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À Bayonne, les communicants publics déjà tournés vers le 38e Forum

Publié le : 11 mars 2026 à 15:30
Dernière mise à jour : 19 mars 2026 à 14:44
Par Yves Charmont

Une soixantaine de communicants publics se sont retrouvés mardi 3 mars à Bayonne pour une réunion régionale organisée par Cap’Com avec Pays Basque Agglomération. L’occasion de partager les résultats de l’étude métier « Radioscopie des communicants publics » et d’échanger sur les réalités du métier dans ces territoires. Un rendez-vous riche en discussions… et déjà tourné vers le Forum Cap’Com qui se tiendra à Biarritz en décembre 2026.

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À Technocité, à Bayonne, la rencontre avait des airs de retrouvailles. Communicants publics du Pays basque, des Landes et du Béarn avaient répondu présents pour cette première réunion régionale de l’année. Directeurs et chargés de communication de collectivités, responsables numériques, journalistes territoriaux, communicants hospitaliers ou encore agences partenaires : près de 60 professionnels ont participé à cette soirée d’échanges.
La rencontre a été ouverte par Bénédicte Saint-André, directrice de la communication et de l’information de l’agglomération, puis s’est poursuivie avec un tour d’horizon de l’actualité de la compublique territoriale et la présentation des résultats de l’étude métier « Radioscopie des communicants publics », menée par Cap’Com avec l’institut Occurrence. Un temps d’échange avec la salle a été le point d’orgue de cette réunion, avec, comme pour chaque réunion de ce type, une série de thèmes, attendus ou non !

Évaluer la communication : une question toujours ouverte

Parmi les premières préoccupations exprimées, la question de l’évaluation de la communication publique revient avec cette interrogation : « Je ne sais pas très bien aujourd’hui comment évaluer la communication, en dehors des likes ou des taux d’engagement. Envoyer un communiqué de presse, c’est bien, mais comment mesurer l’impact derrière ? » Un questionnement largement partagé dans l’assemblée. Oui, les clics peuvent être « un trompe-l’œil » car beaucoup d’actions de communication ne se traduisent pas par du numérique. Il a été rappelé que l’évaluation reste un exercice difficile, mais qu’elle devient de plus en plus nécessaire pour démontrer l’utilité de la communication publique (voir le Scan de la compublique française – OCDE).

L’infobésité, un défi quotidien

Autre sujet très concret évoqué : la pression informationnelle qui pèse sur les communicants. Un responsable de la communication hospitalière décrit la réalité de son quotidien : « J’ai une multitude d’informations à communiquer tous les jours. Chaque service veut prendre la parole. Je me retrouve parfois à publier deux ou trois posts dans la même journée. » Un point qui prouve que nous sommes aussi des acteurs de l’infobésité et qui entraînait cette observation : « Nous devons affirmer le rôle du communicant dans la hiérarchisation de l’information. »

Communication interne : un chantier majeur

La communication interne a également suscité de nombreux échanges. Alors que ce territoire se caractérise par un grand nombre de petites collectivités, rassemblées souvent dans des intercos vastes mais morcelées, c’est du côté des collectivités, qui comptent parfois plusieurs milliers d’agents, que la question est arrivée, là où la diversité des publics complique la diffusion de l’information : « Nous avons des agents de routes, des agents de collèges, des agents administratifs… On se demande toujours quel est le meilleur moyen pour que chacun reçoive l’information qui le concerne », explique une participante. Un autre communicant évoque un enjeu stratégique : transformer les agents en ambassadeurs de leur collectivité : « Nous sommes 3 000 agents. Comment peuvent-ils devenir les relais de ce que fait la collectivité ? Ce devraient être les premiers prescripteurs. »

Des enjeux territoriaux bien identifiés

Les échanges ont aussi permis de mettre en lumière les enjeux propres à ces territoires. Notamment la question de l’équilibre entre attractivité et préservation des espaces naturels, particulièrement sensible sur cette partie de la côte atlantique : « Nous sommes des territoires très attractifs, mais il va falloir inventer de nouvelles façons d’habiter et de se déplacer. » La communauté de communes Maremne Adour Côte-Sud (MACS) a présenté la question de la sobriété foncière et de la communication/concertation qu’ils mènent à ce sujet. Les enjeux sont très importants et cela résonne sur tout le littoral, où cette pression sur le coût des terrains est constante, entraînant des contrecoups sur toute la société, créant des tensions multiples. Un sujet qui semble suffisamment pertinent et exemplaire pour bien d’autres territoires pour organiser une visite pro en décembre ! Le tourisme constitue en ligne de mire un autre sujet stratégique : « Notre rôle est de jongler entre l’attractivité et une communication respectueuse des habitants et du territoire. »
D’autres thèmes ont également émergé : sécurité routière, participation citoyenne, ou encore concertation autour des projets d’aménagement.

Un territoire choisi… et fier de l’être

Cette réunion régionale a aussi révélé un attachement fort au territoire. Certains participants avaient fait le déplacement de loin, notamment depuis le nord des Landes, et tous partagent la même impatience : accueillir le réseau Cap’Com sur leurs terres. « C’est un territoire choisi et pas subi. Nous avons la chance d’avoir ici une qualité de vie dont nous avons tous conscience. » À la question de savoir quel message transmettre au reste du réseau Cap’Com sur l’état d’esprit local, une participante répond simplement : « Humain. »

Cap sur Biarritz en décembre 2026

Cette réunion régionale a aussi permis de mesurer l’enthousiasme des communicants locaux à l’idée d’accueillir le 38e Forum Cap’Com, qui se tiendra les 1er, 2 et 3 décembre 2026 à Biarritz. Aux côtés de la communauté d’agglomération Pays basque, plusieurs collectivités du territoire sont déjà mobilisées, parmi lesquelles le département des Pyrénées-Atlantiques, la région Nouvelle-Aquitaine, les villes de Bayonne, Biarritz, Anglet, Hendaye, ou encore les agglomérations de Pau Béarn Pyrénées, Mont-de-Marsan et MACS. Un engagement collectif qui promet un accueil chaleureux pour la 38e édition du Forum.