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Le SIG précise la méthode de la réforme de la communication de l’État

Publié le : 2 mars 2026 à 17:43
Dernière mise à jour : 5 mars 2026 à 15:43
Par Yves Charmont

Dans la période actuelle, les annonces sur la réduction des budgets de communication publique de l'État avaient inquiété, jusque dans les services déconcentrés. Il était nécessaire de redonner certains repères et de maintenir un dialogue entre acteurs de la filière. À ce titre, et dans le cadre d'une seconde rencontre, l'intervention de Michaël Nathan, directeur du SIG, s’est voulue structurante, pédagogique et rassurante : aucune annonce nouvelle, mais une mise en perspective stratégique.

Le Service d'information du gouvernement a réuni le 19 février les fédérations professionnelles du secteur pour faire un point d’étape sur la réforme de la communication de l’État, engagée à la suite du moratoire budgétaire 2025 et de l’instruction du Premier ministre publiée mi-décembre. Si aucune annonce nouvelle n’a été formulée, Michaël Nathan a toutefois clarifié la méthode : 2026 ne sera « pas un moratoire mais une réforme », visant à « dépenser moins en dépensant mieux », avec un objectif de réduction de 300 millions d'euros par rapport à 2024. Trois axes structurent les travaux en cours : mutualisation des fonctions de communication gouvernementale, rationalisation des campagnes de politiques publiques et renforcement de la territorialisation.

Le SIG met en avant un diagnostic partagé : plus de 300 dispositifs média par an, un nombre croissant d’actions conduites en parallèle et un écart persistant entre action publique et perception citoyenne.
Une phase de préfiguration est engagée pour le premier semestre, et le dialogue avec les professionnels (dont Cap’Com) devra se poursuivre au-delà.

Les trois axes de la réforme

Mutualisation

« Mutualisation ne veut pas dire fusionner tout le monde, mais il y a des marges évidentes. »
Réduction des doublons entre ministères (communication gouvernementale) :

  • communiqués,
  • production vidéo,
  • réseaux sociaux,
  • veille.

Rationalisation

Choisir moins d’objets (communication de politiques publiques), mais les massifier.
« Choisir, c’est renoncer. »
Logique de la réforme :

  • moins de campagnes isolées,
  • plus de cohérence annuelle,
  • répétition et mémorisation.

Territorialisation

À partir de l’étude « Ici, tout va bien », constat d’un optimisme local supérieur au pessimisme national.
« Au niveau territorial, les citoyens sont plus optimistes. D’un point de vue de la communication, c’est donc essentiel d’être présent localement. »
La communication territoriale apparaît aujourd’hui comme disposant de moyens plus limités.

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