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Inventons la nouvelle vie du papier ! - 7e Rencontres nationales de la presse territoriale | Cap'Com

Inventons la nouvelle vie du papier ! - 7e Rencontres nationales de la presse territoriale

Presse et publications territoriales
Publié le : 
11 juillet 2016

La presse territoriale s'adapte avec agilité à notre monde connecté.  Le support papier y trouve une place spécifique, moins hégémonique, mais renforcée dans sa légitimité. Et si les contraintes budgétaires bousculent les habitudes, elles impulsent une nouvelle créativité. Loin de disparaitre le journal se réinvente. À nous d'imaginer la nouvelle vie du papier !

7e Rencontres nationales de la presse territoriale sur le thème «Inventons la nouvelle vie du papier ! » organisé par Cap'Com les 23 et 24 juin 2016 à Paris

Voir les photos des Rencontre sur Flikr

Sommaire :

PROGRAMME COMPLET DES RENCONTRES

Consultez le programme des 7e Rencontres nationales de la presse territoriale
 

Ouverture

Intervenants : Bernard Deljarrie, délégué général de Cap'Com et Karine Berthelot-Guiet, directrice du Celsa


Conférence : Les nouveaux modes de lecture

Intervenante : Valérie Jeanne-Perrier, enseignant-chercheur au Celsa

Avec le développement des supports numériques, les habitudes de lecture ont évolué. Que lit-on sur le papier et que lit-on à l’écran ? Quelles fonctions sont attribuées à chaque média ? On réfléchit beaucoup à l’articulation du journal papier avec le web en laissant entendre que les lecteurs sont les mêmes. Mais est-ce vraiment le cas ?

Écouter la conférence :

Compte-rendu rédigé par Marine Canaguier-Durand, étudiante en licence professionnelle Presse et éditions d’entreprises à l’université Bordeaux Montaigne.

Problématique :
Avec l'utilisation toujours croissante des outils digitaux et plus particulièrement des smartphones (accès internet, multiplication des applications, etc.), nos univers de lecture évoluent et mêlent désormais vie privée et professionnelle. Associés à la question de la surcharge d'informations, nous sommes donc aujourd'hui constamment tiraillés entre des sollicitations multiples (surgissement de l'information avec les notifications-push).
Or ces mutations des supports et des modes de lecture doivent être appréhendées, leurs enjeux pris en compte dans la communication actuelle.
Dans ce contexte, comment maintenir la logique du lien au lecteur ?
 
Objectifs :
Il s'agira de prendre en compte et de définir les différentes postures du lecteur ; la manière dont celles-ci varient en fonction des formats et des supports et nécessitent donc des modes d'énonciation, de mise en forme, de communication et de circulation de l'information différents pour chacun d'eux.
 
Moyens mis en oeuvre :

  1. Le contexte éditorial

La lecture sur support papier suppose une démarche d'incorporation, d'instruction associée à une symbolique importante, basée sur un temps long.
La lecture est chargée d’une symbolique importante : on prend du temps, on s’instruit. La lecture ce sont aussi des postures : on montre aux autre ou à soi-même qu’on est dans un temps d’incorporation. C’est anthropologique : on incorpore le support dans un environnement, dans un système. La lecture est liée à des habitudes

  1. Twitter et les réseaux sociaux

La communication digitale se base sur une expérience de la désarticulation. Ce sont des bribes éparpillées entre les différents supports, formes (brèves ou non) et contenus (images, audio, films, textes, etc.). La communication digitale doit jouer ce jeu de la désarticulation en étant multi-médias.
De plus, la lecture se faisant par strates et couches successives d'attention, elle doit donner à voir en premier lieu un élément justifiant l'arrêt sur le contenu, lui-même relié à d'autres, complémentaires, afin de motiver le « clic » (vision écrémante).

