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Stop sexisme ! - ville et Eurométropole de Strasbourg | Cap'Com

Stop sexisme ! - ville et Eurométropole de Strasbourg

Communication interne
Publié le : 
7 décembre 2016

Une campagne choc pour faire réagir les agent-e-s en les confrontant à des exemples de sexisme ordinaire réellement vécus, affirmer que le sexisme n'est pas acceptable et lui dire collectivement stop !

Campagne de la ville et de l’Eurométropole de Strasbourg lauréate du Grand Prix Cap'Com 2016 dans la catégorie « communication interne »

Sommaire :

FICHE DE SYNTHÈSE DE LA CAMPAGNE

CONCEPT

Faire réagir les agents-es en les confrontant à des exemples de sexisme « ordinaire » vécus au travail par des collègues, affirmer que le sexisme n’est pas acceptable et lui dire collectivement « Stop !

CONTEXTE

Depuis de nombreuses années, la Ville de Strasbourg mène une politique de lutte contre les discriminations et de promotion de l’égalité. Signataire depuis 2010 de la Charte européenne pour l’égalité des femmes et des hommes dans la vie locale, la Ville a élaboré un plan d’actions qu’elle s’est engagée à mener, en interne comme en externe, afin de promouvoir une société plus juste et plus égalitaire.
Notre campagne « Stop sexisme ! » s’inscrit précisément dans les objectifs du plan d’action et a bénéficié d’un soutien sans faille des élus-es et de la direction générale.
Par ailleurs, la question de l’égalité de genre et des droits des femmes est un axe de communication interne à part entière : sensibilisation lors des journées d’accueil des nouveaux-elles arrivants-es et féminisation des écrits (dans la communication comme dans les écrits administratifs).

OBJECTIFS

  • Dénoncer le sexisme existant dans notre collectivité et ses conséquences.
  • Faire réagir le plus grand nombre (libérer la parole) dans la perspective de faire évoluer les mentalités.
  • Informer de la création d’un contact en interne sur ces questions.

RÉALISATION DE L'OPÉRATION

Les étapes de l’opération :

  • Mars 2016 : validation du plan de com’ et rédaction des supports.
  • Avril 2016 : production des affiches, flyers et accroche portes.
  • 2 mai 2016 : diffusion d’un mail à tous-tes les agents-es pour inviter les femmes à un atelier d’expression et convier l’ensemble des collègues à une conférence exceptionnelle « Sexisme au travail et égalité professionnelle » animés par Brigitte Gresy1 le 10 mai.
  • 9 mai 2016 en soirée : affichage massif et mise en place des accroche portes en simultané (grâce à la mobilisation de 43 « complices » dans divers services), en dehors des heures de travail, sur les principaux sites de la collectivité.
  • 10 mai 2016 au matin : la campagne est visible par le plus grand nombre (affiches en place + actu à la une de l’intranet).
    Le même jour, partage de la campagne en externe via les réseaux sociaux : Facebook, Twitter et LinkedIn.
  • Du 10 mai au 20 juin : exposition sur le plateau d’accueil du centre administratif.
  • Fin mai 2016 : retour sur la campagne via l’édito de la lettre d’information interne mensuelle + diffusion du flyer avec les bulletins de paie.

Les choix stratégiques :

  • Montrer le sexisme dans sa réalité la plus insidieuse : les quatre exemples déclinés dans la campagne n’ont pas un caractère exceptionnel, ils illustrent bien le sexisme « ordinaire » le plus courant.
  • Elaborer une campagne qui parte d’une réalité constatée ou vécue par des agentes de notre collectivité : les quatre accroches illustrent des situations réelles subies par des collègues et non des fictions.
  • Utiliser délibérément un graphisme flashy et provocant pour faire le parallèle avec la vulgarité du sexisme.
  • Choisir une accroche sans ambiguïté : « Stop sexisme ! ».
  • Utiliser des médias internes touchant le plus grand nombre d’agents-es.
  • Au-delà de la « provoc’ », expliquer le pourquoi de la campagne et engager le dialogue (atelier, conférence, échanges interpersonnels).
  • S’appuyer sur un réseau de collègues pour la diffusion de la campagne, son accompagnement et la collecte de feedback.
  • Une diffusion en mode « affichage sauvage » pour un impact visuel fort et une couverture maximale

CIBLES

L’ensemble des agents-es de la Ville et de l’Eurométropole de Strasbourg.

