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Renforcer l'attractivité des territoires - 3e Rencontres nationales communication et marketing territorial | Cap'Com

Renforcer l'attractivité des territoires - 3e Rencontres nationales communication et marketing territorial

Marketing territorial
Publié le : 
17 mai 2016

Les recompositions territoriales en cours bouleversent les pratiques du marketing territorial. La nouvelle géographie institutionnelle pose la question de l’identité et de l’articulation des stratégies entre différents niveaux de territoires. Quelle méthode pour renforcer son attractivité ? Ancrées dans l’actualité, les 3e Rencontres nationales ont abordé la question des projets de territoires en situation de changement politique et ont permis de travailler tous les points clefs d’une stratégie d’attractivité bien construite.

3e Rencontres nationales communication et marketing territorial sur le thème « Renforcer l'attractivité des territoires » organisées par Cap'Com les 9 et 10 mai 2016 à Lyon.

Retrouvez les photos des rencontres sur Flickr

Sommaire :

PROGRAMME COMPLET DES RENCONTRES

Consultez le programme des 3e Rencontres nationales communication et marketing territorial

Introduction : Marketing territorial, où en est on ?

Intervenants : Vincent Gollain, directeur du département économie de l'IAU Île-de-France -Christophe Alaux, directeur de la Chaire Attractivité et Nouveau Marketing Territorial.

La fonction marketing territorial a beaucoup évolué en quelques années. Qu’est-ce qui relève du marketing territorial aujourd’hui ? Quelles sont les tendances actuelles ? Présentation des 4 pilliers d’une démarche de marketing territorial et illustrations à partir des expériences présentées au Place Marketing Forum d’Aix-en-Provence.

Retrouvez la vidéo réalisée par Vincent Gollain à l'occasion de son intervention aux Rencontres >> https://youtu.be/GF2Flrol5-I

Écouter l'intervention :

 

 

Conférence : Penser sa stratégie d'attractivité à l'heure de la réforme ?

Intervenants : Daniel Behar, géographe et professeur à l'Ecole d'Urbanisme de Paris - Université Paris Est. Ses travaux portent sur les mutations territoriales, les stratégies de développement territorial et les instruments de l'action publique (conférence) - Jean-Yves Heyer, directeur général d'Invest in Reims - Jean-Philippe Hanff, directeur général adjoint développement économique de la Métropole Aix-Marseille Provence - Christophe Alaux, directeur de la Chaire Attractivité & Nouveau Marketing Territorial - Anne Miriel, fondatrice de Inkipit - Frédéric Duval, président de l'Institut des jeunes élus (animateur).

Depuis le 1er janvier 2016, 13 nouvelles grandes régions redéfinissent les contours administratifs des territoires, 14 métropoles travaillent au renforcement de leur attractivité et les intercommunalités sont en pleine réorganisation. Dans cette nouvelle géographie, comment envisage-t-on les démarches d’attractivité : création de nouvelles marques, exploitations des marques existantes, mutualisation des stratégies et des moyens ? Faut-il changer de stratégie à chaque réorganisation territoriale ?

Écouter la conférence  :

 

Écouter le débat  :

 

 


Temps de débats en table-ronde, à l'issue de la conférence

Jean-Philippe Hanff

,DGA développement économique de la métropole Aix Marseille Provence
Pour revenir à ce qui a été dit à propos d’Aix Marseille Provence par Daniel Behar, certes la métropole a été trop vite faite et va trop loin tout de suite. Mais on ne peut pas dire que la pertinence n’existe pas du bassin de Berre à Aubagne en passant par Istres ou Marseille.
De plus on assiste à un phénomène de long terme de polarisation autour de la ville : concentration des populations, du développement économique et de l’attractivité. C’est aussi dans les métropoles que se construisent les lieux de demain : créativité, production de valeur.
 
Aujourd’hui, les métropoles doivent investir 3 champs de politiques publiques : la proximité, la compétitivité par l’innovation, et les politiques d’attractivité. Les métropoles ont 3 fonctions : elles doivent rayonner, attirer et retenir.
On peut mesurer par des critères quantitatifs (nombre d’étudiants accueillis par exemple) et qualitatifs (qualité de vie, position de la métropole dans l’économie des connaissances… mesurés essentiellement par des instituts anglo-saxons).
 
