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Soyons @giles - 9e Rencontres nationales de la communication numérique | Cap'Com

Soyons @giles - 9e Rencontres nationales de la communication numérique

Internet et TIC
Publié le : 
6 octobre 2017

Fake news, civic tech, open data, intelligence artificielle : autant de pratiques et de nouveaux outils qui forcent l’agilité pour les communicants qui souhaitent s’adapter dans un monde connecté. Les 9e Rencontres nationales de la communication numérique décrypteront les dernières tendances et les outils du moment. Comment fonctionnent-ils, quels sont leurs avantages et leurs limites, quels usages possibles en communication publique ? En les analysant sous toutes leurs facettes, les Rencontres permettront aux professionnels de se les approprier pour les intégrer avec dextérité dans leur propre stratégie de communication.

9e Rencontres nationales de la communication numérique sur le thème « Soyons @giles » organisées par Cap'Com les 28 et 29 septembre 2017 à Issy-les-Moulineaux

>> Voir les photos des Rencontres sur Flickr

Sommaire :

PROGRAMME COMPLET DES RENCONTRES

Téléchargez le programme des 9e Rencontres nationales de la communication numérique

 

OUVERTURE DES RENCONTRES

Intervenants : Bernard Deljarrie, délégué général du réseau Cap’Com - Anne-Claude Poinso, responsable secteur public de Microsoft - Claire Szabo, Maire-adjointe chargée de la communication et du tourisme de la ville d'Issy-les-Moulineaux

CONFÉRENCE : Open data : quel rôle nouveau pour les communicants publics ?

Intervenant : Samuel Goëta, co-fondateur de Datactivist et auteur d'une thèse sur l'ouverture des données publiques
Séquence animée par Anne-Claire Dubreuil, directrice adjointe de la communication du SICOVAL

En se basant sur les pratiques observées dans les administrations, Samuel Goëta reviendra sur les principes fondateurs du mouvement, sur la manière dont il a été mis en œuvre et sur ses évolutions récentes pour mettre en perspective le rôle de la communication dans les dispositifs d’open data : développer la médiation, bâtir des communs, faire de la concertation et favoriser l’innovation ouverte.

Petit bilan critique de 10 ans d’opendata

Le socle juridique de l’ouverture de données est la loi CADA. L’ouverture des données se fait volontairement. Ce sont des données primaires : des données brutes telles qu’elles son produites. Cela permet d’ouvrir des traitements divers. On peut agir au niveau le plus proche des citoyens, ce qui n’est pas possible avec les agrégats. Il faut que les acteurs aient le même degré de granularité que les administrations. Les données doivent être ouvertes le plus vite après leur production, en temps réel. Enfin, le principe est de lever les barrières de l’accès aux données. Un accès aux données les plus fines et les plus faciles d’utilisation par les machines, lisibles et réutilisables par tout le monde, librement. C’est un principe de non discrimination.
 
Les communicants ont beaucoup communiqué sur l’ouverture d’un portail opendata. Aujourd’hui mieux vaut communiquer sur les actions que les administrations ou les citoyens ont pu faire avec les données. Le rôle de médiation et d’accompagnement est essentiel, il doit être joué par les communicants.
 
Avec la loi pour une République numérique, la France est le premier pays au monde a imposer une ouverture des données par défaut à partir de 2018. Cela concerne quasiment toutes les données publiques produites par les administrations. Elle touche toutes les collectivités de plus de 3 500 habitants et de plus de 50 agents.
 
