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Jusqu'où le numérique ? - 8e Rencontres nationales de la communication numérique | Cap'Com

Jusqu'où le numérique ? - 8e Rencontres nationales de la communication numérique

Internet et TIC
Publié le : 
29 septembre 2016

Jusqu'où le numérique ? Faut-il intégrer à tout prix les dernières technologies ? Les Rencontres nationales de la communication numérique ont permis de découvrir les innovations en vogue, et celles qui sont en devenir, pour le quotidien des usagers. Les professionnels présents ont pu explorer le futur, décrypter le fonctionnement des dernières innovations, débattre de leurs usages possibles en communication publique et ainsi faire le choix des outils pertinents à intégrer dans leur propre stratégie de communication.

8e Rencontres nationales de la communication numérique sur le thème « Jusqu'où le numérique ? organisées par Cap'Com les 27 et 28 septembre 2016 à Issy-les-Moulineaux

>> Voir les photos des Rencontres sur Flickr
>> Retour sur 2 journées d'échanges en Tweets 

Sommaire :

PROGRAMME COMPLET DES RENCONTRES

Téléchargez le programme des 8e Rencontres nationales de la communication numérique

 

OUVERTURE DES RENCONTRES

Intervenants : André Santini, député-maire d'Issy-les-Moulineaux - Laurence Lafont, directrice de la division Secteur Public de Microsoft - Bernard Deljarrie, délégué général du réseau Cap’Com

Décryptage d'innovations numériques

Animatrice : Céline Colucci, déléguée générale des Interconnectés

Deux experts décryptent des innovations numériques pour mieux comprendre leurs fonctionnalités. Des retours d’expériences viennent illustrer leurs utilisations possibles en communication publique.

1. Les beacons

Intervenant : Arnaud Chevailler, Connecthings

Les beacons sont des balises de géolocalisation qui émettent des messages et des push en bluetooth. Quelles sont leurs applications en communication publique ? Jusqu'où aller dans le push ?


Ne pas confondre avec la monnaie électronique : les bitcoins. Beacons veut dire balise et phare au sens maritime. Le beacon est un objet qui émet des ondes radios publiques à des fréquences qu’on peut paramétrer. L’objet ne consomme pas d’énergie. Il existe différents formats: iBeacon d’Apple et EddyStone, un format opensource de Google. Les ondes sont émises dans un rayon de 35 m. Ces ondes peuvent être captées par les smartphones qui peuvent les interpréter. Pour ce faire, il y a un ajout de code par les développeurs d’applications.

 
À quoi ça sert ? L’objet du beacon est de réveiller des applications automatiquement. On peut envoyer une notification uniquement aux gens qui se trouvent dans la zone du beacon et non à l’ensemble des utilisateurs de l’application. On peut engager un dialogue avec les personnes qui sont concernées par le sujet parce qu’elles sont dans une situation précise. Dans la ville, on peut s’adresser aux gens via leur smartphone ou une montre connectée : envoyer de l’information sur un événement ou sur l’arrivée d’un bus ou sur un monument à visiter. Les gens n’auraient pas eu l’information si on ne l’avait pas poussée par le système des beacons.
 
Aujourd’hui on assiste à un changement de paradigme. Jusque là on reliait le réel à Internet. Aujourd’hui on inverse le point de vue : c’est l’objet qui va dans Internet. La collectivité locale a des objets et des espaces publics. Les objets ont la capacité d’engager un dialogue avec les citoyens ou les usagers. Le rôle des communicants est d’organiser ce dialogue. La technologie des beacons rend possible cette relation. Les beacons peuvent être mis à disposition de toutes les applications de la ville mais aussi des startups qui peuvent envisager de nouveaux usages. On entre dans la ville intelligente. La gestion de ce type d’outil appelle un nouveau métier et donc un modèle économique nouveau. Ils sont à inventer car les collectivités ne peuvent pas investir seules dans la technologie.
 
Exemple : la place de la République à Paris est équipée de balises beacons qui envoient des notifications aux passants pour dire qu’il se passe quelque chose : un concert ce soir par exemple, ou une info travaux.
 

Quid du spam ? L’enjeu est de déclencher des notifications de manière pertinente pour ne pas être intrusif. On peut additionner les critères pour augmenter la pertinence du message. Attention la nature de l’info dépend de l’application : un même beacon peut réveiller plusieurs applications différentes. À chaque application s’engage un dialogue différent. Tout le monde n’est donc pas concerné par tout. On peut considérer que les gens sont intéressés par le sujet car ils ont chargé l’application qui le porte.
 
