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Les communicateurs municipaux du Québec réunis pour les 375 ans de Montréal | Cap'Com, Le réseau de la communication publique et territoriale

Les communicateurs municipaux du Québec réunis pour les 375 ans de Montréal

créé le : 
07/06/2017

Les communicateurs municipaux du Québec ont tenu leur colloque annuel à Montréal à l’occasion du 375e anniversaire de la ville.

« Notre rôle est de bâtir des ponts, non pas de les brûler ». C’est ainsi que Louis Latraverse, président de l’Association des communicateurs municipaux du Québec, a introduit le le 24 mai dernier le 39e congrès des communicants territoriaux, comme on les appelle en France. La métaphore est d’autant plus forte à Montréal – une île faut-il le rappeler – qui compte 21 ponts. « La ville est en grande transformation. C’est un territoire qui a besoin d’être relié pour se développer »., a expliqué Louis Beauchamps, directeur des communications de Montréal. « Certains bâtissent des murs, nous préférons les ponts », a-t-il ironisé devant une assemblée très imprégnée de sa mission de lien social.

De ponts il a aussi été question avec Gilbert Rozon, que l’on connaît en France pour son rôle de juré piquant de l’émission « La France a un incroyable talent ». Le fondateur du festival « Juste pour rire » s’est vu confié la programmation du 375e anniversaire : « Nous avons retenu trois objectifs : proposer des gestes qu’on ne voit nulle part ailleurs ; chercher des investissements rentables pour l’exportation, le tourisme, l’image de la ville ; respecter une ligne éditoriale commune : construire des ponts. » L’acte fondateur de cette année exceptionnelle a été la mise en lumière du pont Jacques Quartier, comme une nouvelle signature de la ville. L’événement doit permettre aux acteurs locaux de se fédérer pour construire un discours commun. On fait naturellement le parallèle avec Le Havre qui célèbre au même moment ses 500 ans. De part et d’autre de l’Atlantique, les deux villes auront en partage, outre la méthode, le défilé des géants de Royal Deluxe.

Pendant deux jours, les 250 communicateurs présents ont échangé sur des enjeux bien similaires à ceux qu’on connaît en France. La circulation de l’information dans l’ère de la post-vérité interpelle les professionnels sur la place des messages publics. Les réponses sont souvent pragmatiques. Et proactives. Quand on s’arrête à la communication de crise, les Québécois se tournent vers la résilience. Anticiper sur les aléas, identifier les risques, apprendre à gérer les perturbations, préparer les populations, corriger ses erreurs. La résilience, c’est prolonger la crise dans ce qu’elle a de positif : la solidarité. Une manière singulière d’absorber le stress de la société comme celui du communicateur. Et de regarder le Québec comme un territoire d’inspiration pour les communicants français. A l'occasion du colloque, la ville de Saint-Jérôme s'est vu décernée la Grande plume d’or 2017 pour une opération de prévention des sextos à destination des ados. Une campagne que nous décrypterons dans un prochain article.

Auteur: 
Cap'Com