Conduire une politique d’ouverture des données : les étapes de base
 
En pratique, c’est souvent l’administration qui choisit les données qu’elle ouvre, sans concertation. En réalité il y a un travail invisible pour ouvrir des données : d’abord les identifier, puis la négociation avec les services et les élus, l’extraction depuis les systèmes d’information qui n’ont pas forcément des fonctionnalités d’extraction (peut être très long à mener), ensuite il faut les transformer car les données ne sont pas toujours intelligibles (sortir les acronymes par exemple).
L’opendata permet aussi de faire circuler des données en interne. L’une des vertus est la transformation de l’organisation. Enfin il faut publier les méta-données : beaucoup de portails de données n’expliquent pas ce qu’on trouve. Il faut aussi les mettre à jour. Tout ce processus est important et souvent invisible. Il n’est pas forcément pris en compte par les collectivités, or sans ce temps de préparation on ne peut pas bien conduire une politique d’ouverture des données. Les projets d’opendata sont tributaires d’orientations politiques : les alternances remettent souvent en cause les processus d’ouverture des données. Enfin on a du mal à trouver des publics qui savent réutiliser ces données. Au début les portails étaient destinés à des développeurs or aujourd’hui cela s’adresse tout autant aux citoyens.
 
Un portail d’opendata ressemble souvent à un catalogue de bibliothèque. Les données sont difficiles à trouver. Elles ne sont pas ouvertes partout : il peut manquer certaines zones géographiques par exemple. Les données ne sont pas toujours granulaires : il faut aller au plus proche des phénomènes et donc des citoyens. Souvent les données ne sont pas mises à jour et ne sont pas documentées, ce qui freine leur utilisation. Et puis on ne peut pas échanger avec l’administration, discuter sur ces données.
 
Quel rôle nouveau pour les communicants ?
 
1.     Visualiser les données ouvertes : prouver ce qu’on dit, montrer les données qui ont servies à construire la visualisation, établir des tableaux de bord pour les collectivités, suivi des politiques publiques
2.     Favoriser le développement de services par l’innovation ouverte, ce qui était l’une des promesses les plus fortes de la création de l’opendata ; il faut promouvoir des standards commun de publication des données pour qu’elles puissent être croisées
3.     renforcer la concertation par les données : dans le débat public il y a une asymétrie d’information, les données permettent de renforcer la capacité des citoyens
4.     faire de la curation de données en éditorialisant les données : présenter les données de manière intelligible par le public et faire des articles pour mettre en avant les données qui ont été partagées, organiser la coproduction de données 

Décryptage d'innovations numériques

Animateur : Sylvain Léauthier, consultant web, la fabrik à click

Des experts décryptent des innovations numériques pour mieux comprendre leurs fonctionnalités. Des retours d'expériences viennent illustrer leurs utilisations possibles en communication publique

Les progressives web app : clés de l'écosystème mobile ?

Intervenant :  Frédéric Cavazza, consultant et bloggueur spécialisé dans le web et le marketing

Après le responsive design, la progressive web est la nouvelles approche proposée par les éditeurs de navigateurs. Décryptage.
 


Le mobile est devenu le sujet le plus important. C’est le premier écran qui explose les ordinateurs en nombre de vente et en consultation, devant la télévision.
Plus de 2 milliards de smartphones tournent sur Androïd. En France, les Iphone représentent seulement 20% du marché : les applications mobiles ne sont pas le bon média. 92% du temps passé sur smartphone passe par des applis mobiles mais elles concernent surtout les réseaux sociaux. On ne peut pas déloger Facebook ou Instagram. En réalité il y a moins de 10 applications utilisées en moyenne par jour par un mobinaute français. 2/3 des mobinautes ne téléchargent plus d’applications.
Tout est question de contexte. Installer une appli est une trop grosse contrainte pour l’utilisateur : c’est long, c’est lourd à charger, ça prend de la place, etc. Il faut exploiter les micro-moments : dès qu’on à deux minutes de libre on sort le smartphone. Il faut donc réfléchir à autre chose.
 
Qu’est-ce qu’une progressive web app ?
C’est différent du responsive design : la mise en page s’adapte au mobile mais c’est tout aussi lourd que sur le site (temps de chargement, complexité du code). Les PWA ont l’avantage du site et de l’application : c’est un site web avec une url référencée, optimisé pour les smartphones, qui reproduit l’expérience application, offre le même niveau de service qu’une application native mais développé avec les technologies web (pas besoin de recruter un spécialiste, on peut exploiter les ressources existantes) et se comporte comme un application : on peut envoyer des push, accéder à la puce GPS, récupérer les profiles.
 