Il y a une stratégie de notification à partir de différents critères : la tranche horaire, la zone géographique, les conditions dynamiques (temps réel comme l’arrivée d’un bus, la météo…), la fréquence de notification, l’historique de comportements.
 
On peut rajouter des applications qui s’appuient sur un même beacon sans avoir à réinstaller le dispositif. Le beacon est relié à une plateforme qui permet de gérer les webservices. Le beacon en lui-même ne parle pas. 

2. Snapchat

Intervenants : Benoît Le Corre, journaliste, Rue 89 -  Alexis Rousseau-Jouhennet, directeur de la communication de Châteauroux Métropole

Forte de 6 milliards de vidéos vues et de 100 millions d’utilisateurs actifs au quotidien, l’application Snapchat touche en particulier les 13 – 25 ans. Comment fonctionne l'application ? Quelle place peuvent occuper les collectivités territoriales et organismes publics sur des réseaux sociaux éphémères ? Snapchat est-il un effet de mode ou représente-t-il une réelle opportunité pour toucher les jeunes ?


Présentation de l’application
 
L’appli cartonne : 100 millions d’utilisateurs dans le monde et 8 millions en France. 70% ont entre 18 et 34 ans. Les réseaux sociaux ont vieilli, notamment Facebook. Snapchat c’est un nouvel espace de liberté pour les ados, là où ne sont pas les parents, la famille, les profs… L’utilisateur passe entre 25 et 30 minutes par jour sur l’appli. 10 milliards de vidéos sont vues chaque jour.
 
Les créateurs ont eu l’idée de mettre au point une appli ou les photos s’autodétruisent : les vidéos et photos disparaissent au bout de 10 secondes après lecture. C’est avant tout une appli de messagerie. C’est une appli fun, créative et récréative : on retouche la photo.

 
Snaptchat a lancé son application Discover, qui permet d’afficher du contenu en provenance des médias. Depuis le 15 septembre 2016, 8 médias français sont dans cette rubrique : LeMonde, Paris Match, L’Equipe, Konbini, Cosmopolitain, Vice, Melty et Tastemade. Les politiques et les marques se mettent dessus car ils veulent viser les jeunes, il y a la promesse de les capter.

Pourquoi y aller ? Dynamiser une communication notamment en direction d’une cible jeune difficile à atteindre. Toucher une cible fidèle, créer une communauté à qui on peut demander des choses, faire des sondages, entrer en relation directe. Il y a peu de trolls.
 
Comprendre son fonctionnement
On crée des snaps : une image ou une vidéo sur laquelle on rajoute du texte, et des dessins, des smileys… on règle la durée, et on envoie le message à un contact ou à toute sa communauté : dans ce cas là c’est une story.
Pour les médias l’intérêt est de raconter des histoires : un article est une histoire. Quand on crée une story il faut bien penser le premier et le dernier snap et veiller à ce que chaque snap donne envie d’aller sur le suivant. Rue89 propose un tutoriel pour expliquer comment réaliser une story >> http://rue89.nouvelobs.com/2016/07/22/tuto-snapchat-comment-creons-stori...
La fonction « memories » permet d’améliorer les stories. C’est la dernière née des fonctionnalités de snapchat.
 
Adopter les bons réflexes sur Snapchat
Quelques conseils :
-       incarner le compte avec une photo de personne notamment
-       adapter le ton sans en faire trop : ne pas faire djeuns
-       s’investir, s’engager : il ne sert à rien de faire un snap tous les 3 jours ou de partager des images sans intérêt ; c’est chronophage, il faut être présent tout le temps, trouver des formats, répondre en direct ; si on n’a pas le temps, mieux vaut ne pas le faire… ou recruter un jeune stagiaire
-       ne pas hésiter à montrer ce qui se passe derrière, dans l’arrière-boutique. En journalisme, c’est l’idée du contrechamp.

Retour sur l’expérience de Châteauroux métropole :

Châteauroux est la première agglo sur Snapchat. Il existe trois filtres (un pour le territoire, un pour le skate par cet un pour l’équipe de foot). Les filtres sont payants et ont été obtenus après avoir contacté Snapchat aux Etats-Unis. Ce n’est pas très cher ni très compliqué, la seule difficulté a été d’obtenir le filtre pour l’équipe de foot, car il s’agissait d’une marque. Un contrat spécifique a donc été mis en place, ce qui était un peu plus long que pour les filtres concernant le territoire ou un espace public.