    MOYENS

    Budget global : 9316 € TTC, dont :

    • 4056 € TTC d’agence de communication,
    • 2260 TTC de frais d’impression, de façonnage et de reproduction,
    • 3000 € TTC pour l’intervention de Brigitte Gresy.

    Ressources humaines mobilisées :

    • une chargée de communication interne,
    • une chargée de communication externe,
    • une chargée de mission,
    • l’imprimerie interne,
    • 43 collègues volontaires pour la diffusion éclair (et discrète, afin de créer l’effet de surprise !) des affiches et accroche portes.

    Intervention d’une agence :
    Ligne à Suivre (Strasbourg / DA : Christian Rémy).

    SUPPORTS

    • affiches : A3, 360 ex. X 4 visuels différents (soit 1440 affiches en tout)
    • plaquettes d’information : 12 000 exemplaires (A4, plié, 3 volets)
    • accroche portes : 2500 exemplaires
    • mail
    • intranet
    • lettre d’information mensuelle
    • journal interne
    • podcast audio (pour la conférence)
    • panneaux d’exposition : 9 panneaux A0

    En externe :

    • Médias sociaux (Facebook, Twitter et LinkedIn), communiqué de presse et site internet de la collectivité.

    EVALUATION

    En interne :
    Bien que nous n’ayons pas réalisé d’enquête pour mesurer l’audience ou évaluer l’impact de cette campagne, nous avons recensé des centaines de réactions, souvent vives, et l’opération a créé un véritable buzz en interne comme en externe. La campagne a libéré la parole, mais elle a également mis en lumière des réactions de déni, parfois violentes, qui ont la plupart du temps été désamorcées par le dialogue.
    Les agents-es ont pris conscience de l’engagement et du courage de la collectivité à porter cette thématique.
    Les collègues impliqués-es ont systématiquement transmis une synthèse des retours et réactions dans leurs services respectifs.
    L’objectif de la campagne est pleinement atteint en interne et a largement dépassé nos espérances en termes de retombées externes en regard des moyens mobilisés.
    35 collègues femmes ont participé aux ateliers d’expression.
    117 collègues et 55 élèves administrateurs-trices ont participé à la conférence.

    En externe :
    Buzz sur Facebook, Twitter et LinkedIn.
    Article dans Les dernières nouvelles d’Alsace (PQR).
    Article dans le magazine Brief de septembre 2016.
    A noter : en septembre, notre campagne a été labélisée « Sexisme, pas notre genre ! » par le ministère des Familles, de l’Enfance et des Droits des femmes.

    Les suites de la campagne de communication :

    • Constitution d’un groupe de travail à la demande des agents-es pour imaginer collectivement les prochaines actions (mode d’emploi « comment réagir face à un comportement sexiste », informer sur les procédures internes).
    • Organisation de nouveaux ateliers d’expression, à présent ouverts aux hommes.
    • Mise en place d’une formation obligatoire des managers.
    • Création d’un kit de duplication de l’affiche à destination des autres employeurs publics et privés.

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    .Brigitte Gresy est secrétaire générale du conseil supérieur à l’égalité professionnelle, membre du Haut conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes, autrice de nombreux ouvrages sur le sexisme dont un rapport remis au gouvernement : « le sexisme au travail, entre déni et réalité »

    SUPPORTS DE LA CAMPAGNE

    • visuels des supports : affiches, dépliants, accroche porte, photo des supports mis en place, exposition, revue de presse, mode d’emploi visant à l’appropriation et la diffusion élargies de la campagne
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