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Nouveau mandat, nouveaux logos

Publié le : 11 septembre 2026 à 07:33
Dernière mise à jour : 17 septembre 2026 à 14:34
Par Damien Pfister

Voilà six mois que les élections municipales sont passées, et de nouvelles identités visuelles commencent à voir le jour dans les collectivités. Observons les premières tendances et quelques exemples de refonte graphique.

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Par Damien Pfister, directeur de la communication de la ville de Villeparisis, membre du Comité de pilotage de Cap'Com.

Des premières tendances dans les changements d’identité graphique

Ces derniers mois, pas moins de 137 villes ont dévoilé leur nouveau visage graphique. Cette veille – non exhaustive – de début de mandat laisse déjà entrevoir quelques tendances dans l'évolution de leur identité visuelle.

Du logo au blason et vice versa

30 villes qui avaient un logo ont désormais un blason.

Agde (29 900 habitants) adopte une version modernisée de son blason. Mirepoix (3 200 habitants) retrouve son blason historique.

25 villes qui avaient un blason ont désormais un logo.

La Croisille-sur-Briance (700 habitants) et Gabriac (560 habitants) ont remplacé leurs armoiries par un logo.

Des premières identités

19 villes n'avaient ni logo ni blason.

Bessay (460 habitants), Louailles (730 habitants), Saint-Cyr-sur-le-Rhône (1 300 habitants) et Trois-Rivières (1 500 habitants) se sont dotées de leur premier logo.

Le recours à l'IA

8 villes (dont 5 ont moins de 500 habitants – voir les premiers logos ci-dessus) ont « officiellement » utilisé l'IA pour réaliser leur logo ou blason.

Don (1 400 habitants) et Famars (2 500) ont utilisé l'IA pour moderniser leur logo ou blason, Lapan (220 habitants) pour remplacer l'ancien.

La traduction graphique de l'alternance politique

13 villes qui avaient changé de logo/blason sous le mandat précédent ont à nouveau changé suite à une alternance politique.

Retour au logo d'avant 2020 pour Châteaudun (12 800 habitants) à la place de celui de la campagne électorale de l'ancienne majorité adopté par la ville en 2020. La Flèche (15 000 habitants) a remplacé le logo créé par l'ancienne municipalité en 2022.

5 ont fait le choix de « juste » changer la couleur de leur logo.

Le Blanc-Mesnil (62 400 habitants) a changé la couleur et le slogan de son logo. À Corbas (11 300 habitants), le logo est passé du rouge au bleu.

Ces tendances se confirmeront-elles dans les prochains mois ? Nous aurons certainement l'occasion de le vérifier plus en détail. Mais en attendant, petite sélection des rebrandings territoriaux intéressants.

Quelques exemples de refonte post-élections

Saint-Romain-Lachalm (Haute-Loire) - 1 154 habitants

À Saint-Romain-Lachalm, la réflexion sur l'identité visuelle entamée en 2025, avant le scrutin, a abouti au choix, parmi plusieurs propositions, de la création de Thomas Boucon, concepteur designer habitant la commune, rapporte Le Progrès. « Un logo rectangulaire contenant des lignes qui dessinent la silhouette du château local et suggèrent, par leurs courbes, des dénivelés, des cours d’eau ou encore une empreinte digitale, symbole d’une identité et d’un héritage transmis… » remplace donc depuis début mai 2026 celui à la ligne de sapins bleus qui identifiait la ville depuis les années 1980. « Ce nouveau logo s’accompagne du slogan “Terre de souvenirs” et d’une typographie créée spécifiquement pour l’occasion », précise le quotidien.

Mormoiron (Vaucluse) - 1 884 habitants

« Inspiré par le mont Ventoux, notre lac, nos terres d’ocres et nos cultures, ce logo est une composition naturelle et vivante », explique l'Atelier Graphique, qui a réalisé la nouvelle identité graphique du village. Il détaille la signification des couleurs :

  • le vert : la vie, les cultures, les saisons qui rythment notre territoire ;
  • le rouge : le souffle du Ventoux, la chaleur du soleil, la force du vin ;
  • l’ocre : la terre, l’histoire, l’empreinte minérale unique de Mormoiron ;
  • le bleu : le lac, les moments de pause, l’attractivité et le lien qui nous unit.

Le logo adopte « une typographie élégante et affirmée qui puise son caractère dans l’histoire et le patrimoine de Mormoiron, une véritable signature de territoire ».

Petite-Rosselle (Moselle) - 6 171 habitants

« Le logo met en valeur le puits Saint-Charles et son chevalement bleu, repère patrimonial majeur et symbole incontournable du passé minier de la commune. Il évoque également la Rosselle, rivière paisible qui borde la ville et participe pleinement à son identité géographique et paysagère », explique la ville de Petite-Rosselle.

« Ses lignes simples, homogènes et épurées garantissent une excellente lisibilité. Facilement identifiable et reproductible, ce nouveau symbole constitue une signature visuelle moderne, forte et durable.

Poulx (Gard) - 4 348 habitants

Sur son site, la ville de Poulx explique la démarche créative de son logo. « Cela s’est construit autour d’une idée simple : révéler l’identité profonde d’une commune ancrée dans la garrigue, entre tradition, paysage et douceur de vivre. Le logo traduit cette singularité par des formes souples et harmonieuses. Les courbes rappellent les collines, les chemins et les mouvements doux de nos paysages.
Les couleurs choisies s’inspirent directement de la nature méditerranéenne : la terre, la végétation, le soleil et la pierre. Le bleu très foncé a été retenu pour apporter un registre institutionnel et sobre, tandis que les teintes complémentaires, plus proches de la nature, apportent vivacité, fraîcheur et modernité.
Sa silhouette discrète est surmontée de l’ange Bouffarel, détail emblématique qui vient souligner l’unicité de ce clocher et renforcer son caractère singulier. Ce signe patrimonial relie ainsi le passé au présent, dans une écriture contemporaine et accessible. »

Darnétal (Seine-Maritime) - 9 566 habitants

«  Le nouveau visuel cherche à traduire l'énergie de la commune, tout en réaffirmant sa vision d'une ville durable et tournée vers l'avenir :

  • la lettre D stylisée reprend les lignes naturelles et architecturales du territoire ;
  • le bleu symbolise les deux cours d'eau emblématiques de Darnétal, le Robec et l'Aubette ;
  • les nuances de vert évoquent la richesse des espaces naturels et de la vallée, notamment le bois du Rouge ;
  • la courbe fait directement référence au patrimoine architectural (les cinq viaducs et 16 ponts).

Le logo adopte la typographie moderne pour plus de clarté, accompagnée de la mention “Ville de” pour préciser le statut institutionnel. »

Trappes (Yvelines) - 34 689 habitants

« C’est un signe d’ouverture, de fraternité et de diversité, une invitation à l’échange et à la rencontre. Il dit la fierté d’être trappiste et donne le pouvoir aux habitants de la ville en les mettant au cœur de leur identité visuelle. Mais le logo n’est pas seul pour assumer cette mission. Il est accompagné de tout un lexique graphique : les différents personnages que nous avons dessinés, les couleurs, les photos sont conçus pour contribuer à installer un territoire visuel cohérent sur tous les supports de communication. »

Les prochains mois verront à coup sûr fleurir de nouvelles identités visuelles. Et comme lors du précédent mandat, certaines s'imposeront comme une évidence graphique et stratégique, tandis que d'autres feront davantage débat... C'est aussi ce qui fait la richesse et la vitalité de la communication publique ! Une chose est sûre : le design territorial n'a pas fini de se renouveler, entre retours d'expérience, évolutions politiques et innovations.

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