Le Baromètre de la confiance politique 2026 révèle l’attachement au régime démocratique malgré une défiance généralisée
Les Français expriment toujours une attente très forte de nouveaux mécanismes démocratiques reposant sur la participation citoyenne et la décision directe. C’est l’un des constats du Baromètre de la confiance politique 2026.
Le Centre de recherches politiques de Sciences Po (Cevipof) a publié en février la vague 17 de son « Baromètre de la confiance politique ». Peu de bonnes nouvelles dans cette édition si ce n’est de remarquer que l’attachement au régime démocratique reste puissant et mobilise 82 % des répondants. « C’est bien l’inefficacité de la démocratie qui est en cause », explique le Cevipof.
79 % souhaitent un recours plus fréquent au référendum pour décider des lois ou des politiques publiques, 77 % sont favorables à l’organisation de conventions citoyennes, et 79 % souhaitent que les propositions issues de ces conventions fassent ensuite l’objet d’un référendum.
La défiance, signe d’une réponse politique toujours insuffisante
Mais la défiance politique progresse légèrement alors que l’on pensait avoir atteint un niveau particulièrement élevé en 2025, signe d’une réponse politique toujours insuffisante face au malaise démocratique ancré dans la société française.
La situation spécifique de la France : la confiance dans la politique y est deux fois moins élevée
76 % des Français déclarent que la démocratie ne fonctionne pas bien. Ils ne sont que 34 % à avoir confiance dans leur député (– 6 points) et 18 % dans le président de la République (– 5 points). Seul le maire recueille un niveau de confiance d’une majorité des Français (60 %, – 1 point). À noter aussi que 79 % des personnes interrogées sont d’accord pour dire que les collectivités locales (régions, départements, communes) devraient avoir plus de pouvoir face à l'État.
La confiance dans les médias ne se porte pas mieux. Seulement 29 % (– 2 points) des Français accordent leur confiance aux médias et 15 % (– 1 point) aux réseaux sociaux.
Le sentiment de ne pas être pris en considération est généralisé. « Plus de décentralisation, plus de participation citoyenne… Retrouver du concret, du contrôle et de la proximité », conclut le Cevipof.