La question du choix du sujet par le lecteur est d'autant plus centrale que beaucoup d'applications — telles que Periscope ou Feedly — proposent aujourd'hui de réunir les sources et sujets qui l'intéressent et de les lui adresser directement. Avec l'ajout récent de l'option de sauvegarde de l'article pour plus tard, la lecture n'est plus seulement écrémante, elle peut aussi être repoussée.
 
Les réseaux sociaux s'appuient naturellement sur un temps court. Le lecteur y est coproducteur de contenu (puisqu'il a la possibilité d'y réagir) mais aussi acteur de la circulation de l'information.
On retrouve là une des principales critiques émises à l'encontre des nouveaux médias : le lecteur se placerait dans une logique de « réaction » alors que la presse papier est associée à la notion de « réflexion ».
Le phénomène du lecteur diffuseur pose d'ailleurs de nouvelles questions puisqu'un grand nombre d'entre eux partagent de plus en plus l'information sans la lire. En terme de sociabilité et de symbolique, l'information échangée prend alors une dimension phatique : on échange pour faire sens, faire signe aux autres, faire relation. Le sens intervient donc aussi à ce moment-là, et plus  uniquement dans le contenu-même de l'information échangée.
Cette question suggère aussi le déploiement d'un temps spécifique pour ce type de contenus.

  1. La radio

L'évolution d'internet et du digital a fortement marqué et influencé l'expérience de l'auditeur radio. Aujourd'hui, ce média fonctionne de plus en plus sur le modèle de la rediffusion avec l'utilisation des podcasts.
 
Bilan :
Chaque média et support suppose des postures et des enjeux différents soumis aux évolutions des techniques et des pratiques.
Afin d'être attractive et efficace, la communication actuelle doit prendre en compte, en amont, ces facteurs que sont l'énonciation, la forme, la temporalité, la circulation et la diffusion de l'information.
 
Thématiques de discussions :
-      Dans  ce contexte de surcharge informationnelle, où trouver la bonne information ? Ne peut-on envisager un phénomène de « backlash » au profit de la presse territoriale ?
-      On observe des différences en fonction du profil du lecteur, par exemple les jeunes préféreraient le numérique. Malgré l'utilisation massive de ce média chez ce type de public, on observe également un retour vers les marques de presse parmi ces derniers.

Questions d'actualité

Faut-il supprimer le journal ?

Intervenante : Emmanuelle Silve-Tardy, directrice de la communication de la ville de Neuilly-sur-Seine

La dématérialisation de l’information municipale est de plus en plus courante. Le journal papier peut-il être remplacé par d’autres supports ? Fils d’actualité, newsletters, e-magazines… peut-on aller vers du 100% numérique ?

Écouter l'intervention :

 

Faut-il être 100% city mag ?

Intervenante : Isabelle De Wazieres, responsable du pôle éditorial du Département de la Somme

La tendance est aux city magazines : format pratique, valorisation des atouts du territoire et de ses habitants, ton proche et discrétion du projet politique. Mais le city mag permet-il de construire une parole publique cohérente ? Quelle évolution du ton et du contenu dans une société de défiance ? Certaines publications font le pari de renforcer leur caractère institutionnel.

Écouter l'intervention :


 

Faut-il maintenir le toutes boîtes ?

Intervenante : Karine Portrait, responsable du service web et éditions de la métropole de Lyon

Garantir un égal accès des habitants à l'information locale, c'est l'enjeu du toutes boîtes. Mais son coût en impression et distribution conduit les collectivités à se poser la question de son maintien. Quelles sont les solutions alternatives, leurs coûts, leurs avantages et leurs inconvénients ? Comment penser un dispositif de distribution global qui allie plusieurs modes de diffusion ? L'objectif : imprimer moins pour être mieux lu.