Mais parmi ces 3 champs, dans les lois de réforme territoriale, les politiques d’attractivité sont très peu traitées. On peut cependant répartir les rôles entre régions et métropoles. Aux régions l’internationalisation des entreprises et la mise en cohérence des politiques publiques. Aux métropoles le combat pour l’attractivité car plus proches du terrain et en plein cœur des effets de polarisation démographique et économique.
 
Jean-Yves Heyer, directeur général d'Invest in Reims
On considère que Reims est un bassin de vie d’un million d’habitants. A Reims, nous concentrons nos actions sur le sourcing de nouveaux habitants avec un positionnement que nous travaillons depuis près de 15 ans. Un diagnostic poussé nous a permis d’identifier ce que notre territoire a et ce que les autres n’ont pas (le Unique Selling Point). A Reims, notre USP est notre réseau d’ambassadeurs. Invest in Reims, marque lancée en 2003, est la destination territoriale finale (métropole de Reims) et non la région. Depuis 2003 et grâce à la continuité et la longévité de notre communication, nous cumulons 40 millions de vues sur nos campagnes, 100 experts…
 
Christophe Alaux
Finalement se pose la question des échelons : relations entre métropoles et régions, mais aussi entre ville centre et plus petites communes membres, quartiers…
 
Daniel Behar
On est dans l'ordre des choses : les institutions justifient à juste titre leurs stratégies de marketing territorial mais le phénomène de  métropolisation est bien plus complexe : certes les métropoles concentrent les emplois et les services. Mais les métropoles qui attirent sont aussi celles qui sont à moins de 1h30 des activités de loisir ou de tourisme (Lyon par exemple, à 1h30 des stations de ski, qui sont justement en dehors du territoire même de la métropole). En réalité, les politiques d’attractivité territoriale doivent contribuer à promouvoir la destination France.

 

Ateliers méthodologiques

Trouver son modèle de financement

Intervenants : Yves Charmont, consultant, Epiceum - Anne Miriel, consultante et fondatrice de Inkipit Jean Pinard, dirigeant de Futourisme et ancien directeur général du Comité Régional de Développement de l’Auvergne.

Plusieurs modèles existent pour financer les démarches de marketing territorial : revue des possibles. Pour chacun, quels sont leurs leviers et quelles sont leurs limites ?

Écouter l'atelier  :

partie 1

partie 2

Accompagner le développement économique des petits territoires et des territoires ruraux

Intervenants : Sophie Lebrun, responsable de la communication de Sud Touraine Active - Christophe Alaux, directeur de la Chaire A&NMT

Comment penser sa stratégie de communication pour fédérer l’ensemble des acteurs économiques locaux ? Quels outils développer pour promouvoir le tissu entrepreneurial, révéler le territoire et attirer de nouveaux porteurs de projets ?
 

Écouter l'atelier  :

 

 


Sud Touraine Active est un regroupement de 4 Communautés de Communes (CC de Loches Développement, de la Touraine du Sud, du Grand Ligueillois et de Montrésor) dont les élus ont constaté qu’ils n’avaient pas de positionnement économique commun.
Le point de départ : En 2012, présentation des 4 Communautés de communes au salon « Made in Touraine » destiné aux entreprises ⇒ Fort succès
Les élus décident alors de créer Sud Touraine Active, une coopération économique et signent en 2014 une Convention d’Entente intercommunautaire. Sud Touraine Active n’est pas une marque de territoire ni une marque partagée.
Mutualisation des moyens financiers et humains : 8 personnes au total issues des 4 Communautés dont une responsable de communication à temps partiel.
 
L’enjeu : se donner les moyens d’exister, d’être entendu et de faire parti des territoires qui comptent.
Le business se créé d’abord avec les entreprises sur le territoire et se base sur une stratégie de réseaux. La démarche est d’abord endogène avant de travailler l’hexogène dans les années à venir.
La colonne vertébrale de Sud Touraine Active c’est le site internet. Un site très clair faisant la part belle aux photos mettant en scènes les acteurs économiques du territoire (portraits d’entrepreneurs, familles in-situ etc.). Toutes les photos sont réalisées par un photographe local. Trois grandes rubriques structurent le site : Entreprendre, Vivre et Travailler.
Le site propose aussi de plus en plus de reportages sur le territoire.
Un webzine, une revue de presse économique hebdomadaire et une présence sur les réseaux sociaux viennent en appui pour la communication de Sud Touraine Active.
 
