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Quel avenir par les réseaux locaux de communicants ? - Étude NXA/Cap'Com - 2013 | Cap'Com

Quel avenir par les réseaux locaux de communicants ? - Étude NXA/Cap'Com - 2013

Métiers et statuts
Publié le : 
21 février 2014

Étude sur les attentes des communicants en matière de réseaux professionnels qui initie une réflexion sur les réseaux locaux afin d’en établir une cartographie et d'identifier leurs pratiques, leurs attentes, les services proposés, les profils des participants et les outils d’animation ...

Date : novembre 2013
Auteur : Institut NXA et Cap'Com

Contenu du document :

  • Rapport complet d'étude comprenant un compte-rendu sur les ateliers participatifs du Forum Cap'Com 2013 à la Rochelle
  • article Regard sur les réseaux locaux de communicants paru dans la newsletter Cap'Com du 21 février 2014

Rapport complet de l'étude

Regard sur les réseaux locaux de communicants

article paru dans la newsletter Cap'Com n°371 du 21 février 2014

Le réseau fait partie du métier. C'est le principal enseignement de l'étude sur l'avenir des réseaux professionnels de communicants réalisée par Cap'Com et l'institut NXA. Une étude présentée et débattue lors du Forum de décembre 2013 qui a marqué les 25 ans du réseau Cap'Com. Sur le terrain, les communicants publics sont en demande de réseaux locaux. Si les formes varient, les enjeux restent les mêmes : rassurer, partager, connecter. La période qui s’ouvre offre une opportunité de mieux faire reconnaître l’activité de réseau par sa direction et ses élus. Les résultats de l’étude donnent à considérer quelques arguments utiles.

« Les professionnels de la communication le reconnaissent, le contexte économique, politique et environnemental impacte fortement sur l’exercice du métier. Les évolutions des TIC ont révolutionné les pratiques. » explique Cécile Grosset, directrice d’études de NXA. Les spécificités du métier éloignent rapidement les formations initiales de la réalité des pratiques professionnelles. Si des formations existent aujourd’hui pour se mettre à jour des connaissances et techniques, notamment numériques, l’échange d’expériences apparaît comme essentiel pour réfléchir à leur mise en œuvre : « Je me suis vite rendu compte que la seule certitude des grands communicants étaient de n’être sûrs de rien ! raconte un communicant à son arrivée dans son réseau local. Nous étions là pour partager nos expériences, nos réussites et nos échecs, nos espoirs et nos questions. » C’est cette notion de partage d’expériences qui préside à la création de réseaux professionnels spécialisés. La démarche peut d’abord être spontanée : l’entourage professionnel. Puis plus systématique : on se réunit de manière informelle entre pairs. Jusqu’à être véritablement structurée, en association généralement. 

Mind Map sur les réseaux locaux de communicants. Réalisée par Pierre Clause (Next Creativity) lors des ateliers du Tapis de paroles du Forum de La Rochelle en décembre 2013.

Une affaire de périmètre
L’étude montre bien que le périmètre d’un réseau professionnel est lié à ses objectifs mais aussi aux circonstances de sa genèse. Le besoin d’échanges d’expériences pousse les communicants publics à se réunir soit de manière autonome, à côté d’associations de communicants majoritairement privées, soit au sein même de ces associations de communicants ou de clubs de la presse au moyen de collèges spécifiques « secteur public ». Le réseau est également perçu comme un lieu ressource qui permet d’accéder à des formations adaptées, un lieu d’expertise. Cette dimension tend à favoriser l’élargissement du périmètre pour confronter les points du vue et les expériences du privé, des agences de communication, des organismes similaires dans d’autres territoires. Inversement, le besoin de convivialité, de proximité pousse à localiser l’animation : « Le réseau s’est réduit du national au régional puis au départemental à cause des difficultés à réunir un maximum de membres aux événements » raconte une responsable d’un réseau breton. Les temps de rencontres physiques sont privilégiés : dîners, petits-déjeuners thématiques, after-work, conférences, visites d’entreprises ou tout simplement rencontres autour d’un verre dans un café. Ils permettent de nouer des contacts, de renforcer les liens, d’échanger sur les enjeux locaux, d’amorcer des collaborations. Cet « être ensemble » est un élément clé de motivation. Il entretient la dynamique des réseaux pourtant confrontés aux difficultés très prosaïques de l’animation quotidienne.

Une affaire de temps
L’activité d’un réseau dépend énormément des moyens dont il dispose. Les cotisations individuelles ne permettent pas de faire vivre l’association, celles des organismes un peu. C’est donc l’engagement bénévole de ses membres qui constitue la principale ressource du réseau et par conséquent le principal frein à la mise en œuvre des projets. Car une activité de réseau est avant tout une affaire de temps : le temps de participer aux activités proposées, le temps de contribuer, le temps d’animer. Une affaire de temps qui renvoie à la manière de penser ou pas la participation à un réseau comme une activité normale du métier. La capacité pour une association de créer un poste de permanent est donc essentielle : « C’est quand il n’y a pas eu de permanent pendant plusieurs mois avant 2009 que le club a perdu beaucoup de ses membres et est tombé à une quarantaine d’adhérents. Le permanent a permis de redonner du dynamisme et nous sommes aujourd’hui à une centaine. » illustre un communicant. Là aussi l’idée de mutualisation fait surface : partager l’information et les contenus avec d’autres réseaux d’autres territoires, partager des locaux ou un permanent entre associations locales. On y voit un outil qui permettrait de renforcer la dynamique du réseau tout en conservant la proximité géographique et professionnelle de ses membres.

Une affaire d’avenir
Au-delà de sa dimension conviviale et d’échange, le réseau se vit comme un lieu de valorisation du métier, un lieu de rassurance. Il pourrait jouer un rôle très important dans un contexte où la communication souffre d’un certain déficit d’image - c’est un comble - voit ses missions s’élargir et ses moyens se réduire. Là où il n’existe pas, le réseau manque aux professionnels, comme c’est le cas en Île-de-France. Lorsque des initiatives individuelles, comme en Franche-Comté, viennent pallier l’absence, elles rencontrent un écho très favorable et appellent vite une formalisation plus importante. Les ateliers du Tapis de paroles qui se sont tenus pendant le Forum de La Rochelle ont permis de dégager quelques pistes d’évolutions pour les réseaux professionnels. Ils ont notamment mis en évidence l’idée de réseaux de projets, localisés et éphémères, qui répondent à un mode de travail partagé entre les acteurs d’un même territoire. Ils ont pointé la nécessité de penser le réseau dans une réalité professionnelle : participer à un réseau est producteur de valeur pour l’institution que l’on représente. Et tout l’enjeu est là pour les communicants : faire reconnaître par ses élus et par sa direction que s’investir dans un ou plusieurs réseaux fait partie du métier, qu’il faut y consacrer du temps et certainement un peu de moyens. La période qui s’ouvre invite à repenser le réseau comme un outil stratégique du communicant, le début de mandat est le moment idéal pour le positionner comme tel et inscrire le réseau dans son quotidien professionnel.

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