Shorthand Social

Intervenants : Emmanuel Bouvet, rédacteur en chef numérique du département d'Ille-et-Vilaine

Shorthand social exploite le « scrollitelling » : le storytelling à la verticale. Outil gratuit de publication de longs formats, il exploite et valorise les contenus du web, les met en forme sur une plateforme attractive et offre la possibilité de les partager sur les réseaux sociaux.

3. Julie Desk

Intervenants : Julien Hobeika, CEO de Julie Desk - Éric Legale, directeur général d'Issy Média - Anne-Claude Poinso, responsable du secteur public de Microsoft

Julie Desk est une assitante virtuelle à base d'intelligence artificielle. Son objectif : faciliter l'organisation des communicants et les accompagner dans leurs tâches quotidiennes. Comment fonctionne Julie et quels sont ses atouts ? Jusqu'où aller dans l'usage de l'intelligence artificielle ?
 


 

Actualité : La communication numérique à l'heure des fake news

Intervenants : Éric Scherer, directeur de la prospective chez France Télévision - Clémence Lemaistre, rédactrice en chef numérique des Echos

Séquence animée par Isabelle Friedmann, journaliste free lance

La propagation d’intox et de fausses informations est désormais monnaie courrante et les réseaux sociaux en sont le principal terreau. Comment se développent les fake news et quelles sont leurs stratégies ? Si des outils existent pour les contrer, la compréhension de l’interaction des messages et l’éducation des citoyens restent des points essentiels pour assurer la bonne lisibilité des messages. Quels sont-ils ? La pédagogie et la médiation sont-ils du ressort des communicant numérique ? Mise en perspective.

Compte-rendu des échanges :

Éric Scherer
 
Le phénomène des rumeurs ou des fake news n’est pas nouveau. Ce qui est inédit et inquiétant c’est ce qui se passe depuis un an : c’est l’ampleur de cette forme de désinformation et l’influence croissante qu’elle a sur l’opinion publique. L’opinion publique est en train d’accorder autant de valeurs aux faits qu’aux émotions. De plus en plus les citoyens n’hésitent pas à court-circuiter les médias traditionnels, à s’informer sur les réseaux sociaux directement. Comment on fait pour émerger dans un océan d’information, de bruit ? C’est le défi central pour les médias traditionnels et les journalistes. D’autant que la crise de défiance est forte, que la crise de légitimité se renforce. Dans les élections - américaine, française, allemande - on a vu que nous sommes dans une guerre de l’information livrée sur les réseaux sociaux où se généralisent ce que certains appellent des « faits alternatifs ».
 
On doit travailler dur pour restaurer plus de confiance entre médias traditionnels et le public. On n’est pas exempt d’erreurs, d’informations pas fiables ou pas vérifiées. On fait un gros travail d’acculturation avec les rédactions pour comprendre ce phénomène. Les territoires, les villes, les quartiers peuvent être atteints par ces fausses nouvelles. Il faut mieux savoir utiliser les outils juridiques : diffamation, copier-coller. Apprendre à certifier, vérifier une information. Il faut éduquer aux médias.
 
Le problème du temps ? C’est pas nouveau la course au scoop, les chaines d’infos, la pression économique sur les médias. On doit essayer d’être des repères, des balises dans un océan tourmenté.
 
Clémence Lemaistre
 
Les gens restent dans leur bulle. C’est à nous médias d’aller les chercher. C’est compliqué d’inciter les gens à multiplier les sources. C’est encore une fois une question d’éducation. Aux Échos nous avons créé un vrai-faux : il faut être très transparent pour expliquer pourquoi une information est fausse. L’élection américaine a été un tournant dans le phénomène : c’est à ce moment-là qu’on a compris l’ampleur du phénomène.
 