Premières retombées
Les entreprises sont devenues prescriptrices. Les 4 Communautés de communes ont gagné en visibilité auprès de la Région, du Département, de l’agglomération de Tours etc.
Les DRH de certaines entreprises utilisent le site web comme aide au recrutement.
Lors du salon « Made in Touraine » de 2015, le stand Sud Touraine Active a connu un fort succès.
 
Demain
Il est prévu de travailler avec un prospecteur de porteur de projets en s’appuyant sur le site web pour la communication.
Dans les mois qui viennent les 4 Communautés de communes vont fusionner et une grande communauté de communes va être créée. Sud Touraine Active existera certainement toujours mais sous un autre statut, avec un autre nom et peut-être une nouvelle équipe.
 
Intervention de Christophe Alaux
Objectifs pour les petits territoires :
➡ Attirer certaines cibles
➡ Et surtout les garder ! (Marketing relationnel)
 
Sur les petits territoires il y a beaucoup d’écarts de perception vis à vis du territoire, suivant qui est interrogé (fonctionnaires, entrepreneurs, familles, retraités etc.). Pas d’image claire et pas d’identité marquée. La problématique est donc de construire une véritable identité du territoire dans laquelle tout le monde se retrouve.
 
Trois grands modèles de territoires à faible densité :
  • Territoire Pépite : valorisation des ressources locales
  • Territoire Laboratoire : expérimentation et développement de solutions innovantes
  • Territoire Coopératif : mutualisation des moyens techniques et humains (ex : Sud Touraine Active)

Mutualiser sa stratégie d'attractivité

Intervenants : David Drapier, chargé de développement économique de l’agglomération de Valence-Romans - Étienne Vicard, directeur de l’agence Souple / Hop

Une démarche de notoriété et d’attractivité mutualisée entre plusieurs territoires – et donc peu coûteuse - c’est possible ? De l’élaboration d’un diagnostic partagé à la mise en œuvre de la stratégie, en passant par la création d’éléments de langage communs : retour sur « Les 3 V », la campagne mutualisée des villes de Valence, Vitré et Vendôme.
 

Écouter l'atelier  :

partie 1

partie 2

 

 


David Drapier, Agglomération Valence-Romans :
Histoire : Comment les 3 Villes se sont-elles trouvées ?
« Trois élus qui se connaissaient très bien (2 UDI et 1 LR) se sont posés cette question : Que pouvons-nous faire ensemble pour dynamiser nos territoires ?
Quand cette question est redescendue du politique  au technique, cela a été au début très compliqué. Comment faire ? Il fallait trouver notre ADN commune pour créer les 3V. Nous étions inquiets au départ et aujourd’hui nous trouvons cette stratégie très intéressante et nous avons hâte de découvrir les retombées chiffrées de la campagne. »
 
Méthodologie
 
Rôle de l’agence Souple/Hop ! : fédérer et accompagner les 3 territoires (Valence, Vendôme, Vitré)
Les conditions
➣ Une contexte favorable partagé
➣ Une approche/méthodologie fédératrice
 
Nécessité de mettre en place une analyse documentaire et de terrain plus une revue de presse détaillée pour détecter l’image perçue de chacun des 3 territoires. L’idée est d’identifier le sujet, le thème, la caractéristique où se rejoignent les 3V et de fixer le ou les thèmes fédérateurs.
Il faut compter entre 6 à 8 mois du début de la réflexion jusqu’au déploiement de la stratégie. Plus de 20 entretiens ont eu lieu. Nécessité d’un pilotage partagé et réactif avec des circuits de décisions très courts. Utilisation de méthodes « agiles », moins coûteuses et moins chronophage (visioconférences, partage d’écrans…).
 
LA CAMPAGNE
 
Objectifs : Faire émerger les 3 territoires et enclencher une dynamique d’échanges.
Les résultats des analyses effectuées mettent en relief un ADN commun :
⇒ Valeurs / Volontarisme / Visionnaire / Ambition / Accompagnement
⇒ Les 3 territoires ont de nombreux secteurs d’activités en commun et une filière d’excellence commune : l’image (des studios de production audiovisuelle et des studios d’animations)
⇒ 3 villes moyennes avec un cadre de vie agréable. Bonne accessibilité TGV.
⇒ Une stratégie de développement économique identique
Les 3 territoires sont équilibrés, solides et optimistes, aux antipodes du contexte ambiant.
 
