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Les hors-série thématiques

Rennes Ville et Métropole • 2020

Presse territoriale

Aux côtés et en complément de leurs publications régulières, la ville et la métropole de Rennes publient chaque année un supplément thématique, constituant année après année une série homogène et cohérente. En balayant un sujet précis grâce à une série de dossiers, interview et portraits, le magazine vise à éclairer et contextualiser une politique publique et à aborder une dimension identitaire fortement ancrée dans le territoire (la culture bretonne, les musiques actuelles, le street-art, etc).

Publication lauréate du Prix de la presse territoriale 2020 dans la catégorie Projet éditorial

Présentation

Fiche d'identité

  • Destination de la publication : externe
  • Périodicité : annuelle
  • Tirage : Entre 8000 et 10 000 ex
  • Année de la création : 2011
  • Année de refonte : 2014
  • Utilisation de dessins de presse : oui
  • Utilisation de la publicité : non
  • Quel est le mode de distribution de la publication ? La distribution s’articule autour d’un réseau classique de diffusion (lieux publics, lieux culturels, etc) + une distribution ciblée en fonction de la thématique du hors-série. Les suppléments thématiques sont également disponibles sur demande.
  • L’impression est-elle certifiée ou labellisée éco-responsable ? oui Labels Imprim’vert et PEFC

Trois caractéristiques principales de la publication

  • Une démarche éditoriale unique en son genre : Aux côtés et en complément de leurs publications régulières (Renens Métropole Magazine et Les Rennais, 2 magazines bimestriels diffusés en alternance, 5 numéros chacun /an), la Ville et la Métropole de Rennes publient chaque année un supplément thématique, constituant année après année une série homogène et cohérente, hautement qualitative (papier de qualité, dos carré-collé, etc.).
    Chaque année, le supplément balaie une thématique, visant à éclairer et contextualiser une politique publique (ex. les arbres en ville), ou à aborder une dimension identitaire fortement ancrée dans le territoire (la culture bretonne, les musiques actuelles, le street-art, etc.). Chaque supplément propose une vision panoramique su sujet abordé : l’idée est que le lecteur, Rennais ou non, dispose à la fin de sa lecture, d’une photographie fidèle sur une politique publique, ou une thématique donnée.
    Année après année, par petites touches, à la manière d’un tableau impressionniste, les suppléments ambitionnent de dresser une sorte de portrait chinois du territoire. Ce récit en creux, souvent sensible, crée une attache affective avec le lecteur.
    Sensibles, poétiques, décalés… Les suppléments thématiques n’hésitent pas à faire des « pas de côté » par rapport à la communication institutionnelle classique, en s’affranchissant des compétences et en ayant recours à des formats ou des angles de vue éditoriaux originaux. Ils savent jouer la légèreté, ce qui n’exclut pas rigueur et sérieux : ex. de l’interview d’une loutre pour interroger l’état de santé de l’espèce dans les environs de Rennes.
    Informatifs, les suppléments se veulent aussi une invitation au voyage et au dépaysement à l’intérieur même du territoire : en jouant le jeu du carnet de bord, ou du récit d’aventure, les hors-série thématiques nous rappellent que l’exotisme, ou le dépaysement, sont souvent à nos portes. En retour, les suppléments n’hésitent pas à aller voir ailleurs pour éclairer le « local ».

  • Liberté de ton, originalité, et pas de côté :
    Les hors-série s’autorisent une grande liberté de ton, tour à tour décalé, poétique, humoristique, mais toujours informatif. Ils empruntent toutes les routes éditoriales, de l’autoroute aux départementales, sans oublier les chemins de traverse.
    Cette liberté et ce décalage permettent de remettre en perspective et à questionner sous un jour nouveau, à grands renforts d’éclairages, de zooms et de dézooms, la parole politique et l’action publique.
    La créativité et l’inventivité sont deux qualités recherchées : dans le domaine photographique, infographique, textuel, mais aussi dans la façon de scénariser les sujets.
    La prépondérance de l’image, considérée non pas comme simple illustration mais comme un objet éditoriale et artistique à part entière.

  • Un modèle économique internalisé :
    Les textes, les photographies, les infographies, et depuis cette année, l’impression sont réalisées en interne. Cette maîtrise des moyens de production permet la réalisation d’ouvrages de qualité : dos carré, quadrichromie… Outre ces qualités techniques, la valeur ajoutée littéraire et artistique du hors-série thématique a sa place dans nos bibliothèques. Une continuité graphique et un esprit de collection se dessinent. Délicate, fine, mais non moins affirmée, la maquette est réalisée par une jeune graphiste indépendante.

Pour le résultat final : par sa liberté de ton, par ses choix éditoriaux parfois surprenants au premier abord, les hors-série thématique nous rappellent qu’une politique publique est par essence complexe, que la vérité n’est jamais noire ou blanche, et que le sens des choses peut varier en fonction de l’endroit d’où on les regarde.