Écouter l'intervention :

Conférence : L’hebdo Le 1 : un format original pour un projet éditorial exigent

Intervenante : Natalie Thiriez, cofondatrice et directrice artistique de l’hebdo Le 1

 

Le projet du 1 est de réintroduire du temps long dans l’actualité. Un seul sujet par semaine, exploré sous divers angles. Une originalité dans le paysage médiatique, renforcée par sa forme : un page unique pliée comme un origami. Un concept global qui rencontre un réel succès alors que la presse est en crise.

Ateliers méthodologiques

Optimiser la forme de son journal pour faire des économies

Intervenants : Thierry Doll, directeur de l’imprimerie Riccobono et Yann Pasco, directeur de la communication de la ville de Montigny-les-Bretonneux

Optimiser le format de son journal peut permettre de réaliser des économies tout en maintenant une pagination ou une périodicité. Tous les paramètres comptent : les dimensions, le papier, les critères environnementaux. Quels sont les trucs et astuces à connaître ? Comment travailler avec son imprimeur pour qu’il soit un partenaire plus qu’un prestataire.

 

Mettre en place un projet éditorial contributif ?

Intervenants : Nathalie Perrin-Gilbert, maire du 1er arrondissement de Lyon et Guillaume Dupeyron, rédacteur en chef de A1, le journal du 1er arrondissement de la ville de Lyon

Le nouveau journal de la mairie du 1er arrondissement de la ville de Lyon est une revue monothématique. Chaque numéro est coordonné et rédigé par les acteurs du territoire – culturels, associatifs, commerçants, élus d’opposition, etc. – pour croiser les regards, valoriser le débat contradictoire et créer une connaissance partagée. Décryptage de ce journal innovant, « un ovni médiatique » selon les mots des spécialistes de la presse territoriale.

 

Conduire une enquête de lectorat

Intervenante : Élisabeth Jard, rédactrice en chef du journal de Brest Métropole

Comment traduire les résultats d'une enquête de lectorat pour améliorer son journal? Certaines méthodologies impliquent activement les habitants pour mieux répondre à leurs attentes. La métropole de Brest a fait le choix de mettre en place des ateliers de travail pour traduire concrètement les recommandations des lecteurs. Présentation d'une méthodologie originale et participative, et de ses applications.

 

Organiser son comité de rédaction print et web

Intervenant : Didier Le Gorrec, fondateur de Madras editing

L’articulation des contenus et de leur diffusion sur les différents supports d’information papier, web et réseaux sociaux supposent organisation et planification. Comment organiser et faire vivre son comité de rédaction dans une optique plurimédia ?


 

Renforcer l'accessibilité de son journal avec le FALC

Intervenants : Carole Schumann, formatrice en FALC chez Com'access et Danielle Carraria, responsable de la communication de la ville d'Annecy-le-vieux

Le “Facile à Lire et à Comprendre” est une méthode européenne de transcription d’un langage classique en un langage compréhensible par tous, et notamment les personnes mal-voyante ou en situation de handicap intellectuel. Quelles sont les règles de base du FALC ? Comment et pourquoi l’utiliser dans son magazine ?


 

>> Télécharger les recommendations d'accessibilité formulées par l'UDAPEI 74

Utiliser le data-journalisme pour produire de l’information locale

Intervenant : Jean-Marie Lagnel, directeur de création, Studio V2

À l’ère de l’opendata, le data-journalisme exploite les données disponibles et les restitue au public sous forme de récit ou de graphiques. Où trouver les données sur un territoire et comment les utiliser? L’expérience du data-journalisme peut trouver des applications dans la presse territoriale, d’autant que les lecteurs sont très en attentes de cette forme de contenu.


 

Donner du rythme à travers l’iconographie

Intervenant : Philippe Bissières, président du Centre National de l'Édition Art et Image

La lisibilité et l’attractivité du magazine passent par la maitrise des codes graphiques de la publication. Ils permettent de multiplier les entrées de lecture et de mettre en relief l’information. Les tendances sont-elles marquées par l’empreinte du numérique ? Comment déterminer et éditorialiser les choix iconographiques ? Quelles sont les erreurs à éviter pour rendre cohérents le fond et la forme ?