Stratégie de diffusion
Au centre de cette stratégie, le site web, les-3-V.com.
Mise en place de tout un dispositif digital convergeant vers le site.
Et si les 3V avaient un nouveau modèle à proposer ? Le but est de faire émerger ce message auprès des décideurs. Un message de séduction et d’image, puis progressivement valoriser le produit et l’offre auprès des entreprises.
Phase 1 : Emergence d’une image de marque
2 partenaires : Les Echos et Challenges – Bannières + habillage de site.
Taux de clics 3 à 4 fois supérieurs à la moyenne pour ce type d’opération (moyenne de 0,4%)
Phase 2 : Stratégie de contenu
Encartage d’un cahier de 4 pages dans Les Echos.
 
Collaboration entre les territoires
Chaque collectivité a constitué un groupe décisionnaire composé de : 1 ou 2 élus, 1 personnel du cabinet, 1 personnel du service économique et 1 du service communication.
Budget
Année N = 150 000 €TTC
Année N+1 = 75 000 €TTC
Groupement de commandes sur 3 ans pris par les 3 collectivités (services administratifs).
 
Eléments d’évaluation
  • Taux de clics 2 à 3 fois supérieurs à la moyenne du secteur
  • + de 4 millions d’impressions digitales
  • 10 000 visiteurs sur le site web
  • 130 000 ex du cahier ont été distribués
  • 50 décideurs rencontrés à la conférence-débat organisée à Paris

La campagne a eu un impact local, fierté et mobilisation des acteurs locaux. De nombreuses retombées dans la presse régionale et aussi dans la presse économique et même des magazines nationaux.
 
2016, l’année de la concrétisation
➣ Approche ultra ciblée
➣ Générer des sujets communs
➣ Garder une approche de séduction créative
Actions clefs
⁃ Mise en réseaux des différents acteurs des filières stratégiques identifiées
⁃ Ciblage du plan média par filières
Présence mutualisée sur les salons (ex : Salon des entrepreneurs à Paris)
 Offre commune : Charte d’accueil et packs de services
 
« Cette démarche mutualisée, c’est du long terme ! »

Choisir et protéger son nom

Intervenant : Pierre Chanut, directeur de l'agence Nyméo

Nouvelles Régions, fusion des intercommunalités, marques territoriales... quelle méthode pour trouver le bon nom, à la fois efficace et disponible ? Quelles classes ou services de nom choisir ?  Quelles procédures pour déposer sa marque  et en assurer la protection juridique ?

Retrouvez la vidéo de l'intervention sur la page Youtube de Cap'Com : https://youtu.be/6ZkcvKu71Vs

Écouter l'atelier  :

 


 

S'appuyer sur les services publics locaux

Intervenant : Albine Villeger, ancienne chargée du marketing territorial et développement économique de l’agglomération Evry-Centre Essonne - Benoit Meyronin, directeur marketing et développement à l'Ecole de management de Grenoble, spécialiste de l'économie et du marketing des services publics

Quels réseaux choisir pour déployer sa stratégie et quoi en attendre ? Quel type de contenu privilégier ? Quels moyens humains et financiers y consacrer ?
En tant que paramètre incontournable de l’attractivité, le service public local contribue aux démarches de marketing territorial. Qu'il s'agisse de service public des transports, de collecte des déchets, de gestion de l'eau, d'équipements sportifs ou culturels, comment valoriser le service public en l'intégrant dans une démarche de marketing territorial ?

Écouter l'atelier  :

partie 1

partie 2

 

Déployer sa stratégie sur les réseaux sociaux

Intervenants : Samuel Payen, Iprospect Lyon - Lionel Flasseur, directeur du programme Only Lyon

Quels réseaux choisir pour déployer sa stratégie et quoi en attendre ? Quel type de contenu privilégier ? Quels moyens humains et financiers y consacrer ?

Écouter l'atelier  :

 

 


Samuel Payen
 
Quelques chiffres :
  • 3 milliards d’internautes dans le monde, dont :
    • 2,2 milliards présents sur les réseaux sociaux
    • 1,9 milliards sont internautes sur mobile
  • Le taux de pénétration est de 45% en France, et 30% dans le monde.

Les français passent 2h/jour en moyenne sur les réseaux sociaux.
 
Facebook seul compte 1,5 milliards de personnes, 32 millions en France.
80% des membres FB se connectent également depuis un mobile.
Sur Twitter, le taux est de 70%.
Et sur Instagram, 100%.
 
