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Lunel dévoile une nouvelle campagne portée par ses habitants | Cap'Com, Le réseau de la communication publique et territoriale

Lunel dévoile une nouvelle campagne portée par ses habitants

créé le : 
21/09/2017

Présentée comme la capitale du djihad dans les médias depuis le départ d’une vingtaine de ses jeunes vers la Syrie, la ville de Lunel déploie depuis début septembre la campagne « Lunel se dévoile ». Un slogan provocateur associé un dispositif institutionnel et participatif permettant aux habitants de s’exprimer sur leur ville pour restaurer une image tronquée par le prisme médiatique.

Les médias braquent les projecteurs sur Lunel en 2014 après la révélation du départ d’un vingtaine de jeunes Lunellois vers la Syrie et l'Irak pour faire le djihad. Le qualificatif de « Capitale du djihad » colle à la peau de la ville depuis. En cette rentrée, elle fait même l’actualité littéraire malgré elle avec la sortie du livre « Le chaudron français » qui décrypte les raisons de la radicalisation des jeunes de Lunel.

Un slogan volontairement à double sens

Mais en ce mois de septembre, la presse relaie également une autre actualité de la ville : le lancement de la campagne « Lunel se dévoile ». Un slogan au double sens assumé qui prend le contre-pied de la couverture médiatique. « Il nous fallait quelque chose de percutant », explique Christine Bonelli, directrice du service Communication de la mairie de Lunel. « Un voile est tombé sur Lunel qui a offert une image tronquée. Là on lève le voile. » La démarche de communication intervient volontairement à distance du coup de projecteur médiatique. « On ne l'a pas fait trop tôt parce que cela allait être inaudible. ».

« Apporter un autre regard sur Lunel »

Pour contrer le focus stigmatisant des médias sur ces départs, la campagne vise à « donner autre regard sur Lunel, bien différent des idées reçues », explique Claude Arnaud ,le maire de Lunel dans le supplément au quotidien local édité pour l’occasion. « On ne nie pas que ces jeunes soient partis. Mais Lunel, c’est bien autre chose. » ajoute la dircom.
Pour construire la campagne, le service communication de cinq personnes fait appel à un prestataire, L’Agence by Midimédia. « Nous avions besoin de nous appuyer sur une agence. Elle nous a fait des propositions dont celle de "Lunel se dévoile" que l’on a décliné en "mode culture, traditions, art de vivre, réussite"On a tous les arguments derrière pour remplir ces axes de communication. »


Donner la possibilité aux habitants de participer

En parallèle du volet institutionnel, la ville a lancé une opération participative pour dévoiler les atouts de la ville à travers le regard des habitants. Elle a fait fabriquer 500 perches à selfies et a lancé le concours photo #LunelSeDévoile pour inciter ses habitants et commerçants à poster des photos d’eux sur les réseaux sociaux (Facebook ou Instagram). Un site dédié (www.lunelsedevoile.fr) explique la campagne et le jeu concours et agrège les flux des réseaux sociaux concernés. «C’était attendu par la population d’autant que la couverture médiatique était injuste. Les commerçants, les habitants ne le vivaient pas comme cela était présenté dans la presse », explique Christine Bonelli. « Certains ont pris des initiatives, d’autres ne savaient pas trop comment faire. Nous leur avons donné la possibilité de participer. »

Après une présentation de la campagne lors de deux conférences de presse à Nîmes et Montpellier début septembre, une tournée des commerçants et un briefing de quelques jeunes au service jeunesse pour présenter et expliquer la campagne avec les affiches et quelques perches à selfies, c’est lors de la fête des associations le 10 septembre que les deux volets, institutionnel et participatif, sont lancés. Sur le stand dédié à la campagne habillé de kakémonos, une hôtesse distribue des perches à selfies, et un tiré à part de 4 pages. En ligne, le site www.lunelsedevoile.fr, et les pages Facebook et Instagram sont ouverts.

La campagne est déployée pendant tout le mois de septembre en affichage à Lunel et dans les agglomérations montpelliéraine et nîmoise, via des annonces presse et des suppléments encartés dans Midi libre (édition Montpellier, Nîmes et Lunel), et en digital sur le top 100 (les 100 sites qui ont le plus d'audience sur le web) et les applications de Midi Libre (Montpellier, Nîmes et Lunel). Coût de la campagne : 80 000 euros.

La presse a déjà bien relayé la campagne au niveau local et national. La page Facebook enregistre déjà plus de 650 j’aime dont 200 à 300 les premiers jours. La campagne d’affichage a elle aussi déjà produit ses premiers effets. « Les gens de Nîmes et de Montpellier nous disent "On voit Lunel partout" », conclut la dircom.

Auteur: 
Cap'Com