Aux Échos, nous nous sommes associé avec 33 rédactions nationales pour travailler à la vérification des informations. Pendant 3 mois, durant la campagne française, on a travaillé ensemble à la création de Cross Check, un outil de vérification de l’information. Au total, nous avons fait 60 articles, 40 fact checking écrits et 20 vérifications visuelles. Avant de corriger une fausse information, il faut vérifier si elle a été diffusée ou pas : il ne faut pas inutilement alimenter le buzz, donner de l’oxygène aux fausses informations car on a toujours le réflexe « si on en parle, c’est qu’il y a un fond de vrai ». La recherche de l’émotion donne la part belle à l’image et à sa viralité. Une info certifiée est partagée 7 fois moins qu’une fake news ! Pour contrer la fausse info, il faut la démonter, montrer le raisonnement, être transparent et la partager le plus possible.
 
Un outil pour vérifier l’image c’est la recherche de photo inversée sur Google. Ça permet de retrouver l’antériorité et l’utilisation d’une photo si elle existe déjà. On a des techniques pour lire l’image : regarder les ombres par rapport aux horaires, la météo à la date annoncée…
 
Éric Scherer
 
On a participé aux démarches pendant la campagne présidentielle. Les journalistes n’étaient pas forcément au courant de ce qui se passait en parallèle de leur travail. On a une mission de service public et on doit être pro-actif. Nous avons proposé une série de vidéo avec Le Monde et Rue89 pour expliquer au grand public le phénomène des fake news et les inciter à développer leur esprit critique. En interne on créé des « gestes qui sauvent » pour aider les journalistes à adopter les bons réflexes. On a mis en place un partenariat avec L’Imprévu qui est un site de fact checkers professionnels, ça permet d’aller plus vite pour certifier ou démentir une information.
 
L’éducation aux médias est de notre ressort car les autres ne le font pas. L’Éducation nationale n’est pas en mesure de le faire. Les médias, en particulier de service public, doivent prendre en main ce travail.
 
Clémence Lemaistre
 
Les initiatives sont multiples. Il faut apprendre à être critique dès le plus jeune âge : même wikipédia comporte des erreurs. Il faut créer des passerelles entre les médias et les universitaires qui travaillent sur ce sujet. Les collectivités locale sont peut-être des actions à mener : des fiches pratiques, des interventions dans les écoles, etc.

Ateliers méthodologiques

Co-construire son site web avec les citoyens

Intervenants : Laurent Piquard, directeur adjoint de la communication de la ville de Nancy

Atelier animé par Pierre Bergmiller, responsable de la communication numérique de la ville et Eurométropole de Strasbourg

Co-construit avec les habitants de la ville et l’ensemble des services municipaux, Nancy.fr est issu d’une longue démarche participative. Les contributions des habitants ont notamment permis d’affiner les préconisations initialement formulées par la ville. Retour sur l’expérience de la mairie de Nancy.

Au début, nous n’avions pas pensé faire des panels avec les habitants. Mais aller au contact des gens nous a  bousculé. Quelques mois après les élections municipales de 2014, les élus et les services sont allés à al rencontre des habitants pendant 7 jours et 7 nuits, on a même dormi dans la rue. On s'est aperçu que le projet de site était un projet plus important qu'un projet de communication mais un projet d'administration, il a modifié l'organisation des services de la ville.
L'intervention des habitants nous a apporté de confirmation mais aussi fait bougé les lignes sur de choses qu'on avait pas imaginé au départ.
Les 3 cibles du nouveau site Nancy.fr sont les nancéiens, les publics extérieurs et les services municipaux.

Les 3 panels
Un premier panel a été fait avec la direction de la qualité (il n'est pas paneliste mais une vraie culture de la qualité). Puis 8 focus groups puis un panel final. Au total un centaine de personnes ont participé. Une fois monté la page d'accueil, nous l'avons mise en ligne sur l'ancien site pour demander aux internautes ce qu'ils en pensaient.
Le premier panel  a été fait avec les agents, la direction qualité plus exactement : 4 tables de 5 personnes dont un auditeur interne. Trois questions : point forts et point faibles de l'existant, les manques, l'imagination. 60 contributions ont apporté des confirmations et enseignements : un site responsive, multilingue, qui va à l'essentiel, qui soit plus moderne, avoir un agenda, trier les informations par type de public (on avait pas prévu cela au début), pouvoir contacter les élus (surprise parce qu'on imaginait que le climat de défiance allait à l'encontre de cette idée), trouver une continuité entre les services de la ville et de la métropole, proposer une approche par quartier, un espace pour les associations.