Facebook, n’est pas qu’un réseau social, c’est également un écosystème. A terme, tout ce qui est sur Facebook sera sur Instagram.
 
Au lancement de Facebook, l’objectif était d’avoir le plus de fans possibles sur une page. Aujourd’hui, l’objectif est d’accroitre l’engagement de ces fans, en vue d’avoir une communication organique (le contenu diffusé est vu dans la page de l’internaute, pas dans celle d’un ami comme dans le viral).
Facebook a réduit la couverture sur nos fans : lorsqu’un contenu est publié, seuls 5 à 8% des fans verront le contenu en question.
 
Les intérêts des réseaux sociaux : communication gratuite, mais chronophage.
 
Facebook s’affirme comme une plateforme média : elle propose 35 formats de pubs.
Intérêt de cette pub :
Les plus :

  • Publicité ciblée (en moyenne 91% de précision)
  • Publicité virale
  • Publicité sur-mesure

Les moins :

  • Service payant
  • Demande des compétences pour une utilisation optimale.

 
La communication s’effectue sur 4 environnements :

  • Photos
  • Liens
  • Vidéos
  • Applications

 
Les « locales Ads » sont des publicités qui redirigent vers un événement. Les vidéos durent entre 8 et 15 secondes.
 
L’objectif de la communication sur les réseaux sociaux est de faire du story-telling.
L’avenir de cette communication sera sur :

  • Vidéo à 360°
  • Communication Live (avec possibilité d’enrichissement et de partage)
  • Réalité virtuelle

Les prérequis pour une communication réussie sont :

  • Avoir une base de fans
  • De l’argent
  • Faire un story-telling
  • Des ressources : une personne compétente et qui a du tempd

Lionel Flasseur
 
Présentation du programme Only Lyon : Only Lyon compte 22000 ambassadeurs. Au début, seuls 1% agissait réellement. Aujourd’hui, ils sont environ 5%. L’objectif est de passer à 10%.
Les réseaux sociaux permettent d’avoir un impact important, moins onéreux et plus facilement paramétrable.
La particularité des ambassadeurs d’Only Lyon est de construire un réseau social sans contrôle. Le but est de pouvoir s’appuyer sur les contenus que d’autres personnes produisent, et d’être réactif avec l’actualité.
 
Nombres de vues :

  • Il y a 3 ans : moins de 10 millions de vues
  • 2014 : 60 millions de vues
  • 2015 : 100 millions de vues
  • Objectif 2016 : 250 millions de vues

 
La vraie marque, c’est Lyon. Only Lyon n’est qu’un véhicule.
Vers une diversification des réseaux sociaux. Chaque réseau social a sa spécificité :

  • Twitter
  • Weibo (pour la Chine)
  • Instagram : beaucoup axé sur l’émotionnel, ils vont chercher les instagrammeurs.
  • Linkedin :
    • pubs sur les profils
    • Emailing dédié : 60% d’ouverture.

Tout cela demande du temps, un Community Manager a été intégré dans l’équipe.
 
Les éléments à retenir de l’atelier :
Il faut avoir une stratégie digitale, qui soit basée sur le contenu.
Plus important que le nombre de fans : l’engagement de ces fans.
 
Chaque stratégie est unique :

  • propre à la collectivité
  • elle doit être digitale (globale) et non uniquement sur réseaux sociaux
  • basée sur les contenus.

Pour Only Lyon, sur un budget d’un million d’euros de communication, 300.000 sont dédiés aux réseaux sociaux.
 
Only Lyon est plus internationale que la page « Ville de Lyon ».
 
L’objectif n’est plus de faire grossir le nombre d’ambassadeurs, mais plutôt d’augmenter la qualité des actions.
 

Décryptage de démarches ciblées

Animation : Christophe Bultel, consultant à l’agence RC2C et membre du Comité de pilotage de Cap’Com

Mobiliser les entreprises

Intervenants : Christelle Fumey, directrice adjointe du pôle Society de CSA research - Lionel Flasseur, directeur du programme Only Lyon - Fabrice Sposito, directeur général de l'entreprise RISO France et partenaire du programme Only Lyon

Pour comprendre les attentes des entreprises et savoir comment travailler avec elles, analyse des résultats de l’enquête Le marketing territorial vu par les chefs d’entreprise (Cap’Com / CSA, mai 2016) réalisée auprès d’un panel de 200 dirigeants d’entreprises.