Le compte est plus utile pour le maire grâce aux échanges directs que pour la collectivité, sauf en cas d’événementiel. Au quotidien, Snapchat est déconnecté des autres outils numériques. Le compte de la collectivité est géré par le maire en direct avec son collaborateur de cabinet. Il n’y a donc pas de ligne éditoriale globale pour Snapchat.
Snapchat permet d’humaniser, de remettre de l’authenticité. Il n’y a pas d’outil d’analyses réel. Ce n’est d’ailleurs au départ pas fait réellement pour être utilisé par les organismes, mais plus pour des individus. 

3. Les chat bots

Intervenants : Estelle Dumout, directrice de l'activité formation, Rue 89 - Eskandar Benaicha, chef de projet U-Report France à l'UNICEF

Les chat bots sont des assistants virtuels capables de discuter avec les usagers et de répondre à leurs questions. Concrètement, quelles sont leurs fonctionnalités de ces robots et quels services peuvent-ils offrir aux collectivités ? Jusqu’où aller dans la robotisation ? Focus sur l'outil U-Report, développé par l'UNICEF pour encourager l'engagement citoyen des jeunes.
Un chatbot c’est chat + robot. Il permet d’entretenir une discussion instantanée avec les utilisateurs, avec une capacité du robot à apprendre au fur et à mesure : on est dans des technologies d’intelligence artificielle qui parviennent décrypter des questions pour y apporter une réponse. Siri ou Ok Google en sont des exemples.
 
Le chabtot peut faire une déduction sans qu’il y ait un programme spécifique qui donne la marche à suivre. On peut poser la question dans un langage naturel, avec plus ou moins de succès.
Une étude Vanksen montre que 80% des applis de marques ne seront plus utilisées dans 5 ans. Les 5 applis les plus chargées sont des applis de chat : Messenger, FB, Snapchat, WhatsApp, Skype. Ce qui va rester sur les mobiles ce sont les apps qui permettent d’échanger avec son entourage. Au total les applis de messagerie comptent 3 milliards d’utilisateurs actifs.
Les robots vont servir de point de contact et utilisent les outils existants : pas d’application propre. Les robots analysent le besoin et répondent à des questions simples en s’appuyant sur les mots utilisés. Un humain peut intervenir s’il ne trouve pas la réponse.
Techniquement on peut passer par les logiciels de messagerie, sur le site, le SMS, Twitter, Skype.
Exemples : le chatbot SNCF est passé sur l’appli Messenger. Il fonctionne bien sur les questions simples (fournit plusieurs solutions lorsqu’elles existent), mais moins bien lorsque la requête est complexe.  Autre exemple : Hillary and Donald bot. Il donne des réponses sous forme de discours existants des candidats. L’Express pour sa part fonctionne avec des mots clés précis : cela revient à parler avec un moteur de recherche.
 
Quels avantages ? Un gain de temps sur des questions simples à répondre (horaires de la piscine, menu de la cantine). Le chat bot permet d’individualiser la réponse au client ou à l’usager, il permet d’avoir plusieurs points de contacts, d’améliore l’image de marque tout en usant du big data. Ainsi, on apprend à mieux connaître les utilisateurs.
 
Quelles limites ? La prise de parole est peu naturelle, peu de fonctionnalité encore, ne remplace pas l’intervention humaine à 100%, et attention au risque de bad buzz.

Présentation du projet U-Report de l’Unicef :

Le projet est né en 2011 en Ouganda. C’est un chatbot qui permet d’informer, de mobiliser, d’engager les jeunes sur des problématiques de la vie quotidienne. C’est un outil gratuit et anonyme. Le projet s’est développé en Europe cette année, depuis juin en France. L’outil doit être adapté à chaque pays : les enjeux ne sont pas les mêmes en France qu’en Afrique où est né le dispositif. Les données sont récupérées lors de l’inscription des utilisateurs et permettent à l’Unicef de se faire le porte voix des jeunes.

 
Les jeunes peuvent s’inscrire par le canal qu’ils souhaitent : Twitter, Facebook ou une application mobile.
Les données sont compilées selon trois critères : âge, sexe, région. Après le traitement des données il y a une restitution automatisée et en temps réel sur le site Internet notamment mais aussi les réseaux sociaux et l’application mobile en cours de développement.
 
Le chatbox U-Report est une brique de recrutement, avec un taux de réponse d’environ 30%. Concrètement, ces messages arrivent comme des messages privés dans les comptes des réseaux sociaux. L’automatisation de la mise à jour des résultats s’effectue toutes les 15 minutes.
 