Écouter l'intervention :

 

Concevoir son journal interne

Intervenants : Didier Rigaud, maître de conférences à l'université Bordeaux Montaigne et Cécile Staroz, responsable du journal interne et des réseaux sociaux du Département du Finistère

La presse interne a fait un bond spectaculaire ces dernières années. Elle fait preuve de créativité rattrape a bien des égards la presse externe sans pour autant bénéficier des mêmes moyens. L’étude 2016 sur « la presse interne des institutions publiques » illustre une professionnalisation du support. Quelles sont les principales évolutions ? Revue de bonnes idées pour bien concevoir son journal interne.


 

Table-ronde : La presse territoriale est-elle la presse du bonheur ?

Intervenants : Olivier Barbé, directeur de la communication de la ville de Saint-Étienne - Corinne Da Costa, consultante, CdesEtudesetduConseil - Bernard Deljarrie, délégué général du réseau Cap'Com - Vincent Échasserieau, directeur de la culture et de la communication de la ville de l'Île-Saint-Denis

La presse territoriale est un outil d’information, c’est aussi un outil de communication. Elle se fait l’écho des projets et des réalisations positives de la collectivité publique. Au risque que les habitants ne se reconnaissent pas dans un magazine où tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Mais c’est aussi son rôle que d’accompagner les habitants à changer de regard sur leur territoire, dans un contexte médiatique peu enclin à montrer ce qui marche. Alors la presse territoriale ne serait-elle qu’une presse du bonheur ? Un débat qui renvoi au rôle du magazine territorial et à la question de la crédibilité de la parole publique.

Écouter la table ronde :

Article de la newsletter du 7 juillet 2016

Rendre l’information accessible à tous

La loi Égalité et citoyenneté, actuellement en débat, rappelle que l’information doit être accessible à tous les citoyens. Les sites web publics sont les premiers concernés. L’accessibilité numérique ne touche pas seulement les malvoyants ou les malentendants. Rappel des règles de base et des solutions présentées lors des dernières Rencontres de la presse territoriale.

Trop de personnes ont des difficultés d'accès à l’information nécessaire sur les sites internet. La plupart des personnes (86 %) vont chercher les informations pratiques dont ils ont besoin sur internet et les sites des collectivités locales sont l’un des premiers moyens d’information des habitants sur les services publics. Dans cette ère du tout numérique, chacun se retrouve seul face à son écran. Pas d’assistance humaine pour orienter, aider, expliquer. 

Le numérique permet l’accès à l’information aux personnes qui ont des difficultés à se déplacer. Il est particulièrement utile pour les sourds et malentendants, qui a défaut d’entendre, peuvent voir et lire. C’est une aubaine pour les déficients visuels, qui peuvent grossir l’écran ou entendre à défaut de voir. 

« Pourtant tout le monde n’a pas le même accès disponible sur internet », rappelle Carole Schumann, formatrice en FALC chez Com'access, lors d'un des ateliers des Rencontres nationales de la presse territoriale, en juin dernier. En effet on peut estimer d’après des enquêtes qu"un Français sur cinq a des difficultés importantes d’accès aux services en ligne. Le public concerné par la difficulté à lire et à comprendre l’information est divers. Personnes en situation de handicap mental, personnes déficientes intellectuelles, personnes « Dys » (soufftan de troubles cognitifs comme la dyslexie, dysphasie, la dyscalculie, etc.) , étrangers et immigrés, personnes âgées, enfants d’école…

L’accessibilité numérique

Un site web et ses documents bureautiques Word et/ou PDF téléchargeables, sont dit accessibles s’ils sont consultables et utilisables par tous et par tous les outils. Les standards internationaux de l’accessibilité (WCAG : Web Content Accessiblity Guidelines) s’articulent autour de 4 grands principes :

  • un site web doit être perceptible : il faut par exemple fournir des équivalents textuels à des contenus non textuels ;
  • un site web doit être utilisable : il faut par exemple rendre toutes les fonctionnalités accessibles au clavier ;
  • un site web doit être compréhensible : il faut par exemple faire en sorte que les pages apparaissent et fonctionnent de manière prévisible ;
  • un site web doit être robuste : il faut par exemple optimiser la compatibilité avec les agents utilisateurs actuels et futurs, y compris les technologies d’assistance.