Le deuxième panel a mobilisé 8 groupes différents d’habitants et citoyens. Nous leur avons demandé comment ils utilisent le web pour leurs démarches, quels étaient pour eux les bons exemples, nous les avons fait parler du site précédent puis ils ont réagit sur la maquette du nouveau site. Des étudiants faisaient partie de ce second panel. Les échanges avec eux ont été surprenants mais très riches. À la question « quand êtes vous venus sur le site de la ville la dernière fois ? » Leurs réponses ont été : « jamais et on viendra pas, nous on fonctionne sur les réseaux sociaux ».

La dernière séance réunissait des gens des panels précédents. Nous leur avons présenté le nouveau projet du site.

Les apports de la démarche
Ce que ça nous a apporté : des services avant tout, avant même l'actualité, avant les images du territoire ; les attentes qu'on n'avait pas vu : voter en ligne plutôt que participer à des réunions publiques ; les entrées par public. Le projet a surtout fait bougé les pratiques et l'organisation.

Le communicant numérique et la loi déconnexion

Intervenante : Clotilde Larrose, directrice de la communication de la ville du Havre

Depuis le 1er janvier 2017, l’article 55 de la loi travail relatif à la déconnexion impose aux organisations de mettre en place des dispositifs de régulation de l’utilisation des outils numériques en dehors des heures de travail. Qu'impose vraiment le droit et quelles implications pour les communicants ? Quelles possibilités d’aménagement et d’organisation, en particulier pour les professionnels en charge du numérique ?

 

À la ville du Havre, la direction communication compte 35 personnes, les services sont très intégrés.
 
En 2014, il n’y avait ni community manager, ni même vraiment de stratégie digitale. Chacun publiait ses informations sur Facebook.
 
Puis un dispositif digital a été mis en place au sein de l’équipe communication :
-   Achat d’un ordinateur portable pour l’équipe
-    10 personnes ont accès aux comptes de la ville
-    Recrutement d’un community manager et d’iconographe : ce sont les interlocuteurs principaux sur les réseaux sociaux
 
Le CM est garant d’un respect d’une ligne éditoriale cohérente et de publications régulières. Il assure également les interactions avec les communautés. L’idée étant de créer des stratégies très complémentaires sur les différents réseaux (Instagram par exemple est là pour redorer l’image de la ville)
 
Cependant, l’idée était de palier au problème de l’arrêt des interactions après 18h car plus personne n’est présent au bureau.
 
Nous avons donc mis en place un dispositif de « Veille » (pas une astreinte) qui se divise entre les 10 personnes ayant accès aux comptes réseaux sociaux de la ville.
 
Mise en place d’une charte pour les volontaires chargés de la veille. (18h - 21h30)
-   Le dispositif de veille concerne 6 personnes du pôle éditorial : journalistes, community manager et attachés de presse
-    Chacun prend en charge une semaine : à partir de 18h la personne en veille surveille les réseaux sociaux et fait de la veille sur les média
-    Ils doivent faire un reporting chaque soir pour analyser les résultats des différents réseaux
-    Pas de réponse aux mails après 19h !
-    Pas d’instantanéité dans les publications : on prend le temps de publier, de se relire, de réfléchir.
 
 
Ils effectuent également de la veille sur une sphère d’influenceurs (râleur, personnalité politique, opposants politiques, etc.)

Les outils numériques de participation citoyenne

Intervenants : Xavier Juredieu, fondateur de Multivote - Xavier Crouan, directeur général à l'information et à la relation au citoyen de la ville et métropole de Nantes

Atelier animé par David Prothais, fondateur d'Eclectic Experience

Les outils de participation et de mobilisation citoyenne se développent dans les territoires et certaines collectivités n’hésitent pas à s’en emparer. Quels sont leurs fonctionnalités, avantages, limites et pour quels objectifs ? Au-delà du choix et de la mise en place des outils, il importe de s'organiser en interne pour développer les capacités d'animation du débat citoyen.