Un live-test a été réalisé lors des 8e Rencontres nationales de la communication publique. Il s’adressait aux professionnels présents et leur a permis de tester en direct le chat bot. Les résultats sont visualisables sur la page internet du projet : http://france.ureport.in/poll/121/

CONFÉRENCE : Placer l'expérience utilisateur au coeur des dispositifs numériques

Intervenant : Dominique Danaë, directrice de la communication de Microsoft

Comment intégrer l'expérience utilisateur dans sa stratégie de communication ? Pour savoir s'adapter aux nouveaux usages, retours d'expériences et décryptage de la prise en main des nouvelles technologies par différentes cibles : médias, usagers, génération Y, etc.

Ateliers méthodologiques

Développer une application mobile nouvelle génération

Intervenants : Audrey Busardo, chargée de communication à la ville et métropole de Nantes
Atelier animé par Anne-Claire Dubreuil, directrice adjointe de la communication du SICOVAL

Nantes dans ma poche est une application mobile nouvelle génération et fortement personnalisable. Dédiée à la vie quotidienne pour une ville « facile à vivre », elle a été co-construite avec les habitants, les usagers, les agents de la métropole et des communes, les startups, etc. Décryptage d’un projet qui a su s’adapter aux usagers et miser sur le trans-administratif.
 

Présentation de l’application

Il s’agit d’une application ultra personnalisable, dédiée à la vie quotidienne et à la mobilité sur le territoire. Chaque utilisateur la configure en fonction de ses besoins et de ses usages du territoire. Elle est disponible sur Iphone et Androïd. Cette application est une commande de l’équipe municipale en complément des autres canaux d’information.
 
Elle propose une quinzaine de services que l’usager peut choisir : beaucoup de choses sont liées aux déplacements mais il y a aussi la possibilité de signaler un problème dans l’espace public, les menus de la cantines, les commerces… L’appli est vraiment centrée sur le besoin de l’usager. On lui laisse le choix de ses services. Il paramètre les infos en fonction de sa situation. Il ne reçoit que l’information qui le concerne. L’ergonomie permet de déplacer les blocs comme on veut : on réorganise son bureau. Les informations sont géolocalisées et diffusées en temps réel. Un millier de lieux utiles sont référencés dans l’application.
 
>> Voir la vidéo de présentation : http://www.nantes.fr/nantes-dans-ma-poche

Méthode de projet
C’est un projet transversal porté par la métropole et la ville de Nantes avec un portage hiérarchique et politique fort : direction du projet métropolitain, direction communication et DSI.  Il y a fort volet data dans ce projet. La méthode est importante : projet évolutif et méthode collaborative entre les services, les communes, les agents, les habitants, les acteurs de l’écosystème numérique. Une trentaine de citoyens ont travaillé avec la métropole : confronter l’expression de leur besoin aux premières ébauches de l’appli. Idem avec les agents à la fois en tant qu’usagers mais aussi comme organisateurs des services, connaissant leurs publics.
 
La version 1 est sortie en avril 2016, après une version pilote qui a permis de conduire une évaluation à partir des retours d’usage. Quelques statistiques :
-       à ce jour 60 000 téléchargements
-       45% sont sous IOS, 45% sous Android
-       Les tablettes représentent 6 à 9%.
-       Taux de rotation : 63% (taux de d’applications téléchargées qui sont restées installés)
-       61% des pages vues sont des services, 30% sur la page d’accueil.
Services les plus installés :
-       Tram
-       Info circulation
-       Agenda
Services les plus utilisés :
-       Info circulation
-       Tram
-       Agenda
Coût de l’application :
-       500K€ au total, financé entièrement par la métropole
-       300 K€ sur le design et développement
-       80K€ sur l’accompagnement
-       40K€ recette
-       40K€ sur l’ergonomie
 
L’architecture est complexe : une plateforme technique centralisée qui appelle des données par l’intermédiaire de différents API. Beaucoup des API sont en opendata.
 
Qu’est-ce qui manque aujourd’hui ?
Les gens aimeraient avoir les plans B. Connaître les problèmes mais aussi les solutions, notamment trajet de repli en cas de problème.
 
Pourra-t-on payer la cantine en ligne ?
Aujourd’hui ce n’est pas possible mais on y réfléchit. La difficulté est liée au fait que les cantines sont gérées par les communes qui ont des modalités de règlement et de service différents. Les usagers veulent un truc simple, sans aller vers des comptes différents, d’où la difficulté de proposer des services de ce type : traiter en un seul outil 24 cas différents.
 
