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La problématique professionnelle des communicants publics du Burkina Faso

Publié le : 3 février 2026 à 17:47
Dernière mise à jour : 5 février 2026 à 10:33
Par Bernard Deljarrie

Les professionnels de la communication gouvernementale du Burkina Faso appelés à constituer « une force redoutable en matière de communication ».  

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« La deuxième session du cadre de concertation entre le Service d'information du gouvernement et les directeurs de communication et des relations presse des ministères s’est tenue en décembre dernier. » Vous pensez spontanément à une rencontre entre les communicants de l’État en France. Il s’agit en fait de la coordination de la communication gouvernementale du Burkina Faso.

Les communicants publics de ce pays d’Afrique de l’Ouest, de près de 25 millions d’habitants, sont appelés à mutualiser les intelligences, les moyens et les expériences « pour constituer une force redoutable en matière de communication » afin de mettre les populations à l'abri de la désinformation et de renforcer la confiance entre les institutions et les populations.

Chaque département ministériel du Burkina Faso peut mener ses propres actions sectorielles mais en travaillant en synergie avec le Service d'information du gouvernement. L’objectif étant de garantir une communication gouvernementale efficace et harmonisée, et d'assurer une meilleure visibilité des actions publiques.

Une communication publique au service du pouvoir

Lors de cette rencontre, le vendredi 12 décembre 2025 à 0uagadougou, le ministre chargé de la communication a appelé à « une communication omniprésente, efficace et capable de rassurer les concitoyens pour accompagner ces transformations majeures en phase avec les idéaux de la RPP (Révolution progressiste populaire) ».

Le gouvernement burkinabè est dirigé par la junte qui a pris le pouvoir lors du coup d’État en 2022. La junte a adopté, le 29 janvier 2026, un décret de dissolution totale de toutes les formations politiques du pays. Le régime, qui se décrit non pas comme une démocratie mais comme souverainiste, anti‑impérialiste et décolonial, a entrepris de centraliser le pouvoir et sa communication.


Photo principale : capture d'écran d'une vidéo du compte Facebook du SIG burkinabè.

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