Une obligation légale pour les collectivités publiques

Depuis la loi du 11 février 2005 sur le handicap et contre la discrimination en France, l’accessibilité au bâti, à la scolarité, à l’emploi et aux sites web publics est une obligation. Le décret de 2009 a précisé l’obligation de mise en conformité des collectivités territoriales et établissements publics à l’accessibilité numérique, donnant une date butoire qui était le 16 mai 2011 pour les services d’État et les établissements publics, et le 16 mai 2012 pour les collectivité territoriales.

En 2009, l’association Inclusion Europe, en partenariat avec huit pays européens, crée le langage Facile à Lire et à Comprendre (FALC). Une méthode pour transcrire le langage classique en langage compréhensible par tous.
Le choc de la simplification de 2013 donne obligation aux Caisses d’allocation familiale (CAF) et aux Maison départementale des personnes handicapées de rendre leurs avis en Facile à Lire et à Comprendre.

Et cette année, l’amendement adopté par l'Assemblée nationale sur le Projet de loi Égalité et citoyenneté rappelle l’obligation : « Avec l’arrivée de nouvelles méthodes comme le « Facile A Lire et à Comprendre » (FALC), il devient indispensable que tous les citoyens puissent avoir accès à des dispositifs de lecture. Il est donc impératif, au nom de l’égalité, de prévoir tout au long de la vie ces méthodes qui sont amenées à évoluer. »

Les cinq règles pour rendre une information accessible à tous

1 - Simplifiez le vocabulaire utilisé

  • Utilisez des mots simples ;
  • N’utilisez pas d’abréviation ;
  • N’utilisez pas de mots d’une autre langue ;
  • Si vous utilisez des mots complexes, expliquez-les ;
  • Évitez les chiffres romains ;
  • Laissez des espaces entre les chiffres des n° de téléphone ou n° de compte, etc.

2 - Simplifiez la structure des phrases

  • Utilisez des phrases courtes ;
  • Privilégiez une seule idée principale par phrase ;
  • Utilisez un langage positif ;
  • Utilisez la voix active ;
  • Privilégiez le style direct ;
  • Adressez-vous à des adultes avec respect sans utiliser de langage enfantin ;
  • Évitez les concepts abstraits ou si vous devez les utiliser, expliquez-les par des exemples ou par des comparaisons ;
  • Ne supposez pas de connaissances préalables sur le sujet ;
  • Évitez les métaphores.

3 - Clarifiez la mise en page

  • Pensez à un ordre logique, facile à suivre ;
  • Placez les informations importantes au début ;
  • Répétez les informations et/ou les notions importantes ;
  • N’encombrez pas la page de trop d’informations ;
  • Proposez des pages aérées ;
  • Imprimez votre texte sur un fond clair ;
  • Allez à la ligne à chaque paragraphe ;
  • Ne justifiez pas le texte à droite ;
  • Groupez les phrases sur une seule page ;
  • Utilisez des caractères lisibles, sans empattements, grands et clairs ;
  • Évitez les capitales ou italiques dans le texte ;
  • Utilisez des caractères gras ou le surlignement pour mettre le texte en valeur.

4 - Illustrez les idées

  • Utilisez des images pour aider à comprendre le texte ;
  • Associez des mots ou idées à une image ;
  • Utilisez des images simples et de même styles.

5 - Testez auprès du public cible

  • Testez les écrits auprès de personnes en situation de handicap mental;
  • Utilisez le logo « facile à lire » pour identifier les documents conformes.