Comment on gère la donnée qui provient de 24 communes ?
On a commencé par convaincre les différentes communes. Une des API converge vers Info Nantes : les communes ont eu accès à cette base de données et ont contribué au contenu.
 
Quel est le budget d’une telle appli ?
La version pilote de l’appli a coûté au total 500 K€. S’est fait à moyens constants dans la collectivité : pas de recrutement pour suivre ce projet.
 
Les canaux d’information principaux n’ont pas connu de baisse de trafic sauf la ligne Allo Nantes qui connaît moins d’appels depuis que l’appli est en service.

Gérer son réseau d'affichage numérique

Intervenants : Damien Pfister, directeur de la communication de la ville de Trappes - Denis Saada, directeur du développement digital et innovation, Clear Chanel France

Grâce à une information localisée et réactive, l’affichage numérique offre des possibilités intéressantes pour renforcer la communication de proximité. Comment penser son réseau d’affichage au sein de l’espace urbain ? Comment s’organiser pour alimenter son contenu en continu ?

Estimation du coût :
-       un peu moins de 10.000€ pour achat panneau et coût d'installation
-       raccordement simple (tranche + erdf) entre 6000 et 12.000€ d'installation technique
 
Les collectivités locales sont de plus en plus demandeuses et souhaitent de plus en plus installer un réseau d’affichage numérique sur leurs territoires. Il y a un engouement des grandes villes européennes.
 
En France le mouvement s’intensifie également à l’image de Brest métropole, qui a une stratégie spécifique. Plutôt que de couvrir l'ensemble de la population, le balisage et le message sont rabattus sur le centre ville ! Ce sont les piétons qui sont ciblés car les messages sont un peu longs. Il faut donc un temps de lecture un peu plus long pour fixer le message.
 
Facteurs clés de succès
-       Le référencement des équipements : en général quand on achète du matériel digital on souhaite que celui ci dure dans le temps. Il faut donc veiller à faire le bon choix d'équipement pour l’extérieur
-       Vigilance quant à l’installation des équipements et au choix des emplacements : ils doivent être visibles, prêts de flux piétons, prêts de points d’intérêts ou de lieux de fréquentation dominicale (Musées, centres commerciaux, etc.)
-       Mise en place et infrastructure réseau : choix entre fibre et 4G en fonction des emplacements
-       Entretien, maintenance et connexions : attention, le coût d’entretien peut-être conséquent à l’usage (surtout en cas de panne ou de mauvais entretien). Il faut donc bien évaluer et prendre en compte le coût d’entretien
-       Logiciel et application propriétaire
-       Mediaplanning et mise en ligne
-       Création et réalisation de contenus
-       Régie publicitaire
-       Etude de notoriété et d'image
 
La communication digitale extérieure
-       Richesse créative
-       Pertinence
-       Immédiateté
-       Engagement 

Retour sur l’expérience de la ville de Trappes en Yvelines :

À Trappes en Yvelines, 70% de la ville est en rénovation urbaine. Dans le cadre de la mise en place de l’affichage dynamique, un effort important a été accordé pour faire suivre l’évolution des panneaux en fonction de l’évolution de la ville.
 
La ville est quadrillée, entre nationale et voie ferrée. L’idée est d'intégrer tout le monde dans la collectivité et de ne pas créer de sentiment d’exclusion.
 
Une réflexion importante a été menée pour penser l'implantation des panneaux en fonction du paysage urbain : les coins passants ont été quadrillés.
 
Quelques questions primordiales concernant les aspects réglementaires :
-       À qui appartient cet espace public ?
-       Règlement de publicité local
-       Encadrement de l’implantation des panneaux par le grenelle de l'environnement : il faut éteindre les panneaux entre 1h et 6h du matin depuis 2013
 
Marchés :
3 moyens de se procurer des panneaux
-       Financement via espaces publicitaires
-       Location
-       Acquisition >> c’est le choix de la ville de Trappes
 
Collaboration avec les services techniques :
-       Autorisation de voiries puis installation sur nationale départementale ou communautaire (parfois un peu long)
-       Intervention obligatoire d’ERDF (attention aux délais). L'emplacement des panneaux défini le temps de travaux et d'exécution d’ERDF (raccordement / mise en place dès compteur). Dans le cas de la ville de Trappes, il s’agit d’une acquisition de panneaux, le traitement avec ERDF a donc été plus rapide.
 