Écouter le décryptage  :

 

Attirer les touristes

Intervenants : Jean-Philippe Gold, directeur du CRT de Picardie - Benjamin Atlani, directeur de Semply social

Avec le développement des usages numériques, il importe d’intégrer un volet digital fort dans sa stratégie d’attractivité touristique. Présentation d’une étude réalisée par Semply social sur les usages numériques des acteurs touristiques et présentation de la stratégie du Comité Régional du Tourisme de Picardie.

Écouter le décryptage  :

partie1

partie 2

 

Intervention de Benjamin Atlani, directeur de Semply Social :
 
Facebook considère que l’immersif – symbolisé par les Facebook glasses - changera dans les années à venir fondamentalement la relation entre les gens.
Par ailleurs, le terme vacances se retrouve en 3ème position des sujets les plus populaires sur Facebook, 50% des personnes ont liké /follow un acteur du tourisme sur les réseaux sociaux... On va progressivement passer de l’expérientiel à l’immersif.
 
Semply digital a réalisé une étude sur les pratiques social media réseaux sociaux dans le tourisme. La conclusion principale est qu’il y a des marges de gains, d’efficience et de productivité à aller chercher sur les réseaux sociaux de toutes les collectivités en France. Et ce dans 3 domaines : la réactivité, la collecte de données et la stratégie.
 
La réactivité est capitale, dans les temps de réponses donnés aux fans.
 
La stratégie : 84% des professionnels interrogés n’ont pas de stratégie claire récente sur les réseaux sociaux. 22% n’en ont pas du tout.
La stratégie c’est mettre en adéquation ses objectifs fondamentaux avec « qui je suis », mon contexte exogène, et mes cibles.
Il est essentiel de « maîtriser son marketing » (cf Joël Gayet), en commençant par l’évaluation.
 
La collecte des données : il faut maîtriser l’entonnoir de la conversion, c'est la capacité de passer de l’information à la qualification de ses fans ou followers.
 
Et tous ces défis mettent le contenu au coeur des stratégies : 99% des interrogés rencontrent des difficultés à alimenter le contenus des réseaux sociaux. On peut citer quelques expériences remarquables : L’ADT Pas de Calais co-crée avec sa communauté des contenus : vis Instagram par exemple. Ou le partenariat de Villard de Lans avec son champion et ambassadeur Damien Fourcade.
 
 
Intervention de Jean-Philippe Gold : L’Uberisation est une opportunité formidable pour nous, professionnels du tourisme
 
Et à travers une adaptation de nos stratégies, on peut apporter une formidable risposte à ce process.
Quelques éléments de contexte :
 
Notre monde est hyper-connecté, urbain, et donc accéléré. 3 actifs sur 10 sont proches du burn-out. Dans ce contexte, on vit individuellement un profond besoin de se ressourcer et de se resynchroniser avec soi-même.
En tourisme, ça se traduit par un nécessaire saut de valeur fondamental : des moyens ou de la prestation au résultat, à la solution.
 
En Picardie, nous avons établi une stratégie d’innovation à partir de ces nouveaux besoins. En tant que professionnels du tourisme, nous avons désormais la responsabilité d’encourager les mutations de notre profession, en maîtrisant la création de valeur sur l’ensemble de la chaine du tourisme. C’est à dire dépasser la courbe de valeur de booking et d’airbnb. C'est ainsi que nous avons créé Esprit de Picardie.
 
Nous avons d’abord travaillé sur l’économie d’expérience, à travers des études de comportement selon les profils de touristes : familles recomposées, jeunes actifs, retraités… Nous inventons désormais un nouveau métier de "designer d’expérience".
 
Et au-delà, le professionnel du tourisme et de l'attractivité sera celui qui saura gérer la data.

Attirer de nouveaux actifs

Intervenants : Émilie Desplanches, chargée de mission attractivité et marketing territorial au Département de la Manche - Jean Pinard, dirigeant de Futourisme et ancien directeur général du Comité Régional de Développement de l’Auvergne

Dans un contexte concurentiel fort, comment mener sa campagne d’attractivité auprès des jeunes talents et des start-ups innovantes dans des territoires excentrés ou en déficit d’image ?

Écouter le décryptage  :

partie1

partie 2

 


 

 
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