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Citoyens connectés, citoyens contrôlés : quelle opinion publique se construit avec Internet ? - 4e Rencontres nationales communication & technologies nouvelles | Cap'Com

Citoyens connectés, citoyens contrôlés : quelle opinion publique se construit avec Internet ? - 4e Rencontres nationales communication & technologies nouvelles

Internet et TIC
Publié le : 
5 avril 2012

Au niveau mondial comme au niveau local, le Net serait-il devenu un terrain de combat ?

Outil d'influence, de propagande, de mobilisation, d'agression ? Nos idéaux sur la société numérique vacillent-ils ?

Les 4e Rencontres nationales communication et technologies nouvelles vont porter un regard sur les illusions et les promesses du Web. Comment  mieux anticiper le rôle des institutions publiques dans la recherche d'un Internet citoyen soucieux de l'intérêt général.
À Rennes, chaque année, ces Rencontres rassemblent 250 à 300 professionnels de la communication publique, principalement issus des organismes publics et des collectivités locales. Deux jours durant,  ils se forment, échangent sur leurs pratiques et travaillent au renforcement de leur stratégie de communication numérique.

Sommaire :

 

Interventions proposées les 5 et 6 avril 2012 dans le cadre des 4e Rencontres nationales communication et technologies nouvelles à Rennes

Intervenants : Bernard Deljarrie, délégué général de Cap'Com - Franck Confino, directeur de l'agence de communication publique Adverbia, ancien directeur de la communication d'une collectivité territoriale - Philippe Aigrin, l'un des fondateurs de la Quadrature du net, auteur de Cause commune - Stéphanie Wojcik, maître de conférences en sciences de l'information et de la communication, département de communication politique et publique, Université Paris-Est Créteil (UPEC) - Benoît Thieulin, spécialiste du web social. Directeur associé de Netscouade, responsable de la campagne Internet de Ségolène Royal en 2007 - Jean Guisnel, journaliste, spécialiste des questions militaires et de renseignement - Jean-Christophe Gallien, docteur en sciences politiques, professeur associé aux universités de Paris 1 et Paris 13, membre de la SEAP (Society of European Affairs Professionals) - KheOps, membre de Telecomix - Franck Hashas, fondateur et gérant de Bloxx, agence conseil en communication online - Ludovic Bajard, directeur associé de Human to Human, agence de veille en ligne et de stratégies conversationnelles - Simon Chignard, vice-président de la Cantine de Rennes, auteur de l'ouvrage « Open Data, comprendre l'ouverture des données publiques» (Fyp Editions, mars 2012) - Charles Népote, directeur de programme d'action de la Fing - Marc Cervennansky, chef de projet web à la Communauté Urbaine de Bordeaux - Franck Albert, responsable communication de l'Agence d'urbanisme de l'agglomération nantaise (AURAN) - Nicolas Terrassier, directeur général de l' Agence pour le développement durable de la région nazairienne - Emmanuel Vandamme, directeur du pôle numérique de l'ESJ Lille - Jean Abbiateci, data-journaliste rennais - Florence Durand-Tornare, déléguée générale de Ville Internet - Thierry Vedel, chargé de recherche CNRS au CEVIPOF - Jean de Legge , directeur général de l'information et de la communication de la Ville de Rennes et Rennes Métropole

voir aussi : le blog des Rencontres Cap'Com Net

PROGRAMME DES RENCONTRES

DOCUMENTS DE PRÉSENTATION DES INTERVENANTS

La neutralité du net : pour une libre circulation de l'information - Conférence

Réseaux sociaux et campagne électorale - Conférence

Open data : et maintenant ? - atelier

 

Quelle organisation interne pour assurer la gouvernance des outils numériques publics ? - atelier

Comment contribuer à l’e-démocratie locale ? - atelier

Destinations2030 : Saint-Nazaire Agglomération

 

Ma ville demain : inventons la métropole nantaise de 2030

ARTICLES PARUS DANS LA NEWSLETTER CAP'COM

Faire de l'open data un des leviers de l'animation de nos territoires
par Bernadette Kessler

Rennes était au mois d'avril 2010 la première collectivité française à lancer un programme d'ouverture des données publiques. Bernadette Kessler, responsable du service Innovation Numérique Ville de Rennes et Rennes Métropole évoque désormais l'actualité de l'open data et les nouvelles étapes de ce mouvement.

Rennes était au mois d'avril 2010 la première collectivité française à lancer un programme d'ouverture des données publiques. Deux ans plus tard, le site data.rennesmetropole.fr diffuse gratuitement près de 120 jeux de données différents et reste leader de l'ouverture des données publiques en France du fait de la variété des données proposées et de leur contenu : données transports, données géographiques, localisation de tous les équipements publics, données budgétaires (Ville de Rennes) une initiative prise à Rennes dès 2011 et suivie aujourd'hui par seulement deux autres collectivités (CG71 et Ville de Montpellier)

En 2012, Paris, Nantes, Bordeaux, Toulouse, Montpellier, 3 départements (71, 41 et 44) et le portail national data.gouv.fr ont rejoint le mouvement. Et d'autres devraient suivre prochainement comme  Brest, Marseille, Le Havre, le département du Maine et Loire et  les régions Aquitaine et PACA.