Prise en main en interne
 
Le logiciel très simple à utiliser : message, film, animation,... L’équipe communication n’a eu besoin que d’une formation de 2 heures avant de se lancer !
Il est possible de programmer et de gérer l’affichage depuis un mobile.
Les personnes que l'on ne touche pas part le web ou les campagnes statiques sont touche par cette technique plus dynamique.
En interne, une note de cadrage a été envoyée aux services et aux associations.

Travailler en bonne intelligence avec la DSI

Intervenants : Gwenole Chasle, chef de projets services numériques à la Direction des Systèmes d'Information du Département du Morbihan - Thomas Biarneix, pôle communication numérique et dialogue citoyen, département de la Haute-Garonne
Atelier animé par Pierre Bergmiller, responsable de la communication numérique de l'eurométropole de Strasbourg

La Direction du Système d’Information est un acteur charnière pour la bonne réussite des projets de communication numérique. Or direction de la communication et DSI n’ont pas les mêmes objectifs. Comment faire converger les approches ? Un atelier pour comprendre les contraintes de chacun et trouver des solutions de collaboration efficace.

Travailler en bonne intelligence avec la DSI
 
L’atelier a été fondé sur la présentation / la succession de clichés sur les 2 métiers communicants / DSI.
Clichés sur la com :
-       La com’ c’est soit de la cosmétique, soit de l’amusement
-       La com, c’est vendre du vent => terme péjoratif
-       Avec vous les communicants, ce n’est jamais assez bien, vous êtes compliqués
-       Vous les communicants, vous ne connaissez rien à l’information (et ca ne vous intéresse pas)
-       Avec vous c’est tout de suite, vous ne nous associez jamais en amont
 
Clichés sur la DSI :
-       Le service public n’est pas l’objectif principal, ni secondaire d’ailleurs => en partie vraie car la DSI est très peu en contact avec les utilisateurs finaux
-       Le court terme c’est 1 à 2 ans => en partie vrai, c’est lié aux procédures internes. Cela fait partie de la culture des DSI : basé sur la sécurité, respecter les contrats, demande de l’endurance.
-       La DSI et l’innovation ne se sont jamais rencontrées
-       Les réseaux sociaux au travail c’est pour las fainéants
-       La sécurité est la mère de toutes les batailles
 
Pistes de réflexion pour améliorer le travail entre les services :
-       Définir des objectifs communs
-       Faire confiance
-       Mettre les gens au centre de chaque projet
-       Se rappeler que le service public passe toujours en premier
-       Faire du Yoga J
-       Ou faire du Krav-maga J J
 
La DSI n’est pas un prestataire de services, mais des collègues de travail. Ce sont des alliés. Et des alliés ne se créent pas dans l’urgence, mais avant.
Connaître les bases des langages informatiques aide à la compréhension.
 
Ce qui les rassemble :
-       Vanter le beau travail bien fait
-       Ce sont des « artisans de l’ombre »
-       Le fait de partager un projet permet de lâcher prise.
-     Garder le principe du KISS « Keep It Simple, Stupid » : rester simple et basique. Les avantages d’un tel système sont nombreux :
o   Stable, fiable
o   Maintenance facile
o   Interopérable
o   Supporte les différents environnements

 

 

Maîtriser les codes du web design

Intervenants : Christophe Sadowski, directeur artistique chez alter way - Frédéric Vinzent, consultant en conception UX chez alter way

Comment réussir son web design ? Au-delà de la ligne graphique et de l'esthétique, quels sont les points d'attention ? Quelles sont les grandes tendances du graphisme numérique et interactif ? Quelles sont les erreurs à éviter ? Un atelier pour savoir penser ses interfaces digitales entre identité et usages.

Les différentes  dimensions du webdesign :
- Esthétique
- Identité
- Mobilité : on ne réfléchit plus un graphisme web sans penser la mobilité
- Ergonomie
- Accessibilité : contrainte réglementaire, personnes seniors, rg2a,
- Technique

 
Webdesign :
Image
- UX
- Simplicité d’utilisation
- Accessible à tous
- Adaptable : responsive
- Faisabilité technique : expertise coût
 
Public du webdesign
Cible
- Utilisateur
- Utilisateur avec problème de lecture
- Utilisateur en situation de mobilité
- Persona
- Utilisateur au centre de la conception
 
Que doit-on mettre en œuvre pour souscrire à tout ça ?
 
Mettre en place une chaîne d'étape successive avec livrable qui permet un suivi de l'avancement ainsi qu’un travail collectif et collaborative.
Le web design démarre avec la typologie des contenus.
 