 

Connaître les principes du référencement naturel

Intervenants : Mehdi Coly, CEO de Mazen et Optimiz.me

Saviez-vous que les pages de votre site web sont dotées d’éléments « cachés » appelés « balises » « méta-description » ou encore « alt d’image » ? Parce que ces éléments sont importants pour que les moteurs de recherche positionnent votre site en haut des résultats, il importe d’utiliser les bons éléments de langage. C’est ce que permet le référencement naturel. Quels sont les règles de base de référencement naturel ? Qu’est-ce qu’un plan de marquage et comment le construire ?

Le référencement n’est pas un métier, mais c’est surtout une idée de temps à consacrer car c’est un travail de longue haleine.
La première chose à comprendre c’est le fonctionnement de Google : Google par un robot va aller visiter les sites pour les copier dans son data center
 

Différence entre le référencement et l’indexation
Indexation : recherche > envoi de votre contenu à google et permet d’indexer les site sur Google
Référencement : faire en sorte d’être trouvé avant les concurrents. On n’est pas référencé dans l’absolu mais dans une sphère de recherches spécifiques.

 
Trouver ses mots clefs pour bien commencer
Pour bien commencer son référencement il faut partir de 30 mots clefs. Il faut donc réfléchir en amont à ces mots clefs. Une méthode peut-être de se faire un document Excel pour les lister. On choisit entre mot clef et mot clef secondaire en s’appuyant sur les résultats de search volume de google adwords.

  Mots Search volume
mots clés location de salle de reception 300
mots clés secondaires  salle reception à louer 200

Il faut partir du postulat qu’aucun site ne soit conçu en native pour le référencement.

Balises, éléments de langage et page rank
 
Google est aujourd’hui le réflexe de recherche : pratiquement aucun site n’a encore de barre de recherche.
Plus les contenus sont long plus ils sont référencés, mais plus les contenus sont longs moins ils sont lus et plus les contenus sont longs plus ils convertissent.

Google et l’internaute ne voit pas les mêmes choses sur la page :
L’humain lit du texte et voit des images. Il va en 2 seconde comprendre de quoi il s’agit.
Google lui ne voit que le code source et va se focaliser en premier sur les balises <title/>
 
Pour un bon référencement, le premier critère est donc de bien définir ses balises titres
 
Le second critère c’est le contenu :
-    L’utilisation et la multiplication de mots clefs du champ lexical
-    Mais pour l’expérience utilisateur il est important que ce texte ait un véritable apport d’information et pas seulement un texte imbuvable en bas de page juste créé pour le robot de google.
 
Troisième critère : le page rank
Que de nombreux liens vont vers votre site. Attention, il faut que ces liens soient faits par des sites qui ont les mêmes thématiques ou soient considérés comme faisant foi par google (le .gouv par exemple). Notez que Google ne rend pas public le page rank.
Il ne faut pas avoir peur du trop de texte sur une page, mieux vaut une page avec beaucoup de texte que plusieurs pages avec presque les mêmes contenus.
Cependant attention beaucoup de texte peut-être difficile pour l’utilisateur et c’est là qu’il faut penser avec l’importance du design.
ex > https://backlinko.com/seo-tools
 
 
Attention au duplicate content : copier - coller d’un autre site (à partir de 70% de contenu identique) > google va indexer une seule page et c’est celle du site qui a le plus de notoriété

Mettre en récit son territoire grâce aux outils numériques

Intervenante : Nathalie Paquet, Urban expé

Objets connectés, réalité augmentée, etc. Autant de technologies qui permettent la mise en récit du territoire, de susciter un sentiment d'appartenance chez les acteurs locaux et de créer une expérience utilisateur unique. Quels sont-ils et comment les intégrer de manière pertinente dans sa stratégie ? Revue de tendances.

 

Y a-t-il un pilote dans la transformation digitale ?