Le FALC, Langage Facile à Lire et à Comprendre

Les règles du FALC:

  • le lexique : simplifier le vocabulaire utilisé ;
  • la syntaxe : simplifier la structure des phrases ;
  • la sémantique : illustrer les idées ;
  • la structure : Clarifier la mise en page et la rendre facile à suivre ;
  • la déontologie :  Tester auprès du public cible.

Les étapes du FALC

Pour rendre son information accessible, il est nécessaire de

  1. Déterminer votre groupe cible, ses aptitudes, ses besoins.
  2. Déterminer votre objectif et votre message.
  3. Déterminer votre contenu, vos mots-clés et leur suite logique.
  4. Rédiger votre document en respectant les règles générales du Facile à Lire et à Comprendre
  5. Élaborer la mise en page en respectant les règles générales du Facile à Lire et à Comprendre
  6. Évaluer votre texte : faites-le relire par un/des collaborateurs.
  7. Faites-le relire si possible par une personne en situation de handicap.

Si les consignes du contenu et de la mise en page sont respectées et que le document a été lu et compris par au moins une personne en situation de handicap mental il est alors possible d’utiliser le logo « facile à lire » pour identifier le document.

Pour aller plus loin sur l’accessibilité numérique et le Facile à  Lire et à Comprendre www.com-access.fr (Formation, Audit, transcription)

Article de la newsletter du 7 juillet 2016

La revue lyonnaise A1, « l'ovni médiatique » de la presse territoriale

Thématique et collaborative, A1, la revue de la mairie du 1er arrondissement de Lyon prend le contrepied des bulletins municipaux d'information classiques. Une initiative unique et prometteuse, encouragée par le jury du prix de la presse territoriale 2016 qui lui a attribué son prix. Décryptage.

Lancé en décembre 2015, A1, le nouveau journal de la mairie du 1er arrondissement de Lyon bouscule les codes classiques des publications municipales. « Lors du nouveau mandat, la question de l’information aux citoyens du 1er arrondissement de Lyon (28 000 habitants) s’est posée », a expliqué Nathalie Perrin-Gilbert, maire du 1er arrondissement de la ville de Lyon venue présenter la revue A1 lors des 7e Rencontres de la presse territoriale. « L’objectif initial était de créer un support papier et de proposer un débat plus qu’une parole officielle. » A1 est une revue monothématique et contributive. Chaque numéro est coordonné et rédigé par les acteurs du territoire – culturels, associatifs, commerçants, élus d’opposition, etc. – pour croiser les regards, valoriser le débat contradictoire et créer une connaissance partagée.

Prendre le temps de la réflexion et promouvoir le débat contradictoire

À contre-courant de l'instantanéité généralisée de l'information, la revue A1 mise sur une autre temporalité, celle de la réflexion et de l'analyse en privilégiant des angles d’attaque thématiques.  « Pour chaque numéro, un thème est retenu pour offrir aux habitants un traitement de fond sur un sujet, une analyse exigeante à l’abri de la précipitation de l’actualité. » a précisé la maire du 1er arrondissement lyonnais. Dans chacun numéro, le sujet est traité sous différents angles par des contributeurs pertinents choisis de façon collégiale. Les différentes contributions permettent ainsi le croisement de différents regards, points de vue, expériences, expertises, l'existence d'un débat contradictoire, afin de créer une connaissance commune et partagée « L’idée est de donner une diversité de points de vue aux habitants. Ne pas dire au lecteur ce qu’il doit penser mais lui donner les éléments du débat. » 

Pour garantir la qualité des contenus et l'ouverture la plus large de l'expression, un invité de la rédaction, choisi parmi les acteurs du territoire et légitime sur la thématique centrale du numéro, coordonne l'écriture collaborative de la dizaines d'acteurs du territoire (économiques, culturels, associatifs, etc.) qui contribuent à la rédaction de chaque numéro. Des contributions auxquelles s'ajoutent celle des élus de la majorité, et celles des élus d'opposition dont la parole habituellement exprimée à travers la tribune politique classique, apparaît dans le journal, au même titre que les autres interventions. La rédaction du dossier central est prise en charge par les élus, y compris ceux de l'opposition.

