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Usages de l’IA par les communicants publics locaux : consultez les résultats complets de l’enquête

Publié le : 14 octobre 2026 à 13:17
Dernière mise à jour : 15 octobre 2026 à 16:53
Par Nastassja Korichi

Conduite par l’observatoire Data Publica et Cap’Com auprès d’un échantillon de 219 collectivités et établissements publics locaux, l’enquête sur les usages de l’IA par les communicants du service public local dresse un état des lieux des pratiques, des cas d’usage et des dispositifs d’encadrement du recours à l’IA dans les métiers de la communication publique.

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Les résultats complets ont été présentés le 2 octobre dernier dans le cadre des Rencontres nationales de la communication numérique de Rennes. Ils seront mis en débat le 2 décembre au Forum Cap'Com de Biarritz lors de l'atelier « La communication publique à l'épreuve de l'IA : subir ou reprendre l’initiative ».

L’utilisation de l’IA générative en compublique

Les outils les plus utilisés… en versions gratuites

L’enquête analyse les outils privilégiés par les communicants publics ainsi que les principes éthiques et de confidentialité adoptés par certains organismes. Au total, ce sont 137 cas d’usage recensés. Leur analyse montre que les outils privilégiés par les services communication du secteur public sont essentiellement des solutions répandues sur le marché pour l’éditorial (ChatGPT, Claude, Mistral, Gemini, etc.) et la création visuelle (Adobe AI, Canva AI, etc.). Cette utilisation s’appuie en grande majorité sur les versions gratuites (seules 8 % des organisations financent des licences).

Des apports certains malgré des freins organisationnels, techniques et juridiques

Sans surprise, les résultats de cette enquête mettent en avant les avantages de l’IA pour les professionnels de la communication publique et territoriale :

  • gain de temps, principalement pour le rédactionnel et l’éditorial (87 % des répondants) ;
  • aide à la créativité, à l’inspiration et recherche d’idées (58 % des répondants) ;
  • gain de réactivité et de productivité (34 % des répondants) ;
  • réduction des coûts et des prestations (la réduction globale des coûts est citée par 12 % des répondants et la baisse du recours aux prestataires externes concerne 27 % des cas d’usage de création visuelle) ;
  • enrichissement de la production éditoriale (72 % des répondants) et visuelle (32 % des répondants).

Pour autant, elle souligne les principaux freins rencontrés dans les directions communication du secteur public :

  • manque de formation adaptée (44 % des répondants) ;
  • contraintes budgétaires : les coûts des licences représentent un frein pour 33 % des répondants. Au total, seulement 8 % des répondants financent des licences ;
  • éthique et manque de confiance : 43 % des professionnels expriment de la méfiance ou une forme de réserve quant à l’utilisation de l’IA dans l’exercice de leurs fonctions ;
  • incertitudes juridiques : les interrogations liées aux droits d’auteur et au cadre légal inquiètent (32 % des répondants) ;
  • manque de gouvernance, de cadre d’usage spécifique aux métiers de la communication et d’évaluation de ces usages (80 % des répondants).

Encadrement des usages de l’IA : des démarches engagées, une évaluation à renforcer

Les dispositifs d’encadrement mis en place varient selon qu’il s’agisse d’une démarche globale portée à l’échelle de la collectivité ou bien d’un projet spécifique au sein de la direction communication.

  • Une majorité des collectivités répondantes ont lancé une démarche pour piloter et encadrer le recours à l’IA : chartes internes (94 %), feuille de route stratégique (49 %) ou encore programme de formation (48 %).
  • Mais 80 % des répondants ne disposent d’aucun cadre d’usage spécifique appliqué aux métiers de la communication, et 87 % n’ont mis en place aucun dispositif d’évaluation ni de suivi des usages réels de l’IA en communication.
  • Pour près d’un tiers des répondants, des clauses spécifiques relatives à l’IA sont intégrées dans leurs marchés de manière à encadrer la commande publique. Ces clauses imposent souvent le respect de la confidentialité des données et peuvent même poser des règles strictes de non-recours à l’IA pour certaines prestations (reportages photo par exemple).
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