Les humeurs, points de vue et prospectives autour de l'actualité de la communication publique de tous les communicants publics qui ont quelque chose à dire ! Pour envoyer votre contribution, c'est par ici.
Plus ça va, moins ça va ! Décidément, le coronavirus nous fait dire tout et son contraire. Bien sûr qu’il y avait urgence à agir et à réagir devant ce phénomène effrayant qui accable les esprits et nourrit les polémiques, affaiblit les corps et les tue parfois.
Moi-même je suis au bout du rouleau et j’en ai grossi ! Tout avait commencé dans un élan formidable et, notre travail aidant, nous avions atteint un plateau. Mais la descente lors de la prochaine étape sera périlleuse. Des chutes sont possibles. La mienne notamment.
Le nez sur les urgences qui se succèdent depuis deux mois, les communicants publics ont toutefois l’œil sur un horizon plus ou moins lointain, inquiétant ou excitant. Ils regardent vers un espace plus vaste et se préparent… à l’inconnu. Tentative pour poser quelques repères sur ce chemin incertain.
Promis, je ne vous parlerai ni du coronavirus, ni du déconfinement. Enfin, si peu. Les commentateurs patentés et les experts en tout genre, j’en passe et des pires, creusent le fond de la piscine depuis des semaines, preuves à l’appui : des chiffres et des informations évidemment vérifiées. Revues et corrigées le lendemain, voire dans l’heure qui suit.
Avec ce titre, un poil démago, on est sûr d’avoir des lecteurs approbateurs ! Ceux qui sont certains de l’importance et de la reconnaissance de leur rôle et ceux qui, réduits à leur technicité, peuvent en douter. Dans le prolongement du « Manuel de survie du communicant public », proposé par mon voisin de rubrique Youcef Mokhtari, voici un petit mémoire des raisons d’une fierté… mesurée.
Eh oui, je titrais ma précédente chronique « Les réseaux sociaux vont-ils nous sauver la vie ? ». Aujourd’hui je m’interroge sur le risque de les voir nous achever.
Dans cette bataille Covid-19, chaque jour apporte son lot d’inconnu et de surprises. Même si vous êtes impliqué, actif ou encore innovant, il n’en faut pas moins déminer, anticiper les coups et économiser vos munitions. Voici les 10 gestes barrières pour vous protéger.
Jour après jour, la litanie du nombre des morts. Cette macabre arithmétique garde sa violence mais, parce que martelée, elle finit par perdre son sens. La mesure de ces dramatiques données, comptabilité anonyme et non prise en compte de personnes, nous échappe (1). Nous sommes noyés dans un incessant flot d’informations sur l’hypercrise. Il est temps de prendre du recul.
Habitué à pousser au cœur de la mêlée, indiquant le chemin au contact avec son équipe, le manager doit repenser son rôle et sa posture dans la solitude du confinement. Il doit continuer à motiver et relier ses agents pour préserver l’humain grâce au meilleur des outils numériques.
En ces temps compliqués, celles et ceux qui y allaient de leur « Vous allez voir ce que vous allez voir » ont mis la pédale douce. Les discours triomphalistes ne sont pas de mise. L’expression d’une béate autosatisfaction est hors de propos.
Nous vivons une expérience collective, largement commentée. Elle a ses aspects dramatiques. Elle a ses côtés positifs et peut-être également des vertus pédagogiques cachées. Et si nous faisions une expérimentation altruiste ?
« C’est trop tôt pour analyser la communication gouvernementale lors de la crise sanitaire ! » Mais non ! On peut commencer à poser quelques jalons et il n’est pas prématuré de réfléchir.
Chez les communicants comme partout, il y a les optimistes irréductibles. Ils chantent les vertus d’un virus qui aurait réalisé en quelques jours ce dont nous rêverions depuis toujours : taxes et impôts mis au placard, réforme des retraites suspendue, silence retrouvé et pollution en berne…
Nous sommes synchronisés, par le temps de confinement, par les réseaux. Notre présent cellulaire, avec téléphone du même nom, fait de nous une cellule d’un grand tout numérique, un méga-organisme. Mais vivons-nous une expérience si commune que nous ne serions plus qu’une grande éponge ?
Cette parenthèse ouverte dans le temps des élections n’est pas seulement un purgatoire démocratique, c’est un enfer pour certains collègues. Soyons solidaires !
La crise sanitaire qui secoue nos territoires balaie nos repères. Tous ? L’un d’entre eux émerge cependant : le sens du service public, qui relève plus que jamais de la vocation, quel que soit le rôle de chacun. La résistance s’organise dans les collectivités. L’obstacle est de taille, mais regarder vers l’après nous aide à garder la tête haute.
Des complications, des soucis, des inquiétudes, des drames humains, aussi : tels sont les effets de la pandémie. Mais si ce bouleversement de nos vies personnelles, familiales et professionnelles avait aussi des conséquences positives ?
Bon d’accord, c’est sa nature de virus : tombé tout petit dans la marmite de la contagion, il échange à tout va. Plus précisément, il se communique de l’un à l’autre, de vous à nous.
Édouard Philippe déroule la méthodo. Comme un pro. Après avoir fixé les objectifs de communication et calé l’organisation de la communication gouvernementale (voir mon précédent billet en fin d'article), le premier ministre lance la « nouvelle stratégie de marque de l’État ».