« Ça doit être le journal de l’arrondissement et pas celui de l’équipe municipale. Pour le premier numéro sur la thématique "Réenchanter la ville, les visages du 1er", l’invité Thierry Roche, architecte et urbaniste, nous a aidé à donner une vision de la ville et pas seulement de l’arrondissement comme un petit village. Il y a un dialogue politique qui s’instaure avec l’invité qui nous aide à aller plus loin », a indiqué Nathalie Perrin-Gilbert.

Une forme qui privilégie la pluralité des styles d'écriture et donne une large place au visuel

Dans sa forme, la revue A1 – conçue avec l'agence de communication Sienne Design – privilégie le traitement graphique et visuel. La revue laisse effectivement une large place au visuel en donnant notamment carte blanche à un artiste de l'arrondissement sur une double-page pour qu'il puisse s'exprimer sur la thématique. Un effort est également fait pour ne pas trop lisser les rédactionnels et la pluralité des styles d’écritures est donc acceptée tout en veillant à la qualité. À chaque numéro la maquette doit être adaptée car l’invité de la rédaction donne une tendance différente dans la conception du contenu.

Une construction collégiale

Pour chaque numéro, l’invité de la rédaction définit l’angle d’attaque en écrivant le premier papier du journal. Puis la revue est ensuite construite collégialement lors des comités de rédaction – quatre par numéro - auxquels l’invité de la rédaction participe systématiquement tout comme le directeur de cabinet, la chargée de communication, l’élu en charge de l’information aux citoyens et l’agence de communication prestataire. À ces personnes s’ajoutent deux élus intéressés par la thématique du moment. Le maire s’investit dans le choix du thème et participe à certains comités de rédaction. L'agence s'occupe des interviews et assure l'accompagnement rédactionnel.

Diffusion en libre-service et déclinaison web enrichie.

Pour ne pas imposer le journal aux habitants, la mairie à fait le choix d'une diffusion en libre-service. La publication, tirée à 7000 exemplaires, est distribuée dans environ 90 lieux de l'arrondissement (la mairie, la bibliothèque, des commerçants, des institutions, établissements scolaire. Et pour chaque numéro (trois par an), un événement de lancement est organisé (distribution sur un marché, etc.) piloté par l'invité de la rédaction qui propose le format comme le lieu. Ainsi le numéro 2 sur la thématique « Du jardin à l'assiette » a été lancé sur un marché de l'arrondissement début mai. Pour faire vivre et enrichir la revue entre chaque numéro une déclinaison web de A1 est proposée sur un site dédié. Il permet à la fois de consulter la revue en ligne et de proposer une contribution (texte, photo, poème..). Les contenus sont également enrichis via les comptes Facebook et Instagram de la revue.

« Un journal intelligent qui prouve que l'on peut innover sur le papier »

La revue A1 s'est vu décerné le prix du jury lors de la remise des Prix de la presse territoriale 2016, le 23 juin dernier. En récompensant A1, le jury a voulu mettre en avant une une publication qui « montre qu'il est possible d'innover sur le papier. ». « Un journal intelligent », comme l'a précisé Bernard Deljarrie, délégué général du réseau Cap’Com lors de la cérémonie : « Intelligent par son mode d’élaboration qui, autour de l’invité, fait de A1 un créateur d’infos et de sens, ouvert et pluriel. Intelligent par rapport à son territoire, car loin de dupliquer la presse municipale, il est le reflet d’un arrondissement et participe à son identité et à son attachement. Intelligent par sa forme. Son graphisme, son style soigné font de A1 un objet séduisant »

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