Les humeurs, points de vue et prospectives autour de l'actualité de la communication publique de tous les communicants publics qui ont quelque chose à dire ! Pour envoyer votre contribution, c'est par ici.
Jamel Debbouze déclarait récemment lors d’une interview à Konbini (1) que « ce sont les gens qui nous entourent qui nous tirent vers le haut ou qui nous rabaissent ». La remarque vaut éminemment dans le cadre du travail et l’entretien d’évaluation tient une place particulière dans la réalisation de chacun dans ses missions.
Des spécialistes, des essayistes, des penseurs décrivent un futur collapsus économique, écologique et… démocratique ! Mais au-delà des résonances médiatiques dues à certains prophètes bruyants, en réalité, qui intègre ces réalités et agit en conséquence ?
« Comment gérer nos élus qui peuvent être maladroits sur les réseaux sociaux ? » s’inquiète un communicant d’une ville de l’est de la France. « A-t-on le droit de supprimer le commentaire d’un maire ? » s’interroge un autre. Cap'Com a eu beau défricher le terrain sur la communication préélectorale (1), force est de constater que les doutes sur les bonnes pratiques à adopter sur les réseaux sociaux persistent.
« Les sondages, c'est comme la mini-jupe, ça fait rêver, mais ça cache l'essentiel. » Vous connaissez la formule. Mes amies me pardonneront d’avoir exhumé du monde d’avant #MeToo cette saillie attribuée à Alexandre Sanguinetti, sacré bretteur gaulliste, Churchill, Coluche ou l’économiste américain Aaron Levenstein… avec le Bikini.
Où va la communication gouvernementale ? Réponse dans la circulaire qu’Édouard Philippe a envoyée le 14 octobre à ses ministres. On la croirait signée de beaucoup d’entre vous. Jugez-en.
L’incendie de l’usine Lubrizol de Rouen ne restera pas seulement dans les mémoires comme une catastrophe industrielle, environnementale et, peut-être, sanitaire. Il fait également figure d’accident industriel en matière de fonctionnement démocratique et de communication publique.
Est-ce que l’usager, interne ou externe, attend des sites internet ou intranet qu’ils soient différents, originaux, ultra-perfectionnés ? Il veut surtout aujourd’hui des solutions rapides, simples, intuitives… même si ce sont sensiblement les mêmes d’une collectivité à l’autre. Alors pourquoi ne pas lui donner satisfaction, surtout si ça peut coûter moins cher ?
La communication publique verticale a vécu. Dans un système complexe et cacophonique de relations, impliquant l’élu, le communicant et les médias locaux, l’usager est désormais omniprésent et demande des comptes. La parole publique doit aujourd'hui s’appuyer sur une posture d’écoute, d’humilité et de dialogue.
Peur, colère et émotions. Voici les déclencheurs d'engagement et de succès sur les réseaux sociaux. Ce sont aussi les recettes pour favoriser la propagation des fake news, créer du buzz et influencer les comportements des esprits les plus faibles.
Et voilà, c’est reparti pour une nouvelle année ! Quand on rentre de vacances, il y a fatalement un petit moment de flottement où on se demande ce qu’on fout là. Rapidement, on est repris par le flot du quotidien, mais c’est intéressant de s’arrêter sur ce sentiment étrange qui, finalement, nous ramène aux sources de notre engagement professionnel basé sur cette vocation de faire le bien.
Tout au moins j’ai essayé, car loin du bureau c’est le moment de réfléchir aux fondamentaux et d’être observateur, curieux, novateur, expérimentateur… La communication estivale demande finalement pas mal d’expertise !
Je l’avoue. En communication numérique, je suis incompétent. Il n’y a pas grand-chose pour me sauver de la relégation dans le coin des professionnels dépassés. Ma légitimité à parler de Facebook est minuscule. En dix ans, j’ai dû atteindre le total faramineux d’une dizaine de posts. Instinctivement, dès le début, refus, irraisonné mais pas sans raisons, d’être entraîné dans un piège. Je n’en tire ni gloire ni honte. « Maybe you don’t know how to use it », me souffle Mark Z.
C’est un lieu commun de la com de crise. À un certain moment, quand les carottes sont cuites et que la gouvernance tente de reprendre la main en lâchant du lest, la formule toute faite fuse, de façon quasi automatique : « X millions seront débloqués. » Pour faire un effet d’annonce, pour calmer le jeu ou pour changer de pied. Mais d’où viennent ces millions ? Du pays des millions bloqués ? Nous sommes là face à une antipédagogie budgétaire. Un effet pervers puissant et pourtant si souvent convoqué !
Les réseaux sociaux sont installés dans le paysage de la communication publique depuis un moment. Pourtant, il semble que le travail des professionnels du numérique ne soit pas estimé à sa juste valeur. Problème d’égo ou méconnaissance d’élus déconnectés de la réalité ?
Diminuer la voilure n’empêche pas de naviguer, mais de chavirer. Le respect des textes qui restreignent la communication institutionnelle en période électorale ne contraint pas les collectivités locales au silence, mais il empêche l’accident électoral. Il s’agit de trouver la marge de manœuvre… et d’arriver à bon port. L’action des communes et des intercommunalités continue, le mandat des élus se poursuit jusqu’à son terme. Il faut donc choisir la bonne route.
La communication interne est en mutation permanente. Pas seulement parce que ses outils se digitalisent, mais surtout parce qu’elle a vocation à passer d’une transmission d’information à celle du sens du travail, sous la conduite des managers et tout particulièrement de la direction générale.
Après la domination de l’image, le son va-t-il faire son grand retour dans le champ médiatique hyperconnecté ? Le podcast, format pourtant ancien, connaît une nouvelle ferveur, promis semble-t-il à un bel avenir. La communication publique doit-elle s’en emparer ?
La communication exerçant son emprise sans limites, tout le temps, dans tous les domaines ? La communication omniprésente et omnipotente ? Que nenni ! Certains villages d’Astérix, façon XXIe siècle, résistent à son empire.
Élargissons notre horizon ! Une étude de Géraud Lafarge (1), chercheur au Centre nantais de sociologie, nous y invite. Elle porte sur l’entrée dans le métier de journaliste : « Devenir journaliste – L’institutionnalisation d’une profession en temps de crise ». Elle mérite, bien sûr, d’être lue par les responsables des relations presse. Au-delà de ce premier cercle, elle peut aussi susciter d’utiles interrogations de la part de tous ceux qui exercent un métier distinct du journalisme, mais voisin : communicant public.