Ligne éditoriale

Le projet éditorial

Depuis 9 ans, les hors-série thématiques de Rennes Métropole et de la Ville de Rennes viennent compléter une gamme de supports déjà riche : deux magazines papiers, un écosystème numérique intégré comprenant un site internet, un pure player et les réseaux sociaux.

Légèrement en surplomb de ces supports « classiques », ces suppléments s’offrent le luxe de prendre le temps (d’une périodicité annuelle, ils sont le résultat d’un reportage au long cours de 6 mois-1 an sur une thématique donnée) ; à l’époque de l’immédiateté et des réseaux sociaux, il s’agit d’une plus-value incontestable.

Les suppléments osent aussi le décalage (légèreté de ton, angles des sujets et formats originaux, iconographie, etc) et invitent de fait à envisager les problématiques sociétales sous un jour nouveau. Un peu électrons libres, un peu impertinents, ils n’hésitent pas par exemple à mettre en lumière le paradoxe apparent d’une collectivité qui promeut le street art tout en luttant contre les dégradations qu’il peut générer. Mais ils n’oublient pas non plus que leur vocation première est d’éclairer en l’expliquant, une politique publique.

Jusqu’à présent, les lecteurs ont pu plonger à pieds joints dans la Vilaine, fleuve objet de réaménagements urbains ambitieux ; ils ont pu faire le mur de street art, écouter les musiques actuelles faire « pop », et grimper dans les arbres actuellement objets de toutes les attentions.

La ligne éditoriale ? Elle se trouve en filigrane de tout ce qui précède : à l’occasion des temps forts imaginés sur le territoire, les hors série thématiques de Rennes et Rennes Métropole prolongent le plaisir et multiplie les angles de vue (économique, historique, culturel, artistique, scientifique, poétique, etc) pour interroger la vitalité et le volontarisme d’une pratique, d’une tendance, ou d’une politique. La vue est imprenable, et l’envie de tomber dans le panorama irrésistible.

Choix graphiques

La maquette et la conception graphique

De même que l’iconographie et la dimension rédactionnelle font l’objet d’une attention particulière, la création graphique est prépondérante dans la réalisation des hors-série thématiques. Il n’est pas inutile de rappeler que l’idée est d’installer un « esprit collection » et que ces ouvrages de qualité ont vocation à être conservés, pourquoi pas dans une bibliothèque.

Depuis 3 numéros (La Vilaine, Les arbres, Les architectures rennaises), c’est une jeune graphiste indépendante qui a la responsabilité d’assurer la conception graphique. Son rôle est bien sûr de créer les conditions d’une lecture confortable. Mais aussi d’apporter une plus-value réelle dans la façon de mettre les sujets en abyme. Si son travail est discret, fin et délicat, il est remarquable dans la mesure où il répond idéalement à la sensibilité et à la tonalité générale des hors-série.

La Une

Prenons l’exemple du dernier hors-série réalisé, et consacré à la politique publique de l’arbre en ville sur le territoire de la ville de Rennes.

L’image : un séquoïa en gros plan, vu en contre plongée. L’image est simple, et en même temps puissante. Elle illustre le sujet dans sa dimension universelle, et la beauté esthétique de l’arbre invite à rentrer dans le hors-série. Les branches foisonnantes symbolisent les multiples façons d’aborder le sujet : économique, écologique, historique et bien sûr poétique et affective, chacun ayant un arbre dans sa vie.

Le titre : « Aux arbres citadins ! » Le jeu de mot rappelle la recherche de légèreté, mais il est en même temps une exhortation, un appel à agir enthousiaste et volontaire. À faire sa révolution…

En résumé, il s’agit un peu d’une Une parfaite puisqu’elle résume en un plan la ligne éditoriale des hors-série.

Fabrication

Moyens financiers

Budget global de la publication sur une année : 8000 €
Estimation du prix d’un numéro par habitant : 0,01 centimes d’euros

Moyens humains

  • La maquette est réalisée : En sous-traitance : l’idée des hors-série est aussi de révéler de jeunes talents graphiques. Certaines maquettes ont par exemple servi de travaux de fin d’étude.
  • La rédaction est réalisée : En interne
  • La mise en page est réalisée : En sous-traitance (même remarque que pour la maquette)
  • Les photographies sont réalisées : Majoritairement en interne.
  • Nombre de personnes mobilisées en interne (en équivalent temps plein) : 1 ETP
  • Intervention d’une (ou plusieurs) agence(s) : Maïwenn Philouze pour la maquette

Évaluation

Une enquête de lectorat ou un dispositif d’évaluation de la publication était envisagé pour 2020, mais les circonstances ont imposé le report.