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Stories : raconter et savoir compter

Publié le : 24 juin 2021 à 06:32
Dernière mise à jour : 7 juillet 2021 à 10:46
Par Marc Cervennansky

Eh oui, je vous parle encore des stories (pour celles et ceux qui me font le plaisir de lire régulièrement mes chroniques). Quoi de neuf depuis la dernière fois ? Alors que ce format narratif est désormais prédominant en termes d’audience, il est temps de ne plus les concevoir au doigt mouillé. Il vous faut analyser un peu plus en détail comment les stories sont visualisées pour affiner votre stratégie de communication.

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Par Marc Cervennansky.
@cervennansky

Non, je ne vais pas vous faire la retape sur l'intérêt de produire des stories, que ce soit sur Instagram ou Facebook, LinkedIn, Snapchat, Twitter. Oui, quasiment tous les réseaux sociaux vous proposent d’exploiter cette fonction, immersive et éphémère.

D'ores et déjà, sur l’écran de votre smartphone, vous faites davantage glisser votre doigt de la droite vers la gauche (mode de consultation horizontal des stories) que de bas en haut (mode de consultation vertical de votre fil d’actualités).

Sur Instagram, si vous jetez un œil sur l’audience de vos stories, vous aurez sans doute remarqué que la portée (nombre de vues) de vos publications peut dépasser celle de vos publications sur le feed (fil d’actualités).

Mais les statistiques ne sont disponibles que sur l’application mobile, ce qui ne rend pas facile leur exploitation. Les chiffres exposés via Facebook Creator sont encore à ce jour trop succincts et incomplets.

Ce qui est à prendre en compte dans l’évaluation du succès de vos stories, c’est le séquencement de vos écrans. Par définition, une story, c’est une histoire. Et une véritable story ne peut se résumer à un écran (ou slide) pour être considérée comme telle.

Il convient donc d’analyser votre audience écran par écran

Selon votre sujet, votre récit sera constitué de trois à sept écrans. Au-delà, vous risquez de perdre la majorité de votre audience, qui est plutôt en mode zapping.

Il convient donc d’analyser votre audience écran par écran et de porter une attention particulière sur sa fluctuation. Ce qui sera important, c’est le taux de complétion atteint. Le taux de quoi ?
Le taux de complétion correspond au nombre de personnes qui ont vu la totalité de vos écrans et ont donc consulté la totalité de votre story. Pour cela, vous divisez le nombre de personnes qui ont visualisé votre dernier écran par le nombre de personnes qui ont vu le premier.

Évidemment, plus les deux nombres seront proches, plus votre taux de complétion sera élevé. Un moyen imparable de vérifier si votre story intéresse vos abonnés jusqu'au bout. Et un bon moyen de repenser la prochaine si ça n’est pas le cas.

Ainsi, en mesurant le taux d’abandon (combien de personnes ont quitté votre story par rapport à l’écran précédent), vous pourrez tenter de comprendre pourquoi votre audience décroche et ce qui l’a poussée à zapper.

Sur l’application mobile, Instagram vous fournit de nombreux autres indicateurs pour vos stories.

  • Précédent (nombre de personnes ayant cliqué sur l’écran précédent)
  • Clics sur le bouton Appeler (si action activée sur votre story)
  • Clics sur le bouton Envoyer un mail (si action activée sur votre story)
  • Sorties (combien ont quitté votre story)
  • Abonnements (abonnement à votre compte pendant le visionnage de la story)
  • Story suivante (combien sont passées à la story suivante)
  • Clics sur Itinéraire (si action activée sur votre story)
  • Impressions (combien de fois ont été vus vos écrans par n personnes)
  • Clics sur un lien (si action activée sur votre story)
  • Suivant (clic sur l’écran suivant sans attendre le défilement automatique)
  • Visites de profil (combien sont allées voir la présentation de votre profil)
  • Couverture (combien de personnes uniques ont vu votre story)
  • Clics sur le bouton Envoyer un texto (si action activée sur votre story)
  • Clics sur le lien du site web (si action activée sur votre story)

Vous disposez donc de données détaillées pour bien évaluer vos publications et votre audience. Y passer un peu de temps, c’est vous en faire gagner à l’avenir pour concevoir des récits efficaces.

Évaluer... et programmer

Ce qui limitait l’industrialisation des stories, c’était l’impossibilité de les préparer à l’avance et de les programmer à la date et à l'heure choisies. Ce qui à la base est assez logique. Inventées par Snapchat, les stories fonctionnent sur le registre de l’instantané et de l’éphémère, et donc de la publication plus ou moins improvisée.

Eh bien c'est fini. Désormais, et c’est tout nouveau, à partir de la plateforme Business Suite de Facebook vous pouvez programmer vos stories pour Facebook et/ou Instagram. Une évolution majeure, mais encore restreinte, la plateforme offrant moins de possibilités que l’appli mobile d’Instagram.

Une affaire à suivre...

Illustration : création à partir de Photofunia.

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