Permettre et favoriser la réutilisation gratuite des données publiques est pour tous un enjeu dont l'importance n'échappe à personne alors même, que du fait de la jeunesse même de ce mouvement, il n'est pas aisé d'en mesurer toutes les implications.

Rennes, en tant que ville pionnière a bénéficié d'un impact d'image très important et a su faire la preuve qu'il est possible, à partir des données ouvertes, d'inventer de nouveaux services pratiques pour les habitants, que cela favorise la création de réseaux entreprises/collectivité vivants, que l'on peut stimuler les échanges et la créativité, à défaut de pouvoir, parce qu'il est trop tôt encore, évoquer de véritables retombées économiques.

L'ouverture des données publiques est un mouvement irréversible qui doit aujourd'hui atteindre un public plus large : c'est tout l'enjeu de la data visualisation et du data journalisme. C'est aussi un ferment d'amélioration de la relation entre les habitants et les collectivités et porte un espoir d'une plus grande implication de tous dans l'élaboration des politiques publiques. Ce versant de la problématique d'open data est encore largement à construire : comment faire de l'open data un des leviers de l'animation de nos territoires ?

« Déceler les tendances devrait par nature faire partie du profil de tout communicant numérique »
Entretien avec Marc Cervennansky, chef de projet web à la Communauté Urbaine de Bordeaux.

 

Cap'Com/ Les outils numériques ouvrent les possibilités d'exercer une nouvelle citoyenneté. Mais est-ce que cela a changé fondamentalement la relation citoyens/institutions au niveau local ?

Marc Cervennansky : Oui çà a donné la possibilité aux citoyens de s'exprimer beaucoup plus facilement et rapidement. Les outils numériques se sont démocratisés et sont faciles à utiliser. Une personne qui n'est pas à l'aise à l'oral dans une réunion publique peut faire entendre sa voix sur le web. Elle sera à même d'initier des questions de fond, de développer des argumentaires. Ce qui implique que les élus acceptent cette confrontation. Au quotidien, tout ce qui est service dématérialisé permet de faire gagner du temps, aussi bien aux usagers qu'au personnel des collectivités. La seule limite demeurante est la fracture numérique ; c'est toujours une réalité. Tout le monde n'a pas accès matériellement ou intellectuellement à ces outils.

C'C/  Est-ce qu'une collectivité n'est pas condamnée à courir après le mouvement ? Comment fait-on pour déceler des tendances et anticiper sa stratégie ?

M. C.: Déceler les tendances et anticiper sa stratégie devrait par nature faire partie du profil de tout communicant numérique. C'est un secteur en perpétuelle mutation, et c'est ce qui en fait aussi son intérêt. Il est nécessaire d'être en veille permanente et d'être curieux de tout. Mais il ne faut pas se mentir. Il existe encore un décalage entre ce qu'on souhaiterait mettre en oeuvre et la réalité d'une collectivité territoriale. Si on suit le processus classique de gestion de projet d'une administration avec toutes les étapes de validation, oui nous suivons forcément le mouvement de loin. Et c'est ce qui se passe le plus souvent. L'alternative, c'est d'avancer par petites touches, sans être trop ambitieux. Les outils et services du web 2 permettent justement de mettre en place et d'expérimenter des usages rapidement. Et tant pis si parfois on se trompe ou si ça ne rencontre pas le succès espéré. On avance et on évolue, dans le souci de coller au mieux aux attentes et besoins des habitants. Dans le cadre de la politique fixée par nos élus. A la Cub, nous avons la chance d'avoir un président , Vincent Feltesse, qui est très au fait des usages du numérique.

C'C/ Quelle organisation mettre en place dans une collectivité pour s'adapter à l'instantanéité du web 2  et être le plus réactif possible ?

M. C.: Bâtir des profils de poste où les personnes chargées du numérique (webmaster, community manager, journaliste multimédia, etc..) soient responsabilisés et disposent de suffisamment d'autonomie pour être en contact direct avec les habitants, que ce soit sur les sites internet ou les réseaux sociaux. Ils doivent pouvoir s'exprimer au nom de la collectivité et être sensibilisés aux sujets, qui le cas échéant, nécessitent une discussion et une validation préalable.  Les circuits de validation classiques, comme ils s'appliquent en général pour les publications papier, ne peuvent pas fonctionner sur le web. De fait c'est déjà une réalité depuis longtemps dans beaucoup de collectivités. Le circuit de validation est plus light et rapide... voir parfois inexistant. C'est souvent une question de culture : entre le papier qui est tangible et que l'on a en main et le web qui est immatériel. Ce qui ne change rien au final sur l'impact du média. Cela induit des changements important dans l'organisation des services de communication, des relations avec les cabinets et les élus. Mais cela me paraît incontournable.

C'C/ Et quels sont les projets de la CUB en matière de communication numérique ?

M. C.: Concernant la relation citoyen/institution nous avons un site participatif très actif, avec de nombreuses concertations en ligne : http://participation.lacub.fr . La dernière en date porte sur le Grenelle des mobilités.
Parmi les projets de 2012 : une remise à niveau du portail internet de la Cub, un développement de l'utilisation des réseaux sociaux, des informations sur mobile et plus globalement bâtir un éco-système numérique d'informations et de services à l'échelle de la Cub, qui mixe l'ensemble des médias numériques.

COMPTE-RENDUS DES INTERVENTIONS SUR LE BLOG DES RENCONTRES

INTERVENTIONS EN VERSION AUDIO

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