Intervenante : Céline Mas, directrice générale d'Occurrence

Qui pilote la transformation digitale au sein des organisations ? Quels sont les freins, les meilleures pratiques et quel est le rôle de la communication ? Décryptage et débat à partir des résultats de l’étude qualitative menée par Occurence et Smart Agence.

La transformation digitale bouleverse l’organisation interne et la manière de fonctionner au quotidien. C’est un sujet éminemment RH.
 
Beaucoup de craintes ont été identifiées au sein des organisations:
-    Peur d’avoir des failles dans le système
-    La transformation digitale est brutale et pas simple à gérer
-    Les innovations technologiques vont très vites. Grand on a un grand nombre de personnes à embarquer dans le projet, c’est dur, il y abeaucoup d’inertie.
 
Les conditions nécessaires pour la réussite d’un projet de transformation digitale.
-    Essayer de conduire des projets très courts
-    Accompagner les équipes, acculturer
 
Quelles opportunités offre la transformation digitale ?
-    Innovation, changement
-    Évolution du management
 
Quels sont les freins ?
-    Inquiétudes importantes et récurrentes chez les personnes interrogées : la structure de l’organisation est trop difficile à changer
-    Les systèmes d’information sont souvent obsolètes et d’importantes mises à jours nécessaire, ça a un coût
-    Urgence à se transformer, notion de temps
 
Trois types de pilotage sont possibles pour la transformation digitale :
 
1.     Les aviateurs
Quelque chose de stable. On fixe son cap, on va vite, mais on a une stratégie bien rodée. On a une équipe, le pilote souhaite renforcer la transversalité dans l’équipe et au sein de l’organisation. L’acculturation de l’équipe est une clef de voute pour que le projet réussie. Problème : pas d’indicateur pour évaluer la réussite.
 
2.     Les skippers 
Ce type de projet demande beaucoup d’autonomie et se fait sur une temporalité très courte. On se focalise sur les outils et non sur la culture. On multiplie les pilotes en fonction des besoins et des projets.
 
3.     Le chauffeur
La logique ici est dans le « slow change ». Ici la transformation est vécue comme un cycle, un renouvellement sans fin. Se sont souvent des organisations peu concurrentielles. Ici se sont des organisations très descendantes. Le pilote a la conviction que beaucoup d’outils sont nécessaires au changement.
 
Mais attention, il n’y a pas de modèle pur, on peut se trouver à la croisée de ces modes de pilotage ; être un jour l’un puis un jour l’autre.
 
Quel rôle attendu pour le communicant  ?
-    un accompagnateur crucial : le communicant est le seul vecteur qui peut mettre en récit la transformation, expliquer par la pédagogie le changement et la place de chacun dans cette démarche. Il est aussi là pour accompagner pour partager la culture du digital.
-    un allié, un facilitateur : le communicant est touché directement par la transition digitale  et la communication doit donc gérer le dialogue. Et ils doivent parfois de prendre la place d’animateur du projet et accompagner la transformation.
-    un vecteur d’engagement : la transformation c’est un projet humain, avec des gens à convaincre et à accompagner et à rassurer et fédérer. La communication permet d’unir les équipe.
soutenir mes manager communicants
 

Actualité : Les laboratoires d'innovation numérique : nouveaux outils de co-construction des politiques publiques ?

Intervenants : Éric Legale, directeur général d'Issy Média reviendra sur le projet So Mobility - Magali Marlin et Lilas Ozanne, chefs de projets à la 27e Région

Séquence animée par Céline Colucci, déléguée générale du réseau des territoires innovants - Les interconnectés

C’est l’une des tendances du moment : pour imaginer de nouvelles politiques publiques, les collectivités se dotent de laboratoires d’innovation. Ces incubateurs s’appuient sur l’expertise de start-ups, de chercheurs et sur l’expérience des citoyens pour co-construire des politiques publiques innovantes, adaptées aux usages et surtout aux besoins.

Deux retours d'expriences suivis d'un débat pour illustrer de manière concrète et réfléchir au rôle des communicants dans les démarches d'innovation collaborative.


 
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