Question du SEO dans la création des wireframe 
 
Simplicité visuelle
- Minimalisme
- Abandon du skeumorphisme
- Flat design et material design
- Police sans empattement
- Police a bâton
- Transparence bouton fantôme
 
+ Lisibilité
+ Prise en main simple et rapide
+ Chargement rapide
- attention au manque de personnalité
- il ne faut pas trop compenser par d’autres effets : animation, imagés spécifique et vidéos
 
Convergence mobile et desktop
- Toutes les fonctionnalités sur mobile
- Menu contextuel au tap/clic
- Objets d’interfaces mobiles utilisées sur desktop : burger menu, slide out
Fin des sliders : pas efficace préférer la mosaïque
Long scroll (défilement long) hérité de l’usage mobile
- Pas de clic inutile
- Progression d’une « histoire » ...
- Abandon de la ligne de flottaison
 
Animations
-  Animations riches, grand format
-  Micro interaction, survol
 
On ne fait plus de mesure sur les visites mais sur l’usage des services proposés.
On ne structure pas ses contenus en fonctions de la structuration et de l’organisation interne, on pense public et utilisateur.

L'avenir du web est-il dans le cloud ?

Intervenants : Romain Lange, cofondateur d’Openagenda - Xavier De Fouchécour, directeur de Beaurepaire
Atelier animé par Marc Cervennansky, responsable du centre web et réseaux sociaux de Bordeaux Métropole

La tendance est aux plateformes d’agrégation de contenus. Il s’agit de structurer l’information à l’échelle d’un territoire en mettant en commun les données des différentes institutions pour personnaliser l’information. Ce type de plateformes de données publiques et territoriales va-t-il rendre le site web obsolète ?

Présentation de l'outil Openagenda
La question part du constat que nous vivons sur un territoire plus vaste que là où nous habitons. Nous devons parfois deviner sur quel site / application aller pour trouver l’information recherchée, car actuellement le système est cloisonné et autocentré.
Aujourd’hui Google peut restituer des informations recherchées avant d’aller sur le site cible.
OpenAgenda permet la création d’agenda sur la base de données ouvertes.
Le besoin d’agenda est important, c’est un outil très utilisé dans les sites internet / applications. La problématique vient de la duplication des données, une même information va être répliquée plusieurs fois, dans différents systèmes, pour apparaître largement. L’OpenData permet de centraliser les données à diffuser sur différentes échelles. Egalement, si les bases de données sont mutualisées, les coûts associés le sont également.
 
Les freins de la solution sont :
-       Résistance aux changements
-       Abandon des équipes
-       Attachement émotionnel à ce qui a coûté de l’argent
 
Présentation de la plateforme Publidata
La notion du Cloud implique que ce soit l’utilisateur qui soit au centre du SI, et non le territoire.
Problématiques :
-       Mêmes besoins exprimés
-       Beaucoup de pages
-       Les contenus ne sont pas des données
 
L’offre Publidata propose 3 produits :
-       Une plateforme avec des données structurées
-       CMS Publidata : proposer un service associé à ces données
-       Conversation : interactivité entre la collectivité et les habitants.
 
Les freins sont :
-       Le contenu et la politique, pas les datas.
-       Les marchés publics ne sont pas trop adaptés aux changements.
 
Au-delà de la taille, la différence entre eux et Google est que Google est orienté particuliers, là ou Beaurepaire est orienté Pros.
 

 

Comprendre Twitter : quelles évolutions depuis 10 ans ?

Intervenants : Anthony Blondeau, directeur de la communication de la ville d'Arras - Céline Mas, directrice générale d'Occurrence

Dix ans après son lancement, Twitter a-t-il trouvé sa place dans le paysage de la communication territoriale ? Quelles sont les thématiques, les mots-clefs, les posts qui fonctionnement le plus pour les collectivités ? À partir de l’étude Live Métropole Occurrence / Cap’Com, retour sur l’outil aux 140 caractères.

Présentation: l'observatoire socialmedia des territoires

Intervenant : Franck Confino, fondateur de l'observatoire

L’Observatoire socialmedia est un outil gratuit qui vise à qualifier l’activité des collectivités sur les réseaux sociaux. Présentation de l’outil et de sa démarche.

Innovation : Quelle place pour les collectivités dans un monde "uberisé" ?

Intervenants : Damien Demailly, coordinateur du programme Nouvelle Prospérité à l'IDDRI, Sciences Po Paris - Éric Legale, directeur d'Issy Média - Michael Pouchelet, chef du projet "éco-mairie" de la Communauté Urbaine de Dunkerque
Séquence animée par Frédéric Theulé, chargé d'études "Projets de territoires" à la Communauté d'agglomération de Saint-Quentin en Yvelines.

Mobilité (blablacar), logement (airbnb), financement (crowdfunding), culture (booxup), production contributive (fab labs)… de nouveaux services et modèles économiques basés sur le numérique apparaissent. Quelles opportunités offre l’économie collaborative pour le développement des territoires ? Les collectivités territoriales peuvent-elles s’en saisir pour imaginer de nouveaux services publics ? Quels sont leurs moyens d’action et / ou de régulation face au développement de l’économie collaborative ?

L’économie collaborative est un concept valise sur lequel personne ne s’accorde. C’est un concept fourre-tout qui concerne de nombreux secteurs différents et de nombreux acteurs : covoiturage, autopartage, prêt entre particuliers, don ou recyclage, location de logements, couchsurfing…
 
Les caractéristiques communes sont la révolution des usages grâce au numérique, la relation pair-à-pair et la volonté de contourner les acteurs en place. Mais l’économie collaborative peut créer des angoisses ou des tensions : concurrence déloyale, fiscalité… il y a du débat et les réglementations se mettent en place. Elle fait également rêver : économie circulaire, diminution des déchets, renforcement des services (mobilité par exemple), baise de la consommation d’énergie…
Attention donc car ce n’est pas parce que c’est collaboratif que c’est positif. On n’est pas toujours dans une logique de consommer moins ou mieux. Certains modèles sont vertueux d’autres le sont moins ou pas spontanément.
Tous les outils ne sont pas destinés au succès. Pour que ça marche il faut une masse critique d’utilisateurs. Il n’est pas facile d’amorcer la rencontre des offreurs et des demandeurs. Les modèles économiques sont multiples et difficiles à trouver. Il y a donc un écart entre le réservoir d’innovations de l’économie collaborative et leur mise en application.
 
Les freins pour les collectivités sont le manque de connaissance des services, la nécessité d’une compréhension totale avant d’agir, la compétition avec les acteurs en place, les silos administratifs, comment soutenir un innovateur (manque d’inspiration). De nouveaux types de partenariats peuvent être mis en place pour soutenir l’économie collaborative.

L’exemple de Dunkerque : la réduction des encombrants

L’agglomération de Dunkerque a sollicité Écomairie pour trouver une solution à la problématique de la gestion des encombrants (volonté de diminuer le budget du ramassage des encombrants) mais aussi pour contourner Le bon coin et créer du lien social. Le dispositif a été co-designé par les services de la ville et Écomairie. Le service permet aux gens de déposer un objet dont ils n’ont plus l’usage (don ou prêt), pour lui donner une seconde vie. Un gros travail de communication a été mené pour éduquer les habitants à la seconde utilisation des objets : ce qui ne vous sert plus peut servir aux autres. Aux yeux des habitants c’est un site de petites annonces comme les autres. Mais Écomairie a créé un générateur de sites qui peuvent être mis en place en 24h à n’importe quelle échelle.
>> http://www.eco-mairie.fr/
 
À Dunkerque on a constaté 15 à 30 % de remise en circuit de produits habituellement jetés en déchetterie. La majorité des échanges se font entre 200 et 500 mètres de distance.

L’exemple d’Issy-les-Moulineaux : la mobilité 


La ville intelligente c’est d’abord le numérique au service des habitants. On voit émerger les villes collaboratives grâce aux algorithmes. On ne fait plus tout, tout seul. Cela suppose une évolution des mentalités. Dans des villes comme Issy, le point noir c’est la circulation et le stationnement. La smart city peut aider à faire changer les choses. Issy a déjà expérimenté sur ces sujet : le paiement du stationnement pas téléphone, le zenbus, les path to park, le park sharing. Il faut fluidifier la circulation sans pour autant faire appel aux finances publiques. Le Grand Paris Express est le plus grand projet de transports urbains : 200 km de ligne automatique et 68 nouvelles gares. Les travaux vont avoir des conséquences considérables sur la circulation. 40 acteurs se sont mobilisés pour créer So mobility pour trouver des solutions. Le point de départ c’est : le changement c’est l’individu qui le portera avec son smartphone. Pas de création de nouvelle infrastructure. Les habitants peuvent participer via Living Lab. Les responsables PDE, RSE des entreprises sont sensibilisés et les salariés aussi.
 
>> http://www.issy.com/taxonomy/term/743/lancement-du-projet-so-mobility--u...
 

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