cap'Com 2014

Communication institutionnelle
Publié le : 
18 février 2015

Quelle place donner à la mémoire dans sa communication institutionnelle ? Comment mettre en scène les éléments historiques, mémoriels, culturels à travers quels supports ?

Existerait-il un « mainstream » de la communication publique qui conduirait les institutions à mettre en scène les figures imposées du carde de vie, de la performance et de l’innovation, de la solidarité... ? Si des tendances existent, elles ne doivent pas s’affranchir de ce qui fait la spécificité des territoires, au risque de ne plus parler aux habitants. Pour éviter d’être hors-sol, la communication territoriale doit donc s’enraciner dans la mémoire, et donc l’identité, qui façonnent les sociétés locales. Selon les territoires et les institutions, cette mémoire peut être celle de la Grande Histoire – 1870 à Metz, 1914 à Nancy, 1944 en Normandie – comme une mémoire plus sociale, appuyée sur l’histoire ouvrière ou les mouvements migratoires. Elle peut être ancrée dans un passé lointain – la Septimanie de la fin du premier millénaire – comme tout à fait contemporaine si l’on considère la construction des villes nouvelles. Elle peut être un levier d’affirmation – La Rochelle,  belle  et  rebelle – comme un fardeau trop lourd à porter. La mémoire n’est pas univoque ni dans sa forme, ni dans sa perception, ni dans sa manière d’imprégner la communication.
Alors quelle place donner à la mémoire dans sa communication institutionnelle ? Comment mettre en scène les éléments historiques, mémoriels, culturels à travers quels supports ?
Comment être à l’écoute des habitants et des acteurs locaux sur ces sujets diffus ? Comment définir des références partagées, notamment dans des territoires qui n’en ont pas ? Le choix des symboles, des images, des mots, des événements n’est jamais neutre et, parce qu’elle est subjective, la mémoire expose à un risque d’enfermement ou d’exclusion. L’enjeu est très actuel pour la communication car le sentiment de déracinement est fort quand la mondialisation bouscule les identités, quand les frontières institutionnelles se font et se défont au fil des réformes. C’est en étant un peu historien de son territoire que le communicant pourra construire un récit d’avenir.

Pilotes : Frédéric Theulé, directeur de la communication à l’Institut d’aménagement et d’urbanisme d’Ile-de-France et Yves Charmont, consultant en communication publique au sein de l’agence Epiceum

 

Intervenants : Didier Francfort, historien spécialiste de l’histoire culturelle européenne - Dominique Djian, directrice de la communication de la ville de Poitiers et de Grand Poitiers - Yasmina Hattabi, directrice de la communication de la Communauté d’agglomération Porte de l’Isère (CAPI) - Emmanuel Landas, muséographe indépendant, Directeur de l’agence spécialisée Cultures et Territoire.

Grand format proposé le 10 décembre 2014 lors du Forum Cap'Com à Nancy-Metz

Contenu : documents de présentation des intervenants, compte-rendu et retranscription audio du grand format

Document de